PUS D SE A VOTRE ©" U CAPE
difiée ne pourra, pendant quelque temps, percevoir d’impres. sion complète que de la partie de ce blanc complémentaire de la couleur qui a fatigué l'organe.
Ainsi, dans cette théorie, lorsque je regarde fixement et pendant long-temps un objet rouge, la partie de la rétine où se peint l’image de l’objet devient moins sensible à Ja lumière rouge; et si je porte alors les yeux sur une surface blanche, ce blanc pouvant être considéré comme composé de rouge et de vert, il est clair que je devrai voir une image dans laquelle prédominera le vert. De même, si la contemplation prolongée d’uu objet violet diminue la sensibilité de la portion affectée de la rétine pour la lumière violette, lorsqu'on portera ensuite les yeux sur une surface blanche, on devra voir une image dont la teinte sera du blanc moins du violet, c’est-à-dire du jaune.
Cette théorie simple et ingénieuse explique parfaitement la plupart des phénomènes relatifs aux couleurs accidentelles de cette classe : ainsi la diminution d’éclat de l’objet coloré, à mesure que la contemplation se prolonge, doit être le résultat immédiat d’une diminution de sensibitité dans l'organe. On conçoit de même que, si les couleurs accidentelles sont l'effet de la fatigue, elles doivent être d’autant plus intenses et plus durables que cette fatigue est plus grande, c’est-à-dire qu’on a contemplé l’objet pendant plus long-temps. La combinaison des couleurs accidentelles entre elles s'explique avec Ja même facilité lorsqu'on observe l'effet de cette combinaison en jetant les yeux sur ne surface blanche : en effet, si j'ai regardé alternativement du violet et de l’orangé ( voy. p. 492, sous le n° 4), couleurs dont le mélange produit le rouge, mon œil sera dans le même état que s’il avait regardé du rouge, et la diminution de sensibilité pour cette couleur doüneradieu, sur une surface blanche, à l’apparition d’une image verte; etc.
Il est cependant des faits importants pour l’explication desquels cette théorie est complétement insuffisante, Ainsi com-
bre!
ment expliquer, dans, cette, hypothèse, la..prodactionudes couleurs accidentelles dans l’obscurité la plus complèté(voya p. 491, sous le n° 2)2 Comment la, simple -insensibilité. de l'organe pour une couleur produirait-elle ;! en absence. fdé toute lumière, la sensation de.la couleur comjplémentaire?44
Cette objection n’est pas la seule. Commentsexpliquers dans la théorie de Scherffer , la combinaison: des couleurs aez cidentelles avec les couleurs réelles (voy..p. 493;$ousilè ne 5)? Si une image accidentelle rouge provient.de:ce que; lasrétine est. devenue moins sensible au vert, lorsque.jeprojettecetté image sur une surface bleue, comment se fait-il que, je.voie da violet ? Eu considérant le vert comme une couleu:.simple, la dimiuution. de sensibilité, pour cette! coulear ne devrait avoir aucun effet lorsque je regarde une autre couleursimple, comme le bleu; et si l’on considère le vert comme formé-de jaune et de bleu , la diminution de sensibilité ponr.ces deux couleurs devrait simplement donner lieu à une teinte noirâtre lorsque je jette lés yeux sur une surface colorée. de, bleu, c’est-à-dire de l’uue d’entre elles; mais dans ancun casilne devraitse produire du violet. Ou pourrait à larigueur attribuer l'effet à ce que les surfaces colorées , tels que des papiers, des étoffes, etc. réfléchissent encore,une certaine quantité de,lu, mière blanche; mais quelques, expériences que:j'ai,tentées..à ce sujet avec des couleurs obtenues au moyen d’un prisme m'ont présenté les mêmes effets, Ainsi,.après avoir regardé fixement un petit cercle, de papier-placé. dans le rayon:roûgé et avoir porté les yeux sur un cercle plus;grand, éclairé ‘par le rayon jaune ,. j'ai vu. parfaitemeut sur celui-ci uné image d'un, beau vert jaunâtre, tandis que, si ma rétine, était simple ment devenue insensible au rouge,, je nlaurais évidemment pu apercevoir qu’une image-noirâtre;, EM
La théorie de Scherffer n’explique pas mieux la marche en apparence irrégulière de décroissement que présentent les images accidentelles (voy: p.491, sous leine:r).
Enfin} je citérai encore ei opposition à cette théorie, le faitsuivanttse
Lorsquejéme presse pendant peu de temps les deux yeux dela manière indiquée dans la note 25, p.526, et que je cesse brusquément lapression', je vois , dans les yeux fermés et couverts; une gratide tache rouge bordée de vert ; maïs, aussitôt que je me découvre les yeux de manière à admettre un pea de lumière äitravers les paupières, ou bien encore si je jette les:yeux sur une surface blanche , ces deux couleurs se changenten' leurs complémentaires : la tache devient verte, et lebord'quil’entouré devient rouge: Cet effet, tout-à-fait analogue à célni qui est décrit p: 494 , sous le n° 7, montre, comme? dans les phénomènes appartenants à la prémière classe de couleurs accidentelles, le changement d’une impression colorée én l'impression de la couleur complémentaire; ét cépendant ici aucune lumière extérieure n’est venue!fatiguer l'organe et le rendré moins sensible à certaines couleurs :ce sont des sensations spontanées de rouge et de rért, qui se changent en sensations de vert et de rouge.
Quant'aux phéiomènes appartenants à la seconde classe dé’couleuts accidentelles s ils ont donné lieu également à un grand nombrelde"théoties différentes, mais qui, pour la plupart, n'ont été imaginées que pour expliquer tel ou tel de ces phénétnènes en'particulier.'Ainsi, les ombres bleues, au lever étau‘couther du soleil;'ont été attribuées à la lumière bleue de l'atmosphère; ainsi encore, pour expliquer les expériences dePrieur de la Côte-d'Or, Laplace imaginait, comme le rapporte Haïüy (1), & qu'il existe dans l'œil unelcertaine dispositionveri vértu’de Jaquelle (en supposant une bande blanche surtun fond rouge)/lés raÿons rouges compris dans la blancheur de Ja petite bande au moment où ils arrivent à cet
Ceÿ
(1) Traité élément \deplirs}, aMédits, 172} p.271:
organe , sont comme attirés:par ceux qui forment la couleur rouge prédominante du fond : eu sorte.que les deux impressions n’en font plus qu’une, et que celle.de. la.couleurivérte se trouve en liberté d'agir comme si elle était seule ».
La théorie la plus généralement admise, théorie dont l’idée a été donnée par Prieur de la Côte-d'Or (1) , est celle qui attribue tous les phénomènes de cette seconde classe au;contraste, c’est-à-dire à une cause morale qui fait ressortir ce que les couleurs mises en présence ont de dissemblable, en:affaiblissant le sentiment de ce qu’elles ont.de commun :ainsi, dans les expériences analogues à celles de Méusnier, Prieur, Smith, un petit objet blanc se détachant sur un fond,coloré, sur un fond rouge par exemple , l’effet du contraste diminue pour nous le sentiment de la partie rouge de ce blanc, pour exalter au contraire celui de la partie complémentaire,ou verte. Dans les expériences de M. Chevreul., si l’on'juxtapose par exemple un objet vert et un objet violet, le cantraste affaiblira le sentiment de la couleur bleue, qui. est commune à ces deux objets, et exaltera au contraire celui du jaune ét du rouge, par lesquels ils diffèrent : le premier de ces deux objets paraîtra donc plus jaune et le second plus rouge, ce qui est d'accord ayec la loi trouvée par M. Chevreul. Enfin, si les objets mis en présence diffèrent en clarté, le contraste exalz tera également cette différence : de là, par.exemple, l'effet du noir et du blanc mis en présence, etc.
Sans nier ici complétement l'influence du, contrasté dans les phénomènes des couleurs accidentelles, je crois cepéndant que cette cause, qui peut les accroître ou.peut-être même les produire dans certains cas, n’est cependant pas celle à laquelle il faut attribuer l’ensemble des phénomènes. Les motifs sur lesquels je fonde mon opinion sont les suivants::
1° Nous verrons bientôt que les phénomènes de la première
(2) Anndeéhims, t51.
classe nerésultént pas d’are influence morale; ils sont dus à une modification physique de l'organe. Cela étant, n’est-il pas infiniment prébable qu’il éh est dé même des phénomènes de la seconde classé; phénomènes dont l’analogie avec ceux de la première est telle:, «cômme’nous l’avons vu, qu'ils én sont pour baïnsi dire la traduction, en substituant l’espace au temps? L),.81
2°*On! pourrait concevoir qu'une cause purement morale modifiât en apparënce une Sensation existante, qu’elle parüût dontier au blanc une naance verte, etc. ; mais il mé paraît bien difficile ‘d'admettre que l'illusion puisse aller jusqu’à créer; danstune obscürité complète, une sensation de lumière quisérait parement imaginaire : or, tel serait le cas des auréoles qui se produisént daus l’expérience citée p. 508, sous le n° 5.
5% Enfin’, dans les expériences de M. Chevreul , l'effet se montrait tout aussi bien quand les deux couleurs juxtaposées n’avaient/pas dé partie commune, par exemple quand on juxtaposait du bleu et du jaune, du vert ct du rouge, etc. Malheureusement on n’apas essayé l'expérience avec des couleurs homogènes; et'les couleurs dont M. Chevreul s’est servi renvoyaientnécessairement une certaine quantité de lumière blanches à liquelle on peut encore, à la rigueur, attribuer un effet de contraste. $
Il existe une autré théorie qui peut $’appliquer à la plapart des phénomènes de cette seconde classe ; et qui a été adoptée par plusieurs physiciens, entre aatres Young (1) et le docteur Siith(2): Elléiconsisté à étendre l'hypothèse d’une modificätiont dans la: sensibilité de la rétine aux phénomènes de la seconderclasse ,-en admettant que ; lorsqu’uné portion de la rétine est soumise à l’action d'ürie couleur quelconque, les
{1) -2 course of lectures on nat. philos. , t. 1, p. 455. (2) Philos. magaz. , oct. 1832, p. 255 et suiw , dans la note;
parties environnantes perdent de leur sensibilité pour cette même couleur : cette théorie attribue donc les phénomènes à une cause physique.
La théorie que je viens d'indiquer est évidemment aussi insuffisante pour l’explication des phénomènes de la seconde classe que celle de Scherffer pour ceux de la premiere, car cette insuffisance repose sur des faits analogues. |
En effet, que deviennent, dans l’hypothèse dont il s’agit, les phénomènes dépendants de la seconde classe qui se produisent dans une complète obscurité, tels que les effets des expériences décrites p. 5o7 et 508 , effets que l’on voit très bien les yeux étaut fermés et parfaitement couverts ?
Comment encore cette théorie expliquera-t-elle la manifestation qui a lieu, dans certains cas, d’une teinte identique à celle de l’objet coloré, à une certaine distance du contour de cet objet ? (Voy. p. 5ob.)
Etc. E
J'ai exposé d’une manière succincte , dans la note précédente et dans celle-ci, les phénomènes principaux relatifs à la persistance des impressions de la rétine et aux couléurs accidentelles , ainsi que les applications que l’on en a faites ; j’ai donné ensaite une idée des théories les plus importantes qui ont été proposées pour les expliquer, et j'ai tâché de faire sentir l'insuffisance de ces théories. Il me reste maintenant à dire quelques mots de mes propres idées sur l’ensemble de ces phénomènes (r).
Je ferai d’abord remarquer, avec Scherffer, qu'il résulte du changement apparent de grandeur dés images accidentelles, lorsqu'on les projette sur des surfaces plus ou moins distantes, que ces images sont dues à une modification physi-
(1) Ces idées ont été développées avec détail dans un Mémoire dont J'ai présenté la première partie à l’Académie de Bruxelles le 12 octobre
que de l’organe. Tel doit être en effet le phénomène produit, si l’on admet qu’une portion déterminée de la rétine éprouveune modification quelconque : car, l’image résultante correspondant à un angle visuel constant, nous devons la croire d'autant plus grande que nous la rapportons à une plus grande distance. On ne voit au contraire aucune raison pour qu’il en soit ainsi dans l'hypothèse d’une cause morale : l’image devrait alors nous paraître toujours de la même grandeur que l’objet auquel nous la comparerions. Maintenant l’analogie doit nous porter, ainsi que je l'ai déjà dit, à regarder de même les couleurs accidentelles de la seconde classe comme dues à une modification physique de l'organe.
Si nous comparons maintenant les impressions accidentelles aux impressions réelles correspondantes, nous verrons bientôt que les premières doivent être regardées comme d’une nature opposée à celle des secoudes. Cette opposition était admise par Jurin, lequel au reste.ne connaissait que les images qui succèdent à la contemplation d’un objet blanc sur un fond noir, ou réciproquement. Darwin l’admet également pour les images colorées, et il se fonde simplement sur ce que la teinte de l’iimage est complémentaire de celle de l’objet. Je pense que l’on peut établir cette opposition sur les preuves suivantes :
1° Elle est évidente pour le cas d’un objet blanc sur un fond noir, ou réciproquement. (Voyez p. 460, el p. 499 sous Je ne 5.)
2° On peut dire, en général , que deux couleurs complémentaires sont opposées, puisque leurs teintes se neutralisent en produisant du blanc; mais, dans le cas d’une impression réelle et de l'impression accidentelle correspondante , cette opposition paraît aller plus loin, et détruire aussi le sentiment de la clarté en produisant du noir. C’est ce que l’on peut conclure de ce qui arrive lorsqu'on projette une image accidentelle sur une surface dont la couleur est complémentaire de Ja sienne. (Voyez p. 495, sous le n° 5.) J'ai fait voir que, dans ce cas, l'image ne paraissait plus que d’un gris foncé, comme
Br si la sensation était en partie détruite en cet endroit de la surface colorée.
5° Tandis que deux couleurs réelles complémentaires produisent du blanc par leur combinaison , deux couleurs accidentelles complémentaires produisent au contraire du noir. (Voy. p. 492, sous le n° 4.)
Ce qui précède étant admis, reprenons l’ensemble des phénomènes qui succèdent à la contemplation des objets colorés, et qui accompagnent cette contemplation. Lorsqu’ane portion de la rétine, après avoir été excitée par la présence d’un objet coloré , est subitement soustraite à cette action , elle regagne peu à peu l’état normal en produisant, pour nous les phénomènes de la persistance de l'impression primitive, et des couleurs accidentelles de la première classe. (Voy. p. 506.)
D'un autre côté , si, tandis que la rétine est soumise à J’action de la lumière colorée, nous examinons les parties de l'organe qui environnent l’espace directement excité, nous voyons que l’on ne retrouve l’état normal qu’à une distance plus ou moins grande du contour de cet espace , et que l’on arrive à cet état normal en passant par les effets de l'irradiation et des couleurs accidentelles de la seconde classe. (Voy. p. boy.)
Ainsi, d’uue part, la persistance de l’impression primitive et les couleurs accidentelles de la première classe constituent le passage de l’état d’excitation d’une portion de la rétine à l’état normal, lorsqu'on envisage ce passage selon le temps.
D'une autre part , l’irradiation et les couleurs accidentelles de la seconde classe constituent Je passage de l’état d’excitation de cette même portion de la rétine à l’état normal, ‘lorsqu'on envisage ce passage selon l’espace.
Maintenant , il résulte du rapprochement que j'ai présenté p. 506, que les passages à l’état normal selon le temps et selon léspace s’effectuent suivant des lois analogues, l’une
d’entre elles n'étant, pour ainsi dire, que la traduction de l’autre, en substituant l’espace au temps.
Tous les phénomènes dont nous nous sommes occupés doivent donc se rattacher à un même principe; nous allons voir qu'ils se lient entre eux de la manière la plus naturelle , et qu'on peut peut les envisager tous comme dépendants d’une simple loi de continuité.
En effet, examinons de plus près le passage à l’état normal selon le temps. Lorsque la rétine est subitement soustraite à l’action des rayons émanés de l’objet coloré, l'etat d’excitation de l'organe persévère d'abord pendant quelque temps en s’affaiblissant , mais sans changer de nature ; et de là résulte la persistauce de l'impression primitive. Mais bientôt cet état de l’organe fait place à un état opposé, d’où résulte l'image accidentelle de l’objet. (Voy. p. 516.) Cette nouvelle sensation atteint bientôt un maximum d'intensité (1), et s’affaiblit ensuite à son tour en présentant ordinairement une marche oscillatoire plus on moins régulière, tantôt se bornant à disparaître et à reparaître successivement , tantôt alternant avec des réapparitions de l'impression primitive. (Voy. p. 497, sous le n° 1.)
Or, comment ue pas voir une analogie frappante entre ces phénomènes et le mouvement d’un corps écarté d’une position d'équilibre stable, et qui y revient par un mouvement oscillatoire? N’est-on pas naturellement conduit par l’ensem-
(1) L'image accidentelle ne se montre pas toujours aussitôt après qu’on a céssé de regarder l’objet cotoré ; il faut souvent attendre quelques in- Stants : dans ce cas, on voit parfaitement l’image atteindre un maximum d'intensité avant de commencer à s’affaiblir, et il en est: de même dans tous ses retours successifs. Dans le cas où l'image se montre de suite, l’analogie doit nous porter à croire que la marche de impression a Jieu de même vers un maximum, mais qu’elle est trop rapide pour que nous puissions la suivre.
ble des phénomènes à admettre que la rétine, ‘écartée de son élat normal par la présence d’un objet coloré, puis subitement abandonnée à elle-même , regagne d’abord rapidement le point de repos; mais qu’entraînée par son mouvement , elle dépasse ce point pour atteindre un état opposé ; et qu’ensuite elle tend de nouveau vers Le point de repos qu’elle n’atteint enfin d’une manière durable qu'après une suite d’oscillations décroissantes?
Si maintenant nous éxaminons sous le même point de vue le passage à l’état normal selon Pespace, nous voyons que l’état d’excitation causé par la lumière émanée de l’objet ne se borné pas à la portion de la rétine directement frappée par cette lumière ; mais que cet état se prolonge, sans changer de nature, jusqu'à une petite distance du contour de cette portion, en produisant le pl'énomène de l’irradiation ; puis, qu’au delà de cette limite se manifeste an état opposé de l’organe , d’où résulte la couleur accidentelle ; et qu'enfin , daus cértains cas, à une distancé plus grande encore, se montre de nouveau, quoique très faible, la couleur de l’objet.
Ainsi, dans ce cas, nous avons des oscillations selon l’espace, au lieu d’oscillations selon le temps , et nous retrouvons la même analogie avec des phénomènes naturels. C'est ainsi que, dans utic surface vibrante , les parties séparées par les lignes nodales se constituent dans des états opposés. C’est ainsi encore que, si l’on considère à un instant donné les ondes excitées à la surface de l’eau par la chute d’une pierre, on trouvé, en s’éloigrant du centre d’excitation, des étatsalternatifs d’élévation ét d’abaissement de moins en moins prononcés:
On'vôit maintenant sous quel point de vue général j'envi: sage l’ensembledes phénomènes qui font l’objet de ces deux notes. On pouvait presque les prévoir d priori. Es effet, en admettant qu’un organé excité vînt à être subitement abandonné à lui-même, on devait regarder comme très peu probable que cet organe se rétrouvât brusquement et d’une ma-
nière discontinue à l’état normal. De même, pendant la darée de l’excitation, on ne pouvait admettre que, le long du contour de l’espace excité, il y eût un passage discontinu de l’état d’excitation à l’état de repos. Mais si l’on s'était demandé, à part tout résultat d'observation, de quelle manière devait s'effectuer le passage graduel à l’état normal, soit selon le temps, soit selon l’espace , il n’y avait guère, en raisonnant d’après l’analogie , que deux hypothèses simples à faire : la première consistait à supposer un décroissement graduel de l’impression, selon le temps ou selon l’espace, sans changement d'état ;. décroissement comparable alors , dans le cas du temps, à ce qui arrive lorsqu'un corps échauffé reprend peu à peu la température extérieure , et, dans le cas de l’espace, à l’état d’un corps échauffé en l’un de ses points, et dans lequel la température va en s’abaissant graduellement à mesure qu’on s'éloigne du point échauffé. L’expérience est évidemment contraire à cette première hypothèse.
Restait alors la seconde hypothèse, à laquelle l’analogie devait également conduire , et qui consistait à admettre que le passage à l’état normal se faisait , selan le temps, par un mouvement d’oscillations en vertu duquel l’impression aurait passé par des états opposés successifs , et, selon l’espace, par un état ondulatoire en vertu duquel la rétine aurait présenté, à partir du contour de l’espace directement excité, des états opposés contigus. Nous avons vu quel est Vaccord de lexpérience avec cette seconde hypothèse.
C’est ici le lieu de rapporter les résultats de quelques expériences que M. Quetelet a bien voula faire avec moi sur le mouvement oscillatoire de l'impression. Voici quelle était notre manière d'opérer. L’un de nous regardait fixement, pendant un nombre déterminé de secondes , un morceau de papier orangé placé sur un fond noir dans un lieu bien éclairé, puis portait aussitôt les yeux sur un mur blanc. Alors il
Bar
indiquait avec le plus de précision possible les instants où l'impression accidentelle atteignait ses maxima successifs d’intensité, tandis que l'autre observateur, muni d’unemontre marquant les demi-secondes, notait aussitôt le temps. L'effet produit dans ces expériences se bornait à des disparitions et réapparitions de l'impression accidentelle, sans retours de l'impression primitive,
Voici maintenant nos résultats : Les nombres expriment les témps écoulés depuis l'instant où l'observateur cessait de regarder l'objet, jusqu’à ceux où l'impression atteignait ses
maxima successifs.
APRÈS AVOIR REGARDÉ L'OBJET oo mm
3° pendant 15”. le pendant 30). 3° pendant 60°. oo, | ||, Effet observé Effet observé Effet observé Effet observé | Effet observé par M: Quételet, par moi. par M. Quételet.||par M. Quételet pal moi. espece css | care 21,5 3,0 27,5 | 21,b 29,7 8 ,9 825,192. 7 8 7639 15,1 16 ,8 16 ,4 11 ,0 23 ,7 23 ,5 25 ;4 14 ;4 15 ,0 55 ,1 19 ,0 45 1 24,7 25 ,0 HET 28 ,0 34 ,0 54,5 45 ,6 48',0 52 ,6 54 ,o0 67 ,9 65 ,5 76 , | 84,5
Ces résultats sont en trop petit nombre pour qu’on puisse en tirer des conclusions'bien certaines. Leur comparaison entre eux me paraît cependant autoriser les remarques suivantes :
20 Si l'on: compare les trois observations faites par
M. Quetelet , et qui représentent les effets produits d’abord après avoir regardé l’objet pendant 15”, puis pendant 3’, et enfin pendant 60”, on verra d’abord , comme on pouvait s’y attendre, que le nombre des oscillations est d'autant plus grand que l’on a regardé l’objet pendant plus long-temps, Ainsi, dans le premier cas, il y a eurquatre apparitions del’image accidentelle , dans le second il y en a eu sept ; et dans le troisième dix. Les deux observations faites par moi conduisent à un résultat analogue : dans le premier cas j'ai observé quatre apparitions, et dans le dernier onze. 2° La comparaison des trois observations de M. Quetelet semble conduire à une conclusion plus remarquable : c’est que, si le temps pendant lequel on a regardé l’objet a de l’influence sur lenombre des oscillations, ilne paraît pas en avoir sensiblement sur-la-durée de chacune. d'entre-elles. Ainsi le premier maximums’est montré, dans les trois cas, après 2”,5 et lestemps aprèslesquels se sont montrés les autres se rapprochent assez pour que les différences puissent être attri- buées aux erreurs des observations.
5° Si. l’on compare les deux premières observations, l’une de M'Quetelet, ét l’autre de moi, on voit que les oscillations ont eu des durées sensiblement égales dans les yeux de chacun: de nous. D’an autre côté, en comparant les deux dernières observations, on voit que, si on les écrivait l’une à côté de l’autre, de manière que le premier maximum observé par M. Quetelet correspondiît au premier maximum observé par moi, et ainsi de suite, on trouverait au contraire dans l’uné’et l’autre série des nombres extrêmement différents: par exemple, le cinquième maximum de la série de M. Quetelet n’a lieu qu'après 54/, tandis que le cinquième maximum de la mienne, lieu après 19/, ete. Il semble donc au premier abord que, si. dans. la première expérience les oscillations ont eu! des durées sensiblement égales: chez M: Quetelet et chez moi, ces durées ont été très différentes dans la dernière expérience. Cependant il est bien probable que
cette discordance n’est qu'apparente : car en écrivant les deux dernières séries comme je l’ai fait ci-dessus, on retrouve encore , en regard, des nombres sensiblement égaux ; et les nombres intercallés s'expliquent de la manière la plus simple, en admettant qu’enire des oscillations d’une durée égale à celles observées par M. Quételet se produisaient chez moi de. petites oscillations accessoires, qui étaient le résultat d’une plus grande sensibilité de mes yeux.
Au reste, nous nous proposons, M. Quetelet et moi, derevenir sur ce sujet intéressant, et d'entreprendre à cet égard des observations suivies.
Je terminerai par quelques mots relatifs à l'expérience du docteur Smith ( voyez p. 5oo , en note). Ce physicien l’explique en admettant que l’œil excité par la lumière de la bougie perd de sa sensibilité pour les rayons rouges, et que, par compensation, la sensibilité de l’autre œil pour ces mêmes rayons se trouve augmentée : de sorte que le premier doit voir la petite bande dé couleur verdâtre, et le second de couleur rougeûtre. Le docteur Smith conclut de cette expérience qu’une action est propagée de l’un des yeux à l’autre par l'intermédiaire des nerfs optiques.
M. Brewster ne partage pas cette opinion (1). Ses exnériences le conduisent à admettre que, lorsque la rétine est fortement excitée par une vive lumière, les parties de l’organe sur lesquelles la lumière ne tombe pas directement perdent de leur sensibilité pour tous les rayons lumineux, mais principalement pour les rayons rouges : de sorte qu'il attribue, comme le docteur Smith, l'apparence verte de l’une des deux images à une diminution de sensibilité pour le rouge ; mais il croit que la couleur rougeâtre de la petite bande vue par œil non excité , n’est autre que la couleur même de la lu-
“) Philos. magaz., sept. 1832, p. 172, et mars 1833, p. 168.
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mière de la bougie, rendue en apparence plus rouge encore par le contraste du vert de l’autre image.
S’il m'est permis de proposer ici une autre explication d’une partie du phénomène, je pense que l’on doit attribuer l'apparence verte de l’image perçue par l’œil excité, à ce qu’une partie de la lumière de Ja bougie traverse les enveloppes de l'œil, et répand sur la rétine une clarté rougeâtre : alors l’image blanche, étant environnée de cette lumière rouge, doit paraître se teindre de la couleur complémentaire verte.
La discussion de ces différentes opinions nous conduirait trop loin. Je citerai cependant ici, en faveur de la mienne, un fait que j'ai constaté par expérience, et que je regarde comme capital : c’est que l’effet se produit encore parfaitement bien lorsqu'on empêche, à l’aide d’un petit obstacle opaque tenu très près de l'œil, la lumière de la bougie de pénétrer par la pupille, en lui permettant toutefois d'éclairer les parties extérieures de l'organe : dans ce cas, l’image de la flammé ne se peint en aucune manière sur la rétine, et cependant les apparences verle et rouge se produisent de même. Je répoudrai aussi à une objection qui semble se présenter d’abord d’elle-même. On pourrait dire, en effet, que la lumière ‘rouge qui traverse les enveloppes de l'œil est disséminée partout, et qu’elle doit se répandre aussi sur l’image de la petite bande, qui devrait par conséquent paraître rougeätre, et non verdätre. Je ne puis mieux faire, à cet égard, que de citer ici un fait analogue, rapporté par M. Gergonne(1). « Les rayons du soleil, dit ce physicien, ne parviennent le matin, l'été, dans une des classes de mathématiques du collége de Montpellier, exposée au levant, qu'après avoir traversé le feuillage des acacias dout la cour est plantée. Quand on entre dans
(1) Voy:le Mémoire déjà cité, p. 296, dans la note.
cette classe, tous les objets intérieurs se présentent sous une teinte verdâtre , qui peu à peu semble s’effacer; mais alors un autre phénomène succède : toutes les traces de craie sur la planche noire semblent se revêtir d’une teinte plus ou moins rosée. » Il est visible que les traces de craie,;tcomme le reste du tableau, sont éclairées par de la lumière verte; cependant elles se teignent de la couleur complémentaire. J. PLATEAU.
22. Sur le rapport des pouvoirs de réflexion et de réfraction (numéro 547).
Das ces derniers temps, sir David Breéwster a présenté, sur les phénomènes dont il est ici question, un nombre con-
sidérable d'expériences importantes, dans son Mémoire sur la
réflexion et la décomposition de la lamière aux surfaces'de séparation de milieux ayant des pouvoirs réfringents égaux ou différents (15 et il en conclut, contrairement à l'opinion de l’auteur de ce traité, que la réflexion n’est pas nulle àla surface de séparation de deux milieux également réfringents : en sorte que les pouvoirs de réflexion et de réfraction sont loin de suivre les mémes lois. De plas , quand on fait varier l'incidence de la lumière, on voit à ces surfaces de séparation apparaître des couleurs périodiques. Ces expériences se font en mettant des prismes de verre en contact avec divers liquides, comme les huiles, où avec dés corps mous dont le pouvoir réfringent diffère peu ou point de celui du verre.
(1) Philos. trans , 1829, p. 187.
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235. Sur l'effet de la compression et de la dilatation de la rétine (numéro 567).
Fe:
Errépétant l'expérience décrite par Newton dans la seizième question, à la fin de son Optique, sur la production de Ja lumière par une faible pression sur le globe de l’œil, on par un coupsur l'œil, si D. Brewsier trouva qu'il était nécessaire de modifier la proposition de Newton que «les couleurs s’évauouissent en une seconde, quand l’œil et le doigt demeurent en repos ». H trouva en effet que les couleurs continuaient tant que durait la pression. Quant à la nature de la lumière produite ainsi dans l'œil, sir D. Brewster.n’a vu que des cercles blancs et noirs, avec une teinte générale rouge provenant de la lumière qui passait à travers la paupière fermée ; aulieu que Newton parle de couleurs semblables à celles des plumes de paon.
Sir D. Brewster établit que , quand on exerce une faible pression, . de manière, à comprimer légèrement la substance pulpeuse de la rétine , il se produit une tache circulaire de lumière incolore, quoique l’œil soit dans une obscurité complète, et n’ait pas été exposé à la lumière depuis plusieurs heures (1). Si l’on reçoit alors de la lumière dans l’œil, on trouve que la partie comprimée de la rétine est plus sensible à cette lumière qu'aucune autre partie, et paraît en conséquence plus lamineuse : il suit delà qu’une légère compression de la rétine augmente sa sensibilité pour la lumière qu’elle recoit, et fait
(1) Reports ofthe british association , p. 551. — 1833.
b27 naître une sensation de lumière, quand l’œil est dans une obscurité absolue.
Si l'on augmente alors la pression , la tache circulaire de lumière devieut graduellement plus sombre, puis devient noire, et se trouve entourée d’un cercle lumineux. En augmentant encore la pression, une tache lumineuse apparaît daus le milieu de la tache ceutrale obscure, avec une autre tache lumineuse diamétralement opposée et sous le point de pression. « En cousidérant l'œil comme une sphère élastique remplie de fluides incompressibles , il est évident qu'un anneau liquide se formera autour du point déprimé par le doigt, et que la pression, du centre vers la circonférence, doit dilater la partie de la rétine placée sous le doigt, et qui était d’abord comprimée, tandis qu'il comprime toutes (les parties de la rétine qui sont en contact ayec l’anneau. Un accroissement de pression éprouve une résistance de la partie opposée de la rétine, et produit ainsi une compression à chacune des ex- U'émités de l’axe de pressiou , laquelle fait naître la tache.de lumière diamétralement opposée, comme aussi la tache lumineuse au nulieu de l’espace noir circulaire. » De là l’auteur conclut que, quand la rétine est dilatée sous l'influence de la lumière, elle, éprouve une cécité absolue ou devient insensible aux impressions lumineuses.
Ces propriétés de la rétine se présestent souvent d’ellesmêmes involontairement, avec différentes modifications, selon l’état de sensibilité de la rétine, en conséquence du mouvemeut du globe de l'œil par ses propres muscles durant l'acte de l’étérnuement , et daus d’autres occasions,
Ï,e; phénomènes décrits précédemment sont ceux produits dans les parties de la rétine qui sont le plus affectées par une pression donnée; mais ou conçoil que celte pression se: propage sur Loute la rétine; ét même, lorsqu'elle est trop faible pour produire une impression lumineuse ; elle peut cepen-dant modifier d’autres impressions d’abord produités sur la rétine. Si, après avoir été dirigé vers le soleil , l'œil voit un
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spectre run rosûlre, une pression sur une autre partie de {a réline fera passer le spectre au vert, et le brun reparaîtra
quarid cessera*la préssion ; si la pression ést dé nature à diminuér la sensibilité de la rétine, elle diminuera où f-ra en tièrement disparaître une faible impression qui avait fait uaître le spectre.
Quand l'œil est pressé par devant, en plaçant le doigt sur la paupière, au-dessus de la cornée, on ne voit pas de spectre lumineux, et sir D. Brewster n’osa pas augméuter la pression de manière à produire une impression sur lé derrière de l'œil. Il mentionne cépendaunt un cas où cet effet fut produit accidentellement. Une personne, dans un chagrin profond, avait été assise pendant quelque temps, la main appuyée sur l’œil : au moment où elle la retira et ouvrit l'œil, une tache noire de la grandeur d’une pièce dé six pence fut aperçue dans l’axe de la vision, La pression des vaisseaux sanguins sur la rétine, dans dés cas particuliers d’indisposition ; produit des masses flottantes de lumière visibles dans l'obscurité : d’abord du bleu pale; puis du vert; puis du jaune, el quelquefois même du rougé} toutes ces Couleurs sont vues occasionellement au
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bord de la masse lamineuse.
Les observations précédentes sur l'influence de la dilatation, en rendant la rétine insensible à la lumière, rendént très
probable que la maladie dans cette membrane, nommée
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amuurose, peut se développer parfois à la suite d’une distension générale du globe de l'œil, provenant d’une surabondauce du fluide qu'il renferme. Si cela était, on pourrait faire cesser la pression en poncturant le globe de l’œil ( quand on peut le faire d’une manière sûre), et én laissant s’écouler une partie de l'humeur aqueuse. L'expérience seule peut déterminer jusqu’à quél point une pareillé opération réussirait quand la maladie est déjà depuis long-temps établie.
Newton et sir D. Bréwster ne paraissent s’étre occupés que des phénomènes produits par la pression exercée sur un seul œil ; mais, quand la pression s’exérce à la fois symétrique-
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ment sur les deux yeux, les apparences lumineuses deviennent bien autrement remarquables; et, ce qu’il y a de particulier, c’est qu’elles affectent une forme régulière qui paraît être la même chez tous les individus.
Si, par exemple, l’on exerce simultanément une pression sur les deux yeux, dans des directions opposées, et qui teudent à séparer les deux globes ou à les rapprocher, on apercevra d’abord une lumière rouge bleuâtre ; puis, au bout de quelques instants, une Inmière d’un blanc jaunâtre. Presqu’en même temps cetté lumière se séparera comme en petits losanges qui se distribueront régulièrement sur un faiscean de droites qui concourent vers un même centre , et qui ne paraissent pas s’écarter de plus de 45%de chaque côté de la perpendiculaire à la droite qui passe par les centres des deux yeux. Ce faisceau de droites ne se montre qu’un instant très conrt, et paraît dégénérer en hyperboles ayant toutes pour axe commun la perpendiculaire dont nous venons de parler, et des foyers communs où viennent se placer deux taches informes etrougeâtres ; ces foyers s’écartent ensuite, etle fond de ce tableau brillant devient très onduleux. Dès que la pression a cessé, ou qu’elle vient à se ralentir, on n’aperçoit plus qu’une tache noire entourée d’une lumière jannâtre, et couverte de petits filaments rouges et jaunes qui s’agitent avec une rapidité très grande, Quand on continue à tenir les yeux couverts, celte tache et le cercle qui l’entoure finissent par prendre une tciute rougeâtre uniforme qui persiste encore très long-temps , et s’étent-graduellement:—…
On voit rarement le phénomène avée toutes les circonstances que nous venons de décrire, parce qu’il faut quelque habitude pour le produire et l'obsérver, et que la pression sur les yeux, qui est assez douloureuse, doit être suffisamment forte ; même, lorsque la pression n’est pas très régulière, le phénomène se modifie assez sensiblement : du reste, il est toujours très facile d’en saisir les principales circonstances.
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24. Sur la quantité de lumière réfléchie par les substances opaques et diaphanes (numéro E9 4 ).
M. Potter, de Smedley-Hail près de Manchester, s’est particulièrement occupé de rechercher le rapport qui existe entre la quantité de lumière incidente et la quantité de lumière réfléchie par les substances de différente nature, En s’occupaut d’abord des corps opaques, il a été conduit à conclure que, si on prend le sinus de incidence de 100 rayons pour abscisse d’un système de coordonnées rectangulaires, l’ordonnée qui représentera les rayons réfléchis appartiendra à une ligne droite , c'est-à-dire que l'intensité de la réflexion est une simple: fonction du sinus d’incidence, et l’on a y — ax +-b. Par exemple, y étant la lumière réfléchie, x le sinus d’incidence de 100 rayons, «a la tangente trigonométrique de 5559.12! et b — 72.5, pour un miroir métallique, le calcul donne les valeurs suivantes :