‹ Traité de la lumière, t.2Chapitre 157 sur 170 · BI = É · texte numérisé non relu

BI = É

La résine fondue ne présente ‘pas la structure CRPRAIRRE k qu’elle se ‘durcisse lentement où par pression.

Le composé de cire ét de résine à parties égales bréene beaucoup de ténaité. Urie Couche mince fondue-et refroidie entre deux verres offre la polarisation‘dans tous les’sens comme la cire d’ abeilles, les axes des particules élémentaires étant tournés daus toutes’les directions. IL est très-opalin, et un corps luminèux vu au travers paraît: entouré d’une lumière nébuleuse. Cette transparence imparfaite provient évidem-” ment de la réflexionet de la réfraction de rayons passant d’une molécule à une autre, ôccasionée par une différence dans le ‘poavoir réfringent des composants, où parle contact impärfait des parties, ou par ces deux causes combinées.

Plusieurs gouttes du mélange fondu fürent couléessur une lame de verre épais, pour former une grosse goulte: Avant qu'il fût refroidi on appliqua sur la goutte-un plan de verre circulaire de 2]5 de pouce de diamètre environ, et on exerça une forte pression verticale sur le ceutre pour obtenir üne lame ‘muice : elle était presque, entièrement transparente ; comime si la pression avait” placé.les parties dans-un contact optique.

Cette lame, exposée à la lumière olavisées présentait un° axe de double réfraction .et offrait les. couleurs -polarisées aussi parfaitement que. plusieurs cristaux du règne minéral. Quand, après avoir séparé les plans de verre, -on-détache quelques : portions de fa matière grasse, on trouvé qu'elles agissent sur la lurnière précisément. comme dès fragments de micâ où d'hydrate de magnésie à un axe , et présentent une force réfriugente d'une intensité égale.

Cette expérience prouve bien que la pression développe Ja. double réfraction de la lame. de matière grasse; mais on ne voit pas si c’est l'effet ‘immédiat de. la pression ou sic’est la même force de. double ‘réfraction qui produit la polàrisation dans tous les sens. Quand la résine se-refroidit d'elle-même dans'ce dérnier état, les axes de double réfraction:sont-toui:

nés dans toutes les directions possibles, et l’on ne,peut supposer qu’une pression dirigée dans üne’seule direction pro= . duise immédiatement l’arrangement de ‘tous lesaxés dans des directions parallèles. La double réfraction de .chaque-partie de la:lame a donc été développée par la force comprimante qui a dû la priver de Ja structure de double réfraction qu'elle possédait. La substitution d’uné double structure-de double réfraction à -une autrt peut s'effectuer facilement dans divers corps. La chaleur ou la pression peuventmême produire cet effet dans plusieurs cristaux réguliers, mais ‘on ne peut détruire nn axe dans-uu cristal à deux axes ni-en produire un dansun cristal à ur seul..Quand la strüciure de-doubleréfraction est produite; par l’endureissement, on: peutla -déiruire entièrement par la pression et la reraplacer par une autre, même d'un caractère opposé; et.quand.elle£est produite par l’action de la vie, comme dans le cristallin des animaux, oupent la détruire éntièremenbpar l'endurcissement ety substituer une nouvelle#structure de double réfraction plns puissante que la première.

Ces faits conduisent à-une explication simple de la causeet des phénomènes généraux de la double réfraction dans:.les cristaux réguliers. Cette propriété n’est pas inhérente. aux molécules elles-mêmes: par exemple, les fragments. de silex u’en jouissent pas dans leux état. de séparation; dans le.tabashéer , quelques opales et la, silice qui a été fondue, iln’y à pas la lus légère trace de stracture'de double. réfraction. Mais quand les parties de la‘silice-en solution se réunissent en raison, de leur attraction mutuelle onde leur polarité, el-; les acquièrent immédiatement, au rhpment de leur réunion ; la propriété de la double réfraction, ‘et la conservent tant qu elles restent dans le même état d’: aggrégation. On peut concevoir facilement ce qui se.passe: il existe en dissolution ou-en fusion un grand nombre de molécules élastiques. qui sont retenes à distance par le fluidé dansun des cas;.e1 par la chaleur dans l’autre; supposons que. par *l’éyapôration

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oufle refroidissement, deûx molécules soient amenées au contact par les, forces où les’ polarités qui. produisent‘ un arfangement-crisiallin"et qu’elles adhèrent fortement; elles Se comprimeront, ét‘présenteront Chécuné un axe dé double réfraction;-dans lés directions dés lignes quai joignént leurs céntres, comme si elles étaient t comprimées par une force extériéuré. M

résulte des phénomèties de cristallisation et de clivage que les molécules des cristaux ont plusieurs axes d'attraction ou-lignes suivant lesquelles Ja cohésion ést plus forte," et dans la direction desquelles elles adhèrent plus où moins. Guidé pariles indications que donnent les hémitropies et supposant'lés molécales”sphériques ou sphérôïdales | on en conclut qu'iliy'a trois axes qui sont à angles droits’ l’un par rapport: a lautré; et relativement à l’äxé géométrique de la formeprimitive: De jcétte manière les phénomènes ‘de la” doubleréfraction sont rapportés aux mêmes axes dé la forme primitive, el peuvént êtré rifouretsement calèulés, Dans les cristaux à un axe, les ‘trois axes sont tels , que deux sont égauxret(ie.même num, tahdis que le troisième, cofrespondahtavéc l'axe"apparent, peut être dé même nom où de nom différeñt. Dans lés cristaux "à déux axes, lés trois axes sont inégaux, et dans Ceux qui ne jouissént pas de la double réfraétion ; les axés sont égaux et se détruisent, *

: Lérrappoñt dé ces deux classes dé faits ést trop remarquable, d'après sir D. B.; pour être accidentel, quand il nr aurait pas"d'aüfres arguments ‘qui téndraieut à l'indiquer. Parmi les cristaäx dont là férme pritnitive est lé.rhomboïde obtus,' il y eu’a qui ont'au age de double réfraction négative, et seulémént un ôù deux qui ont" un axe de double réfraction positivé. La structure: des prémmiérs-peut être produite par Ja compression provénait dés attractions dans la direction de déux'axés rectangles enré eux, qui dilatent lés molécules dans là diréction du tloisième ét le-réndent un axe de double réfactioii négativé, égal en intensité aux deux autres IDais

peut-on supposer Ve xistence d’un ‘troisième.axe d'attraction plus ou moins puissant que les, deux autres , qui produira une dilatation non compensée ,, ou-unwseulaxe de double réfraction négative, dans J’axe du rhomboïde? S'il est plus fort, la compression qu'il produira excédera Ja dilatation ‘des deux angles et produira un axe de compression on de double réfraction positive, comme dans le quartz et la dioptase::

Ces observations s'appliquent aux minéraux qui cristallisent sous forme pyramidale.

Après la rédaction de sonmémoire, sir D.-B. a'eu connaissance de celui de M. Savart sur la structure des: corps crise “tallisés, déterminée par les vibrations sonores. Le curieux résultat de ces expériences, que.l’axe du spath calcaire, axe de double réfraction négative, est l'axe le moins élastique, tandis

que l’axe du quartz, .axe de double réfraction positive , est”

celui de la plus grande élasticité, s’accorde parfaitement avec sa manière de voir.

Les trois axes étant égaux, les trois compressions rectangulaires produites par l’aggrégation des molécules se détruisent réciproquement ; le,corps n’a pas de double réfraction, et donne des clivages également faciles; en effet , ‘jusqu'ici tous les cristaux qui se clivent également daus trois directions rectangulaires ne jouissent pas de la doublé réfraction.

Si les trois axes d'attraction sont inégaux, les différences de densité qu'ils produisent dans les molécules se rapportent à deux angles de double réfraction, dont le plus fort ‘sera négatif on positif, suivant que la compression sera plus ou moins forte que la dilatation, Tous.les cristaux appartenant au système prismatique , où le clivage indique quelles parties adhèrent avec une force inégale dans trois directions, ‘ont toujours deux ou trois axes inégaux de ‘double réfraction, dont. le plus fort est tantôt négatif, tantôt positif.

En admettant que les molécules des corps sontsphériques dans leur état d'isolement et au-delà de leur sphère: d'ac-

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tion mutuelle, ‘cette forme doit chänger en celle de sphéroïdes composés dans les cristaux à double réfraction et les-vues que sir D. B. expose à ce sujet sont, commeil le remarque, confirmées par les expériences de M. Mitscherlich sur l'influence que la chaleur exercé sur les cristaux à double réfraction. Les phénomènes que présentent les flaides sous l’'influénce de la chaleur et de ‘la pression , et ceux des cristaux à double réfraction exposés à l’action des forces . de compression ou de dilatation, s'accordent parfaitement avec ses vues : de sorte que, même sans l'expérience fondamentale que contient son mémoire , sir D. B. est convaincu que l’on ne pourrait s'empécher de conclure que les forcés de double réfräction ne résident pas dans les molécules elles mêmes, mais résultènt immédiatement des forces mécaniques d’après lesquelles les molécules forment des: corps solides.

38. Sur les pouvoirs réfringents de deux nouveaux fluides dans les minéraux { numéro 1118 ).

Sir D, Brewster a fait connaître , dans les Transactions de la société royale d'Édimbourg, tome X, page 407, l'existence de deux nouveaux fluides dans les minéraux, ét a déterminé les réfractions’du premier dans l'améthiste: Il a donné la table suivante des pouvoirs réfringents moindres que ceux de l'eau :

Eau, fa iiante Rat ONE RUE CR S558 Cyanogèné liquéfié par la pression. : .. 4,3 160 Glacekis aus 2h lobes Pme OE D ET, 5000

«S'econd:nouveaufluide de La topaze dans une * cavitéremplie par Fautrenouveau fluide

à:852Fahrasu ». 1 12040 Nouveaurfluidel de Paméthiste à à 85 Fab . + 1,2106 Tabasheer blanc de Nagpore, espèce dure.. 1,1825 Idem, antre-espèce. =: . : . HPOETITAOZ

Nouveau fluide expansible de la topaze ais la même cavité que le second fluide. . . ‘11511 Tabasheer transparent de Vellore, jaumâtlercsinénent amants se 1,FDIT Ethér dilaté environ au tiers de son volamesshyar,et-12089 Jnite 20 6 ES

Sir D. Brewstern’a pas cherché à mesurer lé pouvoir réfringent du nouveau fluide expansible après qu’il a rempli la cavité , ayant observé que l'angle de réfléxion‘totale diminue quand le fluidé se dilate. Il est parfaitement transparent à 60° F., paraît tout-à-fait opaque cuandil remplit un tube, et noir par la chaleur. ( Bulletin des sciences "math. ,

jaillet 1829. ) =

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39. Observations sur la théorie dès couleurs de Newton . (numéro 1145).

Sir D, Brewster x la seconde réunion de l’Association britannique qui a eu lieu à Oxford en 1852, a lu un mémoire sur la théorie de Newton concernant le$couléurs des corps “naturels, théorie qui repose sur les principes suivants :

1: Tout corps réfléchit les rayons de sa propre couleur en plus grande abondance que les autres rayons, et ilprend sa couleur de cet excès dans la ]Jumière réfléchie.

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