‹ Traité de la lumière, t.2Chapitre 164 sur 170 · LEE · texte numérisé non relu

LEE

tités proportionnelles de lumière polarisée différentes dans les deux cas , et dont le rapport vous sera connu par ce qui a été dit précédemment , lequel rapport devra être le même que celui des deux nombres obtenus par la loi du carré du cosinus.

Pour fixer les idées par un exemple, supposons connues, comme plus haut, les deux inclinaisons d’une même pile de plaques qui neutralisent dans un rayon polarisé partiellement des proportions relatives r et 2 de lumière polarisée, et admettons que sous ces deux inclinaisons la pile tournée convenablement ait produit la neutralisation quand les angles de la section principale du cristal placé sur la route du rayon primitivement polarisé avec le plan de polarisation de ce rayon étaient aet b. On en conclut que dans ces deux cas les proportions de lumière polarisée comprises successivement dans le faisceau transmis sont respectivement comme les nombres 1 et 2.

Mais, d'autre part, dans le premier cas, la lumière ordinaire est mesurée par le nombre qui exprime le carré du cosinus de &, et la lumière extraordinaire par l'unité moins ce nombre. Cette dernière quantité retranchée du carré du cosinus donne le nombre qui indique la proportion même de lumière polarisée, puisque la lumière totale est égale à l'unité. Le même calcul pour l'angle b donnera un nombre analogue, et si la loi du carré du cosinus est vraie, le premier de ces nombres sera la moitié du second.

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