‹ Traité de la lumière, t.2Chapitre 22 sur 170 · MERE · texte numérisé non relu

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| 76 primitives 0 ete Ainsi l’intervalle*entre les images deux fois réfractées est double .de celui qui: les séparait à la première réfraction : nous avons trouvé cette méthode extrêmement avantageuse à cause de la dureté du quartz, qui le rend susceptible d’unpoli parfait et durable. à

883. — La propriété de réfraction simple peut étre ‘considérée comme. la limite de celle-de réfraction double , c’està-dire que, dans les cristaux qui la possèdent, les déux rayons sont propagés avec la même vitesse, et par conséquent ne se séparent point, ou, en d’autres termes ; que les.deux images coïncident.. Dans. ce ‘cas on ne-doit pas. s'attendre # ce que la lunïière émergente soit polarisée, puisque les deux faisceaux, étant polarisés à angles droits, forment un rayon'unique qui a tous les caractères-de. la lumière non polarisée. L'expérience confirme ce jugement. La lumière transmise par le spath-fluor, par exemple, n’offre aucune trace de polarisation, du moins quand la surface n’agit que de la manière ordinaire. Nous ne connaissons aucune expérience qui indique jusqu’à quel point l’action des surfaces des cristaux très peu biréfrngents peut modifier les forces polarisatrices , ou plutôt quels effets. ces surfaces peuvent produire sur le rayon qui les traverse? en d’autres termes, jusqu’à quel point l’action d’une pile de lames cristallisées peut différer de celle d’un pile ordinaire (art. 869). Cependant le docteur Brewster a trouvé que lés piles de feuilles de mica. polarisent la lumière par transmission, comme des piles de verre. Le champ est ouvert aux recherches des physiciens.

S VII. — Des couleurs que présentent les lames cristallisées quand on les expose & la lumière polarisée , et des anneaux qui entourent leurs axes: optiques.

Première méthode pour faire paraître les couleurs des lames, cristallisées,

Lame de mica. — La lame cristallisée a deux sections remarquat bles. — Loi des couleurs dues, à l’incidence perpendiculaire. — Cou-

leurs produites dans les deux sections les plus remarquables ; proprié-

tés-distinctives-de ces deux sections. — Seclion principale; elle contient les deux axes optiques ; — caractères propres.à ces axes. — Posi-

tion des axes’ optiques dans le mica. — Anneaux polarisés autour des

axes optiques ; phénomènes qu'ils manifestent, — Principe fondamental des méthodes employées pour observer.les anneaux. — Appareil périscopique ; —’son usage. — Choix à faire parmi les cristaux. —.Du nitre; — méthode de le prépareret de le polir. — Annegux produits

ar le nitre. Situation des axes dans le cristal: — Les anneaux ont fa forme. de lemniscates ; expérience qui.le prouve; — Le paramètre varie en progression arithmétique d’anneau en anneau. — Effèts produits par-des lames d'épaisseurs différentes: — Couleurs des anneaux: — Mesure numérique d’une ligne isochromatique quelconque. — Loi de périodicité, — Transition du nitre à d’autres cristaux dont les axes sont plus écartés: — Expression générale de lateinte polarisée par un cristal quelconque : expérience qui vérifie cette expression. —Cas d’un cristal taillé en forme de sphère: Méthode pour observer les anneaux sous de très grandes obliquités. —Anneaux polatisésdansles cristaux à un seul axe ; exemple familier offert par la glace. — Analogie entre les couleurs des anñeaux polarisés ét celles qui résultent:des interférences: — Distorsion des anneaux. — Couleurs des anneaux dans les cristaux à un seul axe, dans Papophyllite, dans l’hyposulfate de chaux.— Anneaux dont.les couleurs s’écartent de l'échelle de Newton, — Relation entre les diamètres des anneaux et le pouvoir biréfringent. — Dans les cris taux à deux axes chaque couleur-correspond'à un axe opliqué différent.

—, Tous,les axes sout dans le plan de la section principale. — Pôles virtuels ; leurs propriétés. —"Hypothèse sur la formation des anneaux. — Doctrine de Ja dépolarisations Phénomènes desanneaux complémentaires, — Comment on peut voir.les deux espèces d’anneaux sihul-« tanément."— Hypothèse d’un ébangement de polarisation: — Théorie

dela polarisation mobile, — Objection.contre cette théorie. — Appa-

reil de:M. Biot; manière de s’en servir. — Accordentre les formules et l'hypothèse de M. Biot, — Usage du’prisme biréfringent ou dela toûrmaline. — Effet de la rotation du prisme dans sa monture. — Effet

de la rotation des tourmalines. — Teintes produites à uné grande distance des pôles par des lamesttrèsminces. — Phénomènes mamifestés par,une seule lame mince.—"Phénoniènes manifestés par les lames dont Les axes'se croisent.— Cas d'incidence oblique. — Loi des teintes dues à la superposition:de lames semblables.— Loi des teintes produites par

des lames dissemblables. — Actions opposées des lames provenant de cristaux positifs et négatifs. — Loi générale: — Superposition de lames taillées perpendiculairement à leurs axes.— Méthode pour s'assurer si

un métal'est positif ou négatif.

884. — La partie de l'optique :que nous allons traïter est entièrement moderne et même d’origine récente. La première mention des couleurs produites: par des lames .cristallisées a été faite à l'Institut de France en 1811 par M. Arago. Depuis cette époque, les recherchés de ce.savant, du. docteur. Brew-

Le dr rad es ce.

ster, de M. Biot, de Fresnel, deM.Mitscherlich et-d’autres, ont donné à cette théorie un développement considéfàble qui la place au rang des branches de l'optique les plus importantes et. les plus complètes sons le rapport de la théorie. Comme.on pouvait s’y attendre, ilest résulté de la rapidité avec laquelle les découvertes se succédaient, jointe aux émbarras politiques qui rendaient les communications extrêmement difficiles entre la Grande-Bretagne et le continent, qu’üne immense série de résultats a été obtenue des deux côtés dela Manche, séparément et presqu’en même temps, Le véritable philosophe, qui'aime la science pour elle-même, se félicite de pareilles rencontres ; mais celui quines’attache qu’à disculer.les droits de ses compétiteurs pour établir. l’antériorité de ses propres ‘travaux doit nécessairement y trouver un grand nombre de sujets de critique, dont il s’'empresse de s'emparer, et qui deviennent ainsi une source de disputes et dé récriminiations. Ne voyant dans la science qu’un refuge honorable contre les orages et les chagrins de la vié, nous regardous de semblables discussions comme absolument contraires à ses intérêts ét à sa dignité , dès qu’on y est poussé par un.esprit de rivalité et de nationalité malentendue : c’est pourquoi nous éviterons d’y péendre part , préférant exposer le sujetitel qu'il est, eh nous gardant , autant. que possible, de nous en rapporter à des observations douteuses ou à des généralisations trop promptes , qui ont jeté pendant quelque temps une certaine obscuxité sur cette théorie encore imparfaitement'connue. Le but que nous nous proposons, et que nous tôcherous de remplir avec toute la concision compatible avec la clarté, est de ne rapporter que les faits, et les lois générales'qui paraissent assez solidement établies pour ne point avoir à craindre d’être renversées par des découvertes subséquentes, lors même qu’elles ne seraient que des. conséquences d’autres lois plus générales; ce qui serait, du reste, vivement à désirer.

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