‹ Traité de la lumière, t.2Chapitre 21 sur 170 · PR E · texte numérisé non relu

PR E

Soit maïntenant Q'un petit cercle lumineux et incolore d’un degré où deux de diamètre apparent par rapport à l’œil placé en O ‘+ l’interposition des prismes réunis fera paraître deux cercles, l’un'en Q et l’autre en q. Si la lumière incidente n’est pas du/tout polarisée . ces deux images conserve= .ront{exactement la même intensité pendant que le prisme À BGG tournera dans un plan perpendiculaire au rayon visuel. Mais, si cette lumière a la moindre polarité, la rotation du prisme rendra successivement chacune de ces deux images plus brillante que l’autre : comme on les, voit toujours ensemble, la moindre inégalité, et par conséquent le moindre mélange de lumière polarisée, sera facile à reconnaître.

882: — Les prismes dont nous venons de parler sontordinairement de spath d’Islande, à cause‘de la propriété de la double réfraction, que ce minéral possède à un très haut degré; mais, d’un autre côté, il est si tendre et sa structure est si lamellée, qu’il est difficile de lui donner le poli nécessaire, et encore plus de le lui conserver, Nous l'avons remplacé par le quartz et la topaze blanche ; qui ont répondu par faitement à à notre attente:

- La méthode suivante, due’au docteur Wollaston, pour augmenter le pouvoir biréfringent du quartz, est extrêmement utile et ingénieuse. Soient

ABCDabcd, EFGHefgh (fig.155),

les deux moitiés d’un prisme de quartz hexagonal (1), produites par une section parallèlé à deux arêtes. Dans la face vérticale À D d a menons une droite quelconque L K

(1) C’est la forme affectée par ce minéral.

parallèle aux arêtes , et conséquemment à l’axé du prisme (qui ‘est aussi l’axe de double réfr action) , et'joignons C et L, c et K : le plan C L'K c détachera un ‘prisme CLK dcD', ayant pour arêtes réfringentes LK , D d'et C c; toutes parallèles à l’axe. Maintenant , dans l’autre moitié du solide, menons E f et H g, par lesquelles nous ferons passer un plañ qui partägera le polyèdre en deux prismes biréfringents, dont les arêtes E H et fg seront ARRCIEURTE à l’axé de double réfraction. |

Ayant eu soin dé donner à anete © L D du prisme CLKdcD la même ouverture qu'à l’angle qui a pour arête HE dans le prisme HE efgh, on colle'ensemble avec du mastic ou du baume de Canada les surfaces D L K d et H Ee A, de manière que l’arête H E se trouve à l’opposite de Dd, et l’arête he à Topposite de KL. Alors il est évident que les deux prismes doivent agir en sens contraire, puisque leurs sections principales se coupent à angles droits : il ne peut donc se former que deux images , tous les rayons extraordinaires de l’un des prismés éclairant l’image ordinaire de l’autre, et vice versa.

Quant à la duplication de l’écart des images, soit mn une ligne lumineuse, vue au travers de l’un des prismes, dont l’'arête est horizontale et Fr de la face opposée : cette ligne aura deux images , l’une plus élevée -que l’autre. Supposons. qué l’image ordinaire soit la plus réfractée : si l’on interpose alors le second prisme, dont l’arête est au-dessus de la face opposée, les ‘deux images seront réfractées et abaissées ; maïs l’image ordinaire o, naguère la plus élevée, subira une réfraction extraordinaire qui la rendra la moins basse, et prendra là position oe# tandis que l’image extraordinaire é, naguère lamoins élevée, deviendra {a plus basse et viendra en e.0.-La double réfraction et les angles réfringents étant les mêmes dans les deux prismes, il est clair que la ligne € o doit tomber autant au-dessous de mn que 0e au-dessus, c’est-à-dire à une distance égale à celle entre les deux imagés

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