‹ Traité de la lumière, t.2Chapitre 63 sur 170 · EQUES LE · texte numérisé non relu

EQUES LE

caï elles sont positives dans Je sens de la dilatation, ou du côté convexe, et négatives dans le‘sens opposé; c’est-à-dire dn côté concave. Dans une lame de verre‘d’uün poice et demi(anglais)de largeur, 0.28 d'épaisseur et 6 de longueur, le docteur Brewster a développé.7 ordres de couleurs avant que le vérre se rompit. Cette expérience offre un magnifique exemple de l’action des forces de tension et de com pression surles solides, et rendent visible à l’œil l’état.violent dans lequel leurs parties sont tenues. La sagacité du docteur Brewster n’a pas laissé échapper le parti que l’on pouvait tirer de sa découverte, appliquée au but important de s’assurer de la flexion et de la conipression dés diverses parties des ouvragés d'architecture, tés que les ponts de piérre, les constractions en bois de charpente, etc., en assémblant des modèles de verre dela même manière que les matériaux mêmes.

IF est:bon d'observer que les résultats obtenus de cette manièrene sônt concluants que lorsque la charge à Ras excède . beaucoup lé poids des matériaux:

‘1097: — Quandune lame de verre est soumise à plusieurs compressions’et dilatations distinctes en divers sens, le docteur Brewster a trouvé que son action est égale à l’action” combinée de plusieurs lames soumises chacune à une des forces exercées : ainsi un carré de verre comprimé également aux quatré €ôtés n’a aucune action polarisante. :

1092. — Si la pression est appliquée en un point unique on

. plutôten deux points opposés, elle divergera de ces deux points dans toutes les difections vers l'intérieur de la masse; et les lignés d’égale pression, qui sont réellernent les des isochromatiques, auront une forme déterminée ; jusqu’à certéinepoint , par celle dela vis comprimante au point de Con: tactavec le verre, puisque le bout de cette vis détérmine Ja

configuration de la portion de verre sur ee il presse im-

médiatement.

Le docteur Brewster à donnéle figare d’une foule-de courbes produites par une semblable pression en différents points d'un parallélipipède de verre. Le lecteur cuvienx de ‘les connaître les trouvera dans le Mémoire précité, ainsi que plu sieurs apparences d’une grande beauté obtenues par le croisement de bandés dans un état différent de CPE

1095. — M. Biot a observéque, dans certains cas, le verre ténu dans un état de vibration , au moyen d’an archet où au trement, dépolarise la Jumière, c’est-à-dire fait répafaître le faisceau invisible. Ce phénomène est une conséquence néces= saire des compressions et dilatations successives SPROUVÉCS Dar ; les molécules.

1094. — Lorsque’ dés masses de gelée, surtont de colle de poisson , sont pressées entre des plaques, elles acquièrent une ‘action polarisaute. Si on les” dilate en employant des moyens convenables , et qu’en cet état on les fasse sécher et durcir, le caractère-qu’elles acquièrént ainsi est permanént ét survit à la force dilatante. On pent expliquer cette particula= rité, en considérant que les enveloppes darcissent beaucoup plus promptement que l'intérieur, et que, si elles ont acquis une fois la consistance d’un solide, elles sont capables de résister à la contraction subséquente dés parties intérieures ; et de les tenir dans un état d’expansion , lors même que la force dilatante a cessé d'agir. Cette force ne sert qu'à déterminer la figure etles dimensions de l'enveloppe, et, celle-ci ane fois formée et durcie, la substance conserve cette figure sans le secours de la force qui l’a produite. Le pouvoir polarisant de la colle de poisson ; développé de la sorte ,‘est très grand, ét surpaèse même celni de plusieurs cristaux birdftinigents: tels que le béril ; une lame de colle de poisson d’une épaisseur égalé “à 64 polarisant la teinte donnée par une lame d’air dont l'épaisseur est l'unité , et par une lame de béril ; à faces

fi

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