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parallèles. à l'axe, d’une épaisseur —720: Selon le docteur Brewster, il faudrait donner au verre comprimé où dilaté par la même force une épaisseur — 12580 pour obtenir la même teinté.
1095. — N ous allons considérer maintenant les effets passagers d’une température inégale au-dessous du degré où le , verre commence à s’amollir. L’effet immédiat d’un accroisse< ment jou d’un abaissement de température en un point d’une pièce de verre.est-une tension mécanique de toutes les parties ‘environnantes. Lorsque la différence de température est con: sidérable, cette tension est extrêmement violente, et capable de déterminer la rupture des plus gros blocs de verre, comme on peut Pobtenir chaque jour. Comme on sait que la tension seule suffit pour développer une action polarisante , la maxime de philosophie Non plures causas admitti debere , ete., qui défend d'admettre deux causes quand une seule actuellement agissante est capable de produire l’effet-observé , rendrait notre justification difficile si nous prétendions attribuer au calorique une action particulière , indépendante de son ponvoir d’altérer les dimensions de la matière,
1096. — Quand une barre de fer chaud est appliquée le long d’un des côtés d’un parallélipipède de verreexposé à la lumière polarisée que l’on a obtenue par la méthode ordinaire, l'image quiayait disparu revient avecplus ou moins d’intensité en différents points du yerre. Les axes neutres sont lun parallèle et l’autre perpendiculaire au côté chauffé, et les axes dans l’azimuth desquels la teinte polarisée est la plus forte sont inclinés de 45° sur ce côté. En tenant celai-ci dans cet azimuth , le premier effet de la chaleur est de produire une ligne, ou plutôt une éspèce d'onde de lumière blanche du côté chauffé, laquelle avance graduellement sur le verre, précédée d'ane-sonde:sombre et mal terminée. Presqu’au même instapt,
et longtemps avant que l'accroissement de\température dit pu at= teindre l’autre extrémité de la lamé, une onde semblable, mais plus faible, part de cette extrémité ,- en poussant également devant elle une onde sombre: Après un intervalle de temps imperceptible, on voit paraître autour dû centre de la lame une autre ‘frange blanche, mais très pâle , qui avance également vers les deux extrémités en question , en réduisant ainsi lés deux ondes sombres à deux franges noires: Les teintes blanches sont suivies dé teintés d’un ordre inférieur dans. l'échelle des couleurs, têlles que le jaune, le‘rouge;le pourpre, le bleu;ete., jusqu’à ce qu'à la fin l’échellé-entière dés couleurs des lames minces vienne se disposer en quatre séries de franges, parallèles à l'extrémité chauffée et ayant leur origine aux franges noires meñtionnées ci-dessus. D’autres franges latérales se manifestent dans le même temps le long du côté perpendiculaire à celui’ qui est chauffé; de manière qu'il seproduit six séries en tont : deuxevtérieures, c’est-à-dire parallèles au côté chauffé et au dehors des frangés noires; deux éntérieures dans la même direction, mais entre ces franges; ‘et deux terminales le long des côtés latéraux. Le phénomène st représenté en entier fig. 215. Les franges qui bordent lé ‘côté chauffé A°B sont plus nombreuses et plus distinctes que celles du côté opposé; les franges centrales et terminales Sontiles plas: pâles de toutes.
1097: — Comme le verre est un très mauvais conducteur dela chaleur, si l’on élève subitement la température du eôté AB, celui-ci éprouve une dilatation, à laquelle le reste-du verre ne participe point : par conséquent; stla couchedé molécules A B était détachéeidu resté du carré; elle s’allongerait à ses deux extrémités au-delà des côtés A G;, D B. Lorsque la chaleur de cette coucheise communique à la couche voisine , celle-ci tend également.à s’allonger, mais avéc moins d’énergie; de manière qu'après un long espace de, temps employé
ar la chaleur pour arriver à l'extrémité la plus reculée du
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verre, la limite extrême prendrait la forme a CD b,, les lignes aC, bD, étant certaines courbes dépendantes de la loi de propagation et du temps écoulé. Voilà -ce qui arriveraït si la lame.de.vérre était composée de couches discontinues qui se dilatassent chacune indépendamment des. autres. D'ailleurs en regardant ces couches comme infiniment minces, la température et la tension seraient uniformes dans chacune d’elles, et il n'y aurait.point d'action polarisante ; mais le cas.est tout différent en réalité.. Chaque couche ést indissolublement liée dans toute son étendue avec les couches adjacentes, etne peut ui se dilater nise contracter sans forcer celles-ci à participer à son changement de dimension :/deux conches adjacentes doivent donc se dilater en. vertu d’un changement commun de température ; mais, quand l’une est plus chaude que l’autre, la première sedilate moins et la seconde plusque si elles étaient indépendantes. Or la tension produite. de cette manière dans une-couche quelconque-n’est pas limitée par le pouvoir conducteur du milieu , comme Je calorique auquel elle est due; mais elle se propage instantanément avec une énergie décroissante parmi les couches infériéures., en vertu de l’action mutuelle des molécules.
1098. — La recherche générale de l’état actuel de tension d’une molécule quelconque en un instant quelconque: offre assez de difficultés, parce que ce problème dépend à la fois des lois,de la propagation lente de la chaleur, et du changement de figure iristantané, mais variable, nécessaire à l’établissement d’un équilibre momentané parmi les molécules à . l'instant donné. Sans-chercher à analyser minutieusement les elfets de ce changement de figure, nous nous contenterons de donner une idée générale de la manière dont ils ont lieu.
Coucevons.que la couche AB ba (fig. 214), adjatente au bord A B, soit dilatée par la chaleur, tandis que le reste da verre-conserve sa température, primitive. Si cette couche pouvait éprouver une expansion isolée, ses-limites A a, Bb,
se: jetteraient. au-delà des bords Gx, D 6. Si nous regardons deux couches terminales CAEG,DBF H , comme détachées de la partie intérieure CD £«, et suseptibles d'être mues librement par la force appliquée à leurs extrémités A., B, la dilatation de la partie À B b a leur donnera la position représentée par la figure, tournant autour de Cet de D comme sur des points d’appui, et laissant vides les intervalles triangulaires C a «, D b B : de manière que dans ce cas ibn "y au: ra aucune tension dans le système. Mais la cohésion du verre empêche la formation de ces vides, et les barres ou leviers CAEG,DBFH, ne peuvent se mouvoir dans celte situation sans entraîner et, par conséquent, sans distendre les couches de CD £ x. Soit P Q une de ces dernières, distendue vers pq: son élasticité tendra à rapprocher les barres C À E Get BDH F,.et produira pour premier effet une pression sur les points d'appui C, D, tendante à réunir ces points et réduisant la couche CD à un état de compression. Son deuxième effet sera de produire aussi une pression sur À a, Bb, ou une résistance à la dilatati ë À B b a doit naturellement éprouver par suite, de l’é lévation de température : elle doit donc tendre à comprimer les couches-de A B b 4 , et à les réduire à une longueur moindre que celle qui serait ri par leur
échauffement ;ou , en d’autres termes. elle doit, tendre à à les amener à un état. de compression tés Entroisième lieu, la,
tension de p q étant supportée en C, Det A, B,son effet sera de fléchir les leviers ACGE, BDITEF, en les rendant concayes enGE, HF, et convexes en CA, DB; ce qui doit distendre les lignés GA, D B, et comprimer les couches adjacentes àEG, HF.
1099. — On voit par ce raisonnement qu’en vertu de ces
diverses tensions le. verre ,doit préndre une figure concaye:
vers les bords, surtout aux bords latéraux À C, DB , comme dans!la fig, 215. L'état de tensionsde ses diverses parties sera tel que le représente cette figure, tous les bords étani-com-
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