CRISTAUX À DEUX AXES
Nitre .
Anhydrite (angle entre les axes — — 450481).
Mica (angle entre les axes — 45°)
Sulfate de baryte . .
Heulandite (blanche, angle entre les axes CR VAE CHA CELA ERA METRE PAIE
1127. Les phénomènes de la réfraction, de la réflexion et de la polarisation , ne servent pas seulement à faire reconnaître les substances en gros , à l’aide de tables semblables à la précédente ; ils font encore découvrir des particularités de structure propres à certains échantillons on à certaines espèces, qui auraient échappé à l'observation sans leur $ecours. La structure singulière de l’améthyste a déjà été expli-
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quée , et l’on pourrait citer une foule de cas d’hémitropisme dans lesquels la lumière polarisée rend évidente la juxtaposition des parties. Les cas les plus curieux et les plus intéressants sont néanmoins ceux dans lesquels les parties juxtaposées sont combinées de manière à former un tout régulier et à produire l’apparence d’un pseudo-cristal, par leur symétrie. On en trouve des exemples dans le nitre, arragonite, la topaze, l’apophyllite, le sulfate de potasse, l’analcime, l’harmotome,, etc. ,
1128. — La forme ordinaire des cristaux du nitre, quand ils sont grands et bien développés, est le prisme hexagonal régulier. Mais une section de ce prisme, perpendiculaire à l’axe, se compose très souvent de deux parties, ou d’un plus grand nombre; dans lesquelles les méridiens optiques sont inclinés à 6o° l’un sur l’autre. Le plan de division coupe quelquefois une des faces latérales du prisme, sans qu'aucune marque extérieure annonce la solution de continuité; de manière que , sans le secours de la lumière polarisée, cette diversité de structure ne saurait être remarquée. Les propriétés de l’arras gonite sont, à cet égard, tout-à-fait analogues à celles da nitre.
1129. — Si l’on examine à la lumière polarisée uné lame de topaze du Brésil taillée à angles droits par rapport à l’axe du prisme rhomboïque, qui est sa forme primitive, on la trouvera quelquefois cousister en un rhombe central entouré d’an bord dans lequel les méridiens optiques des côtés alternes : sont inclinés à + d’angle droit sur celui du compartiment central , et à = angle droit l'un sur l’autre. En conséquence, lorsqu'on tient une telle lame rhomboïque en sorte que sa plus grande diagonale se trouve dans le plan de polarisation primitive, deux cotés opposés du bord paraissent lamiueux et les deux autres sombres, tandis que le compartiment central brille d’un éclat intermédiaire. D’autres échantillons
offrent les phénomènes du dichroïsme dans le compartiment central, tandis que le bord'est incolore dans toutes les posi-
tions.
1150. — C'est dans la variété de l’apophyllite que le docteur Brewster a nomméetessélite que ce phénomène d’un cristal qui semble entouré d’un autre cristal se manifeste avec le plus de régularité. Dans une des variétés de cette substance siugulière, dont la forme est le prisme rectangulaire à sommets aplatis , des tranches prises sur chaque sommet offraient une structure uniforme. Mais, celles-ci une fois détachées, chaque tranche subséquente consistait en un bord rectangulire qui ne renfermait pas moins de neuf compartiments, arrangés comme dans la figure 225 , et séparés du bord.et entre eux par des traits déliés. Chacun de ces compartiments avait une structure cristallographique différente et polarisaït des teintes particulières, la loi de symétrie étant toujours observée. Dans quelques échantillons, les espaces triangulaires p gr s mauquaient, tandis que dans d’autres ils paraissaient consister en deux portions séparées par une prolongation imaginaire de la droite qui joint leurs angles obtus au losange central.
Les lames terminales, le losange au centre et les bandes étroites qui séparent Îles compartiments , appartiennent à la variété à un seul axe, que nous avons nommée leucocyclite à cause de la blancheur de ses anneaux. Les bandes en question sont des sections de feuilletson-lames minces parallèles à l'axe du cristal et qui se trouvent sur toute sa longueur. Les rectaugles R V, ST, à l'exception des parties occupées parle losange et les cloisons appartiennent à un milieu ayant deux aves dont l’inclinaison mutuelle est de 34° et un méridien optique parallèle à l’axe du prisme qui passe par les diagonales RV, ST de ces rectangles. Les autres rectangles sont formés d’une matière semblable; mais dont le méridien optique est perpendiculaire an précédent et passe par les diagonales RT, S V..