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d'un microscope d'Amici qui amplifrait au-delà de trois mille ‘fois le diamètre des objets, sans soupçonnér aucune. ment que nous fussions près d’apercevoir les molécules primitives du corps: Il paraît plutôt que Newton regarde lès molécules colorifiques comme des groupes divisibles d’atomes plus subtils et plus denses que les autres, ces groupes pouvant se partager eux-mêmes jusqu’à ce qu'ils atteignent le dernier degré et deviennent indivisibles. M. Biot a donné un résumé cu-
rieux et pour ainsi dire pittoresque de la doctrine de MAT dans son Traité de physique.
$ XV. — Des rayons calorifiques et chimiques du
mes solaire.
Découyertes.de Schéele ; de. W. ae de Ritter. — Rayons caloriques , lumineux et chimiques ; ils suivent tous les mêmes lois optiques, — Les rayôns chimiques interfèrent comme les rayons lumi= neux. — Observations de Wollaston sur le gaïac, — Effets de la lumière sur le verre pourpre. — Autres effets:de la lumière solaire.
1146. — On a observé depuis long-temps l'influence singalière que la lumière exerce sur les couleurs des corps, en les rendant ‘tantôt plus claires , tantôt plus foncées, n même lorsqu'on les a soustraites à l’action de l’air. !
Les sels et oxides métalliques ,' surtout ceux d'argent, noircissent -promptement et lorsqu'ils sont exposés directement aux rayons solaires ou méme à la lumière, ordinaire d’un beau jour, Pendant:long-temps on ne rechercha point si ces effets étaient dus à la chaleur des rayons ou à quelque autre éause. Le premier pas fut fait par Scheële, qui reconnut que le muriate d'argent noircit davantage aux rayons violets qu’à tous les autres (Traité de l’air et du feu, $ 66). D'un autre côté, lés expériences de W. Herschel sur le pouvoir calorifique des divers rayons prismatiques prouvèrent sufisamment que les rayons les plus réfrangibles possèdent très peu de pouvoir
calorifique ; l’échauffement étant à son maximum sous l'influence des rayons rouges extrêmes, et s'étendant même beaucoup au-delà des limites du spectre dans cette direction. Cette découverte remarquable, qui établit l'indépendance des effets calorifiques et éclairants des rayons solaires , a conduit le professeur Ritter, à Iéna, en 1801, à examiner si cette extension au-delà des limites du spectre visible n'aurait pas lieu pour les rayons chimiques ou désoxidés: Il reconnut qu’en exposant du muriate d’argent eu divers points au dedans'et au: dehors du spectre, l'effet maximum avait lieu hors des rayons violets visibles , l’action étant plus faible dans le violet même, moindre encore dans le bleu, et diminuant avecune grande rapidité à mesgre qu’on approche de la partie la moins réfrangible. Le docteur Wollaston était parvenu de son côté à la même conclusion. ;
1147.— Les rayons solaires possèdent donc au moins trois pouvoirs distincts : d’échauffer, d'éclairer, et d'effectuer des combinaisons ou décompositions chimiques. Ces pouvoirs sont partagés entre les rayons inégalement réfrangibles ; de‘manière à prouver qu’ilssont indépendants entre eux. Des expériences plus récentes feraient croire qu'ils sont encore doués d’une vertu magnétique. Sans révoquer en doute l’exactitade de ces dernières observations , qu’il nous soït permis d’exprimer le vœu que des recherches nouvelles expliquent pourquoi dans un grand nombre de cas’il me s’est manifesté aucun des effets annoncés:
1148: — D'après les expériences de Bérard; il paraît que les rayons calorifiques sont soumis aux lois de la polarisation et de la double réfraction aussi bien que les rayons lumineux. Quant à la loi des interférences , il: faudrait des expériences bien délicates pour décider si elle a également lieu. On ne rencontre pas la même difficulté pour les rayons chimiques : polarisés ou non, ils se comportent de la même maniere, sous
Sr Ne.
le rapport de J'interférence, que, le, feraient des, rayons: lumiineux.,
Ce. fail a.été constaté parle Hociemt Young ;*etensuite par M,Arago, qui,a employé des moyens, plus précis. .Une-sériè de, frangés formées par l’interférence.de deux faisceaux solai-, rés, ayant une origine commune ,, furent projelées.coñstam= ent,et pendant un long temps, sur, le: même endroit.d'une feuille de papier frottéé;avec du muriate d'argent :10n1vit alors se-former une,série de lignes-noïres séparées par des intervalles plus petits que. ceux des franges obscures et des ffan+ ges. Jamineuses produites par do da Hyuia violette’ homo-- Sènesovs laura
ion s si 1e 4 G .
14349: Le; docteur Wollaston, aÿant-observé que la goimme de gaïac tourne au vert quant elle.est exposée à l'air et à la lumière solaire, prit deux morceaux de papier colorés avec celte gomme, dissonte,dans l’alcool. et exposa l’un au soleil et à. l'air, et: l'aatre à à: l'air dans d’obseurité : le premier tourna sensiblement au vert.en cinq minutes et le changement-fut complet au.bout. d’un petit nombre. d'heures ; tandis que le second..n’était, pas, encore décoloré après plusieurs mois.tI} concentra alors. les.rayons violets surce dernier-au, moyen d’une lentille, ,et, le changement/s’effectua:sur l'heure. Lcs rayons les plns, brillants du spectre,ne produisaient pas cetef+ fet;. et ;.sous l'influence des rayons rouges; non seulement.le vett-ne se manifestait point. mais lé vert provenant de l'ex position du papier aux rayons violets retournait.au jaune: Ce dernier effet paraît cependant être dû entièrement à la chaleur, car'on l’obtient: de même avec le dos d'une cuillère d argent chauffée.
axrbo: — M, Faraday:a observé que le verre teint en pour pre par le-rnanganèse prendune :téinte beaucoup plus prononcée Hlorsqu'il,a été traversé:par les rayons solaires.::.de sorte que deux portions d’une même lame ; dont l’une fut te-
nue dans l'obscurité et l’autre exposée librement au jour, of- XP Jour,
frirent au bout de quelque temps une différence sensible dans l'intensité de leur teinte.
1151. — L'action dirécte de la lumière du soleil, ou peutêtré aussi de sa chaleur, produit encore d’autres effets chimiques, tels que la combinaison immédiate des éléments du phosgène, l’explosion d’un mélange atomique de chlore et d'hydrogène, et d’autres phénomènes qui indiquent tous dans cet agent merveilleux une puissance dont nous n’avons encore qu'unéfidée imparfaite. La couleur verte des plantes et les nuances brillantes des fleurs en dépendent entièrement. Des tanaisies qui avaient crû au fond d’une houillère étaient totale. ment dépourvues de couleur et de la saveur qui les caractérise. Le céleri, qui blanchit'et s’adoucit par l'exclusion de la lumière, est encore un exemple familier de cette puissance.
Jamais, jusqu’à présent, on n’a recherché soigneusement l'influence des divers rayons colorésdans la production de ces phénomènes , bien qu’on ait déjà tenté plusieurs essais. Nous espérons pourtant que ce sujet curieux ne tardera pas à être
exploité complétement.