‹ Traité de la lumière, t.2Chapitre 92 sur 170 · Rs E · texte numérisé non relu

Rs E

et

corps , Newton paraît n’en avoir eu qu'ane idée imparfaite’, quandil suppose qu'on,peut les distinguer avéc des microsco. pes qui! grossissent trois ou quatre mille: fois (1)..Nous avons vaun objet, sansiqu’il, parût: excessivement confus, an travers

(1) Le passage suivant de Newton est plein dela plus subtile philosophie; et, indépendamment des considérations théoriques qu'il renferme, il annonce une finesse d’obseryation bien supérieure au temps dans lequel vivait ce grand homme : :

« J'ai rendu ces descriptions aussi détaillées que j'ai pu, parce qu’il n’ést pas impossible qu’on pârvienne à perfectionner les microscopes au point de faire apercevoir les particules dônt dépendent les couleurs des corps , si déjà même ces instruments n’ont pas atteint en partie ce degré de perfection : en effet, s’ils peuvent maintenant ou plus tard faire pa— raître , avec une netteté suffisante, un objet cind ou six cents fois plus gros qu'il ne pardit à l'œil nu, à la distance d’un pied, jen tonclurai. qu'ils*peuyent nous faire décoavris quelques uns des plusigros corpuscules ; un microscope qui grossirait trois ou quatré mille fois les férait peut-être découvrir tous, même ceux qui produisent le noir. Je ne vois rien daus la théorie précédente dont on puisse raisonnablement douter, si cé n’ést cette proposition ,-« que les corpuscules t'ansparents de mêmes « épaisseur et densité donnent là même couleur: » Encore ne faut-il pas la prendre dans un sens:trop rigoureux ,:tant parce que ces! corpuscules peuvent affecter une figure irrégulièretet que plusieur8 rayous peuvent les frapper obliquement , et par conséquent les trayérser par une route plus courte que la longueur de leurs diamètres, que parce que le peu de malière contenue dans ces Corpusculés peut fort bien changer Ja marche dé la lumière où d’aûtrés circonstances dont dépend la réflexion. Mais jé ie-puis! supposer une grande influence à cette dérnièré cansel,! car j'ai observé que de petites lames de verrémoscoyite d’une épaisseur uniforme, vues au microscope; paraissaient, vers les bords, dé mêmercouleur, qu’en d’autres endroits. Cependant je crois que, si à l’aide du microscope on parvient jamais à apercevoir les corpuscules, cette découverte, d'ün'si haut intérêt pour les physiciens, marquera le dernier degré de perfection pour ‘cet instrament. En effet il parait impossible d'arriver jusqu'aux: derniers! éléments des corps et de saisir je secret de la nature dans les corpusçules, à cause de leur {ränsparence. »

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