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systèmes; de là* cette apparence d'embonpoint, ces formes matérielles, ce volume disproportionné de certaines parties, et cette habitude cachectique propre à la constitution strumeuse. Cette prépondérance des vaisseaux blancs contraste singulièrement avec l'inertie du système artériel, et l'appauvrissement du sang rouge. Il est incontestable que le sang des écrouelleux est plus aqueux, moins vif , moins coloré que celui des gens qui se portent bien. Bordeu dit qu'il a beaucoup de rapport avec le sang des filles chlorotiques , et quelque ressemblance avec celui des hydropiques. Le sang veineux, au contraire, est trèsabondant ; ce qui, joint à la richesse du système lymphatique , donne k la peau des scrophuleux une couleur d'un blanc mat, tirant un peu sur le bleu.
L'appareil digestif est frappé d'une inertie et d'une irrégularité remarquables ; c'est ce que prouvent les dérangemens fréquens des digestions , la ten-
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dance aux acides, la prédominance des fluides niuqueux, et la disposition aux affections vermineuses ^ si communes chez les sujets menacés de scrophules j le mauvais état des forces digestives exerce une influence marquée sur toute la constitution j ainsi ^ tandis que les fluides blancs sont eu excès y les muscles sont peu volumineux^ peu prononcés ^ , sans force, sans énergie; les chairs sont flasques, mollasses; elles n'ont pas cette fermeté et cette élasticité qui caractérisent la vigueur et la santé; c'est un embonpoint apparent résultant d'une sur« abondance de sucs mal élaborés.
- Les os eux-mêmes ne suivent pas une marche régulière dans leur développement. Les os spongieux et les extrémités des os longs sont proportionnellement .
beaucoup plus développés que le reste du système osseux : la tète est grosse, les pommettes sont saillantes, les mâchoires larges^ les articulations volumineuses, etc.
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Tous les OS sont moins consistans que dans l'état de santé ; et cette mollesse va quelquefois jusqu'à les faire plier sous le poids des parties charnues qu'ils supportent y ainsi qu'on le voit dans le rachitisme, affection secondaire du vice scrophuleux.
C'est une vérité bien connue des phisiologistes^ que toutes les fois que l'équilibre se rompt entre les divers systèmes d'organes, le système nerveux acquiert une prépondérance d'autant plus grande, que la rupture de l'équilibre est elle-même plus prononcée. L'exaltation de ce système se manifeste chez les scrophuleux par une grande sensibilité, la vivacité de leurs reparties , leur susceptibilité, la disposition aux convulsions, etc.
Tels sont les traits les plus généraux et les plus ordinaires de la diathèse scrophuleuse; mais on se tromperait grossièrement si l'on croyait les rencontrer chez tous les scrophuleux. Il est des individus
Xxiv PRÉFACE
forts ^ robustes, bien constitués, qui n'ont aucun des traits du tempérament lymphatique, élevés au sein de l'abondance, sous le climat le plus contraire au développement des scrophules, et qui néanm.oins ont une disposition cachée à cette fâcheuse maladie. Il en est d'autres qui présentent des membres grêles, une existence chétiv«, et que la maladie dont nous parlons n'épargne pas non plus , ou plutôt c'est à elle qu'il faut imputer l'imperfection de leur organisation. C'est sans doute pour consacrer cettedifFérence^ que M. Alibert a cru devoir distinguer la scrophule vulgaire de la scrophule endémique. ((En général, dit-il, ceux qui sont affectés de la scrophule endémique ont une mine triste, pâle, ou d'une couleur jaunâtre et comme terreuse; leurs yeux sont mornes et inanimés : toute leur physionomie est chétive et sans aucune sorte d'expression ; leur teint n'offre jamais ni cette blancheur éblouissante, ni ce rouge fleuri qui est l'attribut de la