‹ Traité de la maladie scrophuleuseChapitre 15 sur 94 · XXX PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXX PRÉFACE

vail ne peut être l'ouvrage que d'un praticien consommé 5 mais j'ose prédire des résulats aussi nouveaux qu'intéressans à celui qui l'entreprendra avec les talens nécessaires pour l'exécuter.

ï\ me reste deux mots à dire sur cette traduction. J'ai usé de toute la liberté que peut se permettre un traducteur.

Je n'ai pas substitué mes idées à celles de l'auteur; mais on pense bien que^ faisant aussi peu de cas des théories que je l'ai dit, je n'ai pas du m'appliquer à rendre avec une grande exactitude et dans tous ses développemens, celle de M. Hufeland. J'ai donc adouci souvent ses expressions, toutes empruntées au langage de l'immorisme, quoiqu'il se dise d'une autre école : c'est un sacrifice que j'ai fait au goût des médecins de mon pays, qui trouveront peut-être que j'ai été beaucoup trop timide. Il m'est arrivé quelquefois d'abréger un passage , et de supprimer quelques notes lorsque je ne les ai pas crues nécessaires à

DU TRADUCTEUR. XXXJ

l'intelligence du reste de l'ouvrage.

Je me suis piqué de plus d'exactitude à l'égard de la pratique , sans pourtant me rendre esclave des tournures ni des expressions de mon auteur ; mais j'ai cru que c'était un moyen de rendre plus fidèlement ses idées.

Les médecins allemands sont dans Tusage d'écrire toutes les formules en latin ; M. Hufeland n'a pas dérogé à cette coutume. J'ai hésité un instant pour savoir si je devais les traduire; cependant je m'y suis décidé, parce que l'auteur désignant les médicamens par abréviations et par les termes de la vieille chimie, ses formules ne sont pas toujours faciles à comprendre. Je me suis permis quelquefois de réformer encore son langage à cet égard ; plus souvent j'ai eu le soin de placer entre deux parenthèses le nom nouveau à côté de l'ancien ; mais je dois prévenir que j'ai toujours préféré le nom le plus connu au plus ré»

XXXlj PRÉFACE DU TRADUCTEUR.

cent, pour être sur d'être entendu des praticiens.

J'ai accompagné le texte de quelques notes , soit pour éclaircir les opinions du médecin allemand , soit pour faire ressortir les différences de sa doctrine avec celle des médecins français.

Enfin on trouvera à la fin de l'ouvrage de M. Hufeland, un Mémoire de M. le baron Larrey sur un cas de maladie scrophuleuse , accompagné de quelques réflexions sur le cancer.

J'ai dû penser que le lecteur verrait avec plaisir réunis dans le même volume les travaux de deux hommes égalem.ent célèbres par leurs talens, et par les services qu'ils ont rendus à l'humanité.

EUSEe

Page 1