III. Faiblesse des parens
Rien n'est plus propre à communiquer aux enfans la disposition dont nous parlons que la faiblesse des parens, et surtout Fatonie des organes de la génération , suite ordinaire de l'onanisme et des excès vénériens. Tel est le sort que réservent à leurs enfans ceux qui se marient après avoir abusé de leur jeunesse. Toutefois c'est peut-être moins le virus vénérien lui-même qui produit de si tristes effets que l'abus des plaisirs de l'amour, et surtout l'abus de la masturbation. Il existe une liaison étroite entre la faiblesse des organes reproducteurs et l'état écrouelleux, liaison si bien prouvée par l'expérience qu'il faut être de mauvaise foi pour la révoquer en doute ; et la raison toute seule ne dit-elle pas que des parens épuisés doivent communiquer à leurs enfans un caractère de faiblesse dont le système lymphatique se ressent comme tous les autres ?
Les enfans qui proviennent d'une mère et
écrouelles, dit avoir fait dans plusieurs hôpitaux de Paris , des tableaux comparatifs qui tous lui ont à peu près donné les résultats suivans : les scropliuleux du sexe féminin sont à ceux du sexe masculin :: 5 : 3» { Traité cojnplet sur la maladie scrophuleuse ^ p. 53 },
{^Note du traducteur, )
DE LA MAIiADIE SCROPHULEUSE. 21
surtout d'un père très-âgé , portent également en venant au monde une disposition au vice scrophuleux, disposition qui ne tarde pas à se développer.