‹ Traité de la maladie scrophuleuseChapitre 28 sur 94 · XI. Défaut d^ exercice · texte numérisé non relu

XI. Défaut d^ exercice

Le défaut d^exercice produit la faiblesse, et la faiblesse prépare le vice scrophuleux. L'exercice est aussi nécessaire aux enfans que les alimens. Cela suffit pour faire concevoir combien <Je maux doit enfanter une éducation dont le point le plus essentiel est de les forcer à rester inactifs. Outre les affections lierveuses, la dé^ via! ion delà colonne vertébrale , etc. , cette méthode dispose manifestement aux scrophules. L'expérience prouve au contraire que les enfans qui passent leur vie à jouer en plein air sont rarement affectés de cette maladie.

XII, Malpropreté,

Je comprends sous ce titre un air renfermé , l'omission des bains et des lotions, Il est constant que lorsqu'on n'a pas le soin de se laver, il s'amasse à la surface de la peau une matière excrémentitielle , qui finit par être résorbée. Les fonctions de cet organe se dérangent, la faiblesse s'en empare, et se communique de proche en proche à toute la constitution, et principalement au système lymphatique.

La malpropreté est, selon moi, une cause tellement puissante de la diathèse scrophu« lease^ que je suis convaincu que si cette affeç^

UE L.A MALADIE SCROPHULEUSE. Sq

tioii est si commune de nos jours, cela tient en grande partie au peu d'usage que nous faisons des bains, en comparaison des anciens. Aussi, je ne crains pas de le dire, avec cette cause, une mauvaise nourriture, un air malsain , et le défaut d'exercice, il n'est point d'enfant, quelque bien portant qu'on le suppose, qu'on ne puisse rendre scrophuleux.

XIIÏ. ^bus de la chaleur.

L'habitude de faire coucher les enfans sur la plume, de leur bassiner le lit, et de les tenir toujours très -chaudement, introduit une disposition à la transpiration , et par suite une faiblesse générale, en même temps qu'un état d'irritation constante. Telle est la manière d'agir de la chaleur pour produire la diathèse scrophuleuse.

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