II. Saisons
Si je m'en rapporte à mon expérience, le printemps est la saison la plus favorable au déreloppement du vice scrophuleux. Jamais, en elTet, les engorgemens glanduleux ni les éruptions cutanées ne sont plus fréquens qu'à celte époque de l'année. Le retour de la chaleur excite dans tous les êtres organisés une turgescence à laquelle îe corps de l'homme ne reste pas insensible. Le système nerveux prend un nouveau degré d'énergie; les organes de la génération sortent de leur assoupissement ; les humeurs circulent avec plus de facilité, et telle affection qui restait cachée se développe avec une extrême rapidité. Mais de tous les systèmes du corps humain, il n'en est aucun q ui ressente aussi vivement finfluence de cette saison que le système lymphatique; et voilà pourquoi l'apparition de la maladie scrophuleuse est alors si fréquente. Les personnes même qui se croyaient parfaitement guéries éprouvent quelquefois des récidives auxquelles les médecins eux-mêmes étaient loin de s'attendre.
L'été, surtout lorsqu'il est pluvieux, produit chez quelques personnes les mêmes effets que le printemps.