‹ Traité de la maladie scrophuleuseChapitre 48 sur 94 · I II I I · texte numérisé non relu

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comme dit M. Hufeland. S'il est souvent nécessaire de combiner ces moyens aux anti-scrophuleux proprement dits\, c'est que la maladie qui nous occupe s'accompagne souvent de faiblesse ; mais il n'en est pas moins vrai que les toniques sont plus propres à consolider la guérison qu'à l'opérer, à la terminer plutôt qu'à la com= ïnencer.

( JVote du traducteur. )

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Mais lorsque le vice scrophuleux est trèsancien, lorsqu'il a jeté de profondes racines, on ne peut espérer une cure radicale que du temps. La plupart des guérisons qu'on proclame dans ces circonstances , ne sont que des guérisons de symptômes. Si les glandes engorgées se résolvent 5 si les éruptions cutanées et les autres symptômes extérieurs disparaissent, on dit que le malade est guéri. Mais qu'on ne s'y trompe pas, le principe du mal existe encore, et tôt ou tard il se manifestera de nouveaux symptômes qui ne permettront pas d'en douter. Pour prévenir toute récidive , il faut revenir de temps en temps aux moyens spéciaux , et notamment aux préparations de mercure et d'antimoine , avec l'attention d'en continuer l'usage j usqu'à l'extinction complète, ou presque complète des symptômes. Dans l'intervalle, on fera passer de temps en temps quelques toniques combinés avec les résolutifs. Enfin, si les choses prennent une bonne tournure , on pourra suspendre l'usage des médicamens pendant un mois, excepté les moyens diététiques tels que les bains et le café deglands, qui sont toujours indiqués. En suivant cette méthode, on peut espérer de détruire complètement la diathèse écrouelleuse dans l'espace d'un an.

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Nous avons vu plus haut que les symptômes extérieurs de la maladie scrophuleuse alternent, pour ainsi dire, avec les symptômes intérieurs, et réciproquement; dételle sorte qu'ils peu ventêtre considérés comme critiques les uns des autres. De là ce précepte important de favoriser, autant que possible, la tendance du vice scrophuleux à se porter à l'extérieur du corps ; c'est le moyen d'arrêter ses progrès, de préserver les organes intérieurs de ses attaques, et de faciliter le succès du traitement général. Parmi les moyens qui répondent à cette indication , les principaux sont les bains , les Stimulans de la peau et les exutoires ; je pourrais citer une foule d'exemples à l'appui de cette vérité, mais un seul doit suffire.

Uq enfant, d'une faible constitution , scropliuleux dès son bas-âge, était encore dans sa seconde année lorsque ses parens lui firent percer les oreilles , l'inflammation s'empara de la plaie, la suppuration s'établit et toute la surface du corps se couvrit d'une éruption croûteuse. Cette éruption résista pendant un an aux moyens employés pour la combattre* elJe disparut à la fin , et l'enfant , âgé maintenant de dix ans , n'a plus ressenti depuis cette époque la moindre atteinte d'une affection rebelle qu'il portait du sein maternel. Cette observa-^

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lion prouve d'une manière frappante la puissance des irritations locaies pour réveiller le vice scrophuleux, et l'influence des ulcères artificiels sur sa terminaison ; elle fait voir en outre que les éruptions de la peau lorsqu'elles sont étendues peuvent être critiques, et juger complètement la maladie scropliuleuse.

Faire disparaître subitement, par l'application des topiques , des affections locales anciennes, c'est rompre les habitudes de la nature. Aussi n'est-il pas rare qu'elle se concentre alors dans l'intérieur du corps et y développe des engorgemens, des suppurations, en un mot, de nouvelles productions, comme pour se dédommager de celles que vous lui avez enlevées. C'est ce que j'ai vu souvent après la rétrocession subite d'une éruption cutanée , d'une Ophthalmie, et même après des opérations de chirurgie. Ainsi, l'amputation de la glande mammaire a été suivie du squirrhe des poumons; celle du testicule, d'une production de même nature dans le bas-ventre^ etc. Puissent ces faits convaincre les chirurgiens de la nécessité de détruire la diathèse scrophuleuse avant d'enlever ses symptômes locaux avec le bistouri , et d'établir des exutoires après l'opération , comme pour donner le change à la nature.

Au moment d'entreprendre l'histoire des

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moyens curatifs , je crois devoir prévenir encore mes lecteurs que je ne me propose pas de leur donner un catalogue complet de toutes les substances préconisées contre la maladie scrophuleuse; mais que je m'attacherai seule-^ ment à celles de ces substances dont l'expérience a consacré l'efficacité.

Je divise le traitement en diététique et médicinal. Cette division est ici de la plus grande importance; car l'hygiène ne nous offre pas seulement des moyens propres à seconder les effets des agens médicinaux, mais elle prend souvent plus de part à la guérison que toutes les drogues de la pharmacie,

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