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à cette maladie 5 mais Pirritation ne fait que la développer, et ne la produit pas. Comment ne voit- on pas que, dans cette hypothèse^ toute cause susceptible d'irriter le système lymphatique ^ telle que le virus vénérien, les miasmes, etc., devrait être nécessairement suivie des scrophules ? que dis-je ? les irritans euxmêmes du système sanguin auraient les mêmes résultats, puisque Firritation se communique des vaisseaux rouges aux vaisseaux blancs, de l'aveu même des partisans de la nouvelle doctrine, qui professent l'opinion que je combats. Ainsi la petite-vérole, la scarlatine, et toutes les fièvres eruptives, un phlegmon, une simple contusion, seraient autant de causes des scrophules : conclusion chaque jour démentie par les faits. Bordeu était tellement persuadé qu'il n'y a rien de commun entre l'irritation et les scrophules, qu'il regardait tous les engorgemens glanduleux qui se manifestent autour du cou comme un
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effet de la maladie scrophuleuse, tous , excepté ceux qui sont le résultat de l'inflammation.
L'impossibilité de faire dériver la diathèse scrophuleuse d'une autre maladie , sans violer toutes les lois de l'analogie, nous fait un devoir de la ranger parmi les affections spécifiques, c'est-à-dire, parmi les affections qui n'ont point d'analogues. Cette place lui est assignée, non-seulement par la nature des causes qui la produisent, par l'ensemble des symptômes qui la manifestent, par les lésions variées qu'elle développe, et par le traitement qu'elle réclame; mais encore par la variété d'opinions de tous ceux qui ont cherché à déterminer sa cause prochaine.
Pour exprimer l'aptitude , la facilité qu'ont certains individus à contracter une maladie, les anciens disaient que ces individus avaient en eux une disposition particulière qu'ils désignaient sous le nom de diathèse^ ce qui signifie vérita-
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blement disposition. Après avoir énoncé le fait^ ils voulurent remonter à sa cause j mais la physiologie n'était pas assez avancée. Au lieu de chercher cette cause dans l'organisme ^ ils inventèrent des virus ^ des germes qui se développaient sourdement dans le carps , et qui n'attendaient que le moment favorable pour éclore. Frappés du vice de ces théories^ qui paralysaient d'avance les ressources de l'art et les efiForts de l'artiste^ en soumettant notre frêle machine à l'empire inévitable du fatalisme, la plupart des médecins modernes ont banni le mot diathèse de leur vocabulaire, et comme les signes et les idées sont étroitement unis, peu s'en faut qu'on ne rejette avec le mot les faits qu'il exprimait, c'est-àdire la disposition primitive des corps vi vans à telle ou telle maladie.
Ce n'est pas ici le lieu de traiter la question des diathèses , l'une des plus impartantes de la pathologie générale.
Je me renferme dans mon sujet : la dia-^
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tèhse scrophuleuse , ou, ce qui est la înême chose , la disposition aux scrophules, est un fait que tous les sophismes du monde ne sauraient renverser. Il n'est besoin ni de ferment, ni de germe pour l'expliquer , il n'y a rien de surnaturel, rien de mystérieux dans cette disposition ; elle dépend d'un état particulier de l'organisation qui se reconnaît , je ne dis pas toujours, le plus souvent, à des caractères particuliers , comme on reconnaît la disposition à l'apoplexie , à la phthisie, à la goutte ; etc. Mais, ainsi que l'a fort bien dit M. Combes-Brassard , il serait aussi peu raisonnable d'attribuer les scrophules à un germe scr^ophuleux ^ que d'imaginer un germe plilegmoneux ou sanguin^ pour expliquer la cause des maladies inflammatoires.
Cette disposition à la maladie scrophuleuse peut être le produit des circonstances environnantes; mais elle est le plus souvent originelle, et ce qu'il y a de singulier, c'est que les parens ne sont