‹ Traité de la maladie vénérienneChapitre 78 sur 84 · EXPLICATION DES PLANCHE · texte numérisé non relu

EXPLICATION DES PLANCHE

lambeau plus large gy dur et épais. À Tintérieur de la vessie, on trouva plusieurs ulcérations hhh aiTondies, à bords taillés à pic, offrant les caractères de l'ulcère syphilitique primitif, et ayant détruit toute l'épaisseur de la muqueuse. Parmi ces ulcérations, la plupart à la période de progrès, on en voyait quelques unes presque cicatrisées , et vers le trigone vésical quelques légères dépressions à surface lisse et blanchâtre indiquaient des cicatrices. La vésicule séminale gauche offrait à l'intérieur un foyer purulent, qui avait détruit sa partie moyenne, et communiquait avec le tissu cellulaire ambiant par des ouvertures arrondies, à bords nettement tranchés. Du même coté, le conduit éjaculateur et le canal déférent, ulcérés et pleins de pus, connnuniquaient avec Tépididyme suppuré, dont il ne restait en quelque sorte que l'enveloppe. Le pus avait même déjà entamé le testicule, à la surface duquel on voyait plusieurs brides ou fausses membranes établissant de nombreuses adhérences avec les parties correspondantes de la tunique vaginale; on n'avait pratiqué cei>endant, comme nous l'avons dit plus haut, qu'une simple ponction palliative, La vésicule séminale droite était saine, ainsi que le testicule correspondant, sur lequel T injection vineuse avait amené l'adhérence complète des deux feuillets de la tunique vaginale. En terminant cette observation, nous croyons important de rappeler que les antiphlogistiques, les balsamiques et les astringents avaient été seuls employés contre les affections blennorrhagiques de Boisseau, et que jamais il n'avait fait usage d'injection, ni n'avait été sondé.

Seconde observation. Bourdon (Adolphe), âgé de dix -huit ans, doreur, entra à l'hôpital le 16 août 1836, salle 7, n* 30. Peu de jom-s après des relations suspectes, ce malade s'était aperçu de la présence d'un chancre siégeant sur la couronne du gland, près du frein; aucun traitement ne fut opposé aux progrès de l'ulcère, qui s'étendit de proche en proche. Le méat éuit rouge et gonflé; il s'en échappa d'abord un peu de matière sanguinolente, puis du pus, dont la quantité augmenta progressivement, de manière à offrir l'apparence d'un écoulement abondant. Il y eut des douleurs assez vives pendant l'émission de l'urine. A la suite d'un travail forcé et de quelques excès auxquels Bourdon s'était livré, le prépuce, déjà étroit, devint oedémateux , et il s'éublit un phimosis qui força le malade à se présenter dans un hôpital. On voulni pratiquer le débridement par la partie infiériture; maiMhk'êam « «v le

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ctirscui-, (jue l'on fixe sur la lige A l'onle de la vis de preœion t, Jtg. 1 et 2, laissant à d^roiivert plu» ou moins dw degrés marqua sur la tife nu puinC e, indique qiirllc- si^ro b proéminrnre de b laine, lorsque, pous«?e en avant, elle viendra faire sariliv comme dans la Jîg- 1 1 au |)oint a, eu s* élevant sur un talus ()uî termitie I* >»iinelui« du conducteur, fig. 3, et qui oiTre ù sa pailiu supvrinue un cul-de-aac dans lequel vient s'enga^rr l'onglet tf jilac^ i l'etir#jiiiu'delula»ic,/g.2, qui ne peut ainsi éeliapiier dt! la rainuir ilu cnoductouri dont le trandiant »c trouve diri|>(^ avec la |>lui fp^ade régularité. Un mouveinenl de retrait opi^ré sur la lige fait i-entrer la lanic d.nns le nouducteur, et l'ou peut retirer l'înftnuueni sanaa'aintcdcblester l'urèd-e. Nous ne coinptcronspasau noiubfc des moindres avantages de l'instrument de M. Rieord, la facilité avee laquelk on peut le ue.ttoyfr de la maoi^i'c U plus complète, et le préserver ainsi de la rouille, qui, dan» prcMpie ti)u« In scarificaleui'S compliqués, vient rendre souvent impossible le jiti dn pièces, et, ce qui esl bien plus gmve, les ronge et lot fait casKr pendant l'opération.

fig. k. P'irif-eimf tique. Dans un seul instrument, M. Ricord a réuni tous les avantages des meilleurs povte-caustique. Une sonde de j>onin)c élastique, garnie à ses deux «xtréiniti^ d'arititituj t-'t iiiétalliqucs, dont la supt^iicuie c csl surtnouiéc d'une l'ondelle, offrant deux vis, ild, pour fixer l'introduction des pièces, l'st destinée à s'arrêter devant le rétrécissement . rt à en fixer ainsi la p.iitie auléiicurc. Dans la sonde ou clienii&e se meut une canule nu' , à l'aide de laquelle un pratique k' cathclérisinu du point que l'on veut caulcnser; el dès qu'on W franchi, par un inouvinient di; rotation on fait saillir l,Ui-ni- Iniicnl la lentille excentrique qui termine le stylet bb' . Gnc lentille sert à acei-oclier la partie |iostérieuredurélrétisseiii«ir, qui se trouve dès lors compris entre elle et l'extrémité de la sonde e;itéricure ou cliemise. La pièce étant ainsi dispost'e, par un mouvement de retrait de la canule aa' on laisse à découvi-Tt la cuvette fi', dans laquelle du nitiate d'argent fondu permet de cautériser les parties qui se trouvent opposées ou bien, par un mouvement de rotation imprimé au stylet purtecuvette, on pratique une cautérisation circulaire.

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