PRÉFACE
On écrit sans fin , dit le Sage : mais si on se bornoit à ce qui intéresse véritablement l’homme , ses besoins sont si étendus , son goût est si varié , la vérité est si féconde , qu’il n’y auroit plus d’inutilité dans la multiplicité des livres.
Le Traité qu’on présente au public est divisé en quatre parties. La
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première renferme les excellences de la paix intérieure ; dans la seconde on détaille les obstacles qui s’opposent à cette paix , et les moyens de les vaincre ; dans la troisième , on donne les moyens les plus propres à procurer cette paix ; et dans la quatrième', *on en enseigne la pratique. S’il semble au lecteur exact , qu’on pouvoit faire une division plus simple , savoir , en théorie et en pratique ; il peut se donner le plaisir innocent de cette méthode , et rapporter tout à ces deux objets : l’ouvrage renti'e de lui - même dans cette division. On trouvera la théorie mêlée de pratique , et l’on découvrira que dans la pratique la spéculation revient souvent : soit mélange utile, soit confusion d’idées , le jugement
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du public et le succès du livre en décideront.
On voit tous les jours des personnes pieuses , et pleines de bonne volonté , mais troublées par sne trop grande activité, dévorées par les scrupules , inégales dans leur conduite , emportées par leur imagination , toujours hors d’elles-mêmes , et toujours privées de la vraie paix de l’ame , qui est le fondement de la solide pié té . Le désir de leur affermissement et de leur progrès dans la vertu , a déterminé l’auteur à faire parta ces dévots troublés , de ce qu’il pouvoit avoir appris de cette paix intérieure dans la retraite, par ses lectures et par ses réflexions. Peut-être dira-t-on que les maximes sont bonnes, mais que quelques - unes sont déplacées. Si elles
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peuvent être utiles aux âmes, falloitil les supprimer parce qu’elles ne viennent pas se placer d’elles-mêmes, quoiqu’elles ne soient pas étrangères à l’ouvrage ?
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