‹ Traité de la paix intérieureChapitre 2 sur 93 · SUR LE PÈRE AMBROISE DE LOMBEZ · texte numérisé non relu

SUR LE PÈRE AMBROISE DE LOMBEZ

IiB P. Ambroise de tombez a été sans contredit un des écrivains ascétiques les plus distingués du dix-huitième siècle. Ses ouvrages, par l’heureuse réunion de Texacti tude de la morale et de la pureté du style, ont acquis une réputation qui semble devoir se conserver long-temps. Il naquît à Lombez, autrefois ville épiscopale du Languedoc, le 20 mars 1708. Son nom de famille étoit la Peyr ie. Eclairé de bonne heure sur la vanité et les dangers de ce monde , il prit la résolution de le quitter. Dès qu’il eut atteint sa seizième année il se consacra à Dieu dans l’état religieux. L’ordre qu’il choisit fut celui de saint François , et la congrégation des Capucins , société recommandable par l’esprit de pénitence et de ferveur qui l’a animée jusqu’à l’époque de sa destruction en France. La Peyrie y entra le 25 octobre 1724. Ce fut alors qu’il reçut, suivant l’usage établi, 1e nom

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d’Ambroise joint à celui de sa ville natale. Les talens du jeune religieux, ainsi que son mérite , furent bientôt remarqués ; il devint successivement professeur de théologie , gardien , et définiteur , c’est-à-dire , assistant du supérieur de la province. II travailla avec beaucoup de zèle à la direction des âmes , fonction qu’il remplissoit avec une rare capacité et avec un égal succès. Il fut l'instrument dont Dieu se servit pour convertir un grand nombre de pécheurs , pour affermir les justes dans la pratique des vertus, pour consoler les pusillanimes , et rassurer ceux qui étoient d’une conscience trop timorée. Ce fut en faveur des chrétiens trop prompts à s’inquiéter et à se troubler dans la vie spirituelle , que le père Ambroise composa le meilleur de .ses ouvrages et celui qui a fait sa réputation. Il est intitulé Traité de ta paix intérieure. L’auteur, ainsi qu’il le dit lui-même , a entrepris son livre pour calmer les peines qui se rencontrent dans la pratique de la piété. Ce livre qui parut pour la première fois en 1756, se fit promptement remarquer par l’esprit méthodique qui y règne , par la pureté du style et par la douceur de la morale. Aussi les éditions sc succédèrent- elles en peu de temps, et

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maintenant encore on le réimprime souvent. Peu de livres de ce genre méritent mieux l’estime du public et se font lire avec plus de plaisir. Les écrivains qui ont parlé des ouvrages ascétiques , ont donné à celuilà de grands éloges. Le savant évêque de Toulon , Albert Joly de Choin , en indiquant dans son Rituel le Traité de la Paix intérieure , dit que c’est un des meilleurs livres qui aient paru sur cette matière. A cette première production, le P. Ambroise en fit succéder une autre dans le même genre , c’est le Recueil de ses Lettres spirituelles sur la paix intérieure. Quoique ce recueil soit moins répandu que son Traité, il est néanmoins estimé et recherché des personnes de piété. Il paroît n’avoir été publié qu’en 1 766 , quoique l’approbation du censeur et la permission du supérieur général des Capucins, soient de l’an 1765. Enfin nous devons encore à la plume du P. Ambroise un troisième ouvrage qui a pour titre Traité de la joie de Vame chrétienne , écrit suivant le même plan que le Traité de la paix intérieure. Le pieux religieux que le zèle de la sanctification des âmes avoit rendu écrivain , soutenoit par ses vertus la vérité des maximes qu’il exprimoit dans ses livras avec autant de net-

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teté que de précision , d’élégance que d’onction. Il mourut en odeur de sainteté au couvent de Saint-Sauveur , près Barrèges?

en 1 778 , à l’âge de 70 ans.

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