‹ Traité de la paralysie générale des aliénésChapitre 43 sur 126 · LÉSIONS SPINALES DANS L.V PARALYSIE GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

LÉSIONS SPINALES DANS L.V PARALYSIE GÉNÉRALE

avec chute de la température, surtout s'il observe de ralbumiDe dans l'urine; mais jusqu'à quel point cette théorie allemande di l'intoxication urémique est-elle conforme à la vérité?

Voilà le point de pathologie générale que nous allons examioer très-sommairement : il est bien étonnant que les lésions des reins, qui sont si fréquentes, amènent si rarement des accidents urémiques. Il est bien étonnant encore que ces accidents urémique^ parviennent à se dissiper alors que la lésion des reins persiste. Il est également curieux de voir que certains malades, les hystériques, par exemple, peuvent rester pendant de longs jours sans uriner et sans avoir d'accidents urémiques. Pour toutes ce^ raisons, la théorie allemande ne nous semble pas irréprochable et nous nous rattachons plus volontiers à l'ancienne théorie française, à celle qui existait bien avant les travaux de Traube, et qui attribuait non pas à l'intoxication urémique, mais à Thydropisie cérébrale, les accidents éclamptiques que l'on observe chei certains albuminuriques.

La question, somme toute, n'est pas encore jugée; de nouvelle? recherches sont encore nécessaires. Pour ce qui concerne les paralysés généraux, ce qu'il faudra surtout rechercher, c*esl h présence d'une hydropisie cérébrale dans les cas où l'on obsemra des attaques avec abaissement de température ; si l'on trouve constamment alors du liquide, soit dans les ventricules, soit dans le^ cavités arachnoïdiennes, soit de l'œdème cérébral, on sera en droit de se rallier à la théorie française. Si, au contraire, éuni donné que l'observation porte sur un nombre suffisant de sujets on ne trouve pas d'hydropisie cérébrale, on sera bien forcé d'aJmettre la théorie allemande, c'est-à-dire l'intoxication urémiqiie

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