SIMULTANÉITÉ DES TROUBLES MÉDULLAIRES ET CÉRÉBRAUX
parmi les complications; il en est, en effet, qui sont antérieurs à la paralysie générale.
Il en est qui surviennent en môme temps que les troubles d'origine encéphalique, qui font pour ainsi dire partie de l'ensemble symptomatique, et qui sont plutôt des symptômes que des complications .
Aussi, pour éviter des distinctions qui pourraient devenir subtiles, nous n'imposerons aux phénomènes spinaux ni le nom de symptôme, ni celui de complications ; nous les étudierons suivant qu'ils précèdent, qu'ils accompagnent, ou qu'ils suivent le début de la périencéphalite diffuse.
Le plus souvent, dans la paralysie générale, les troubles psychiques dominent tellement la scène morbide que les phénomènes qui sont dus à des lésions médullaires, passent inaperçus ; c'est ce qui explique pourquoi l'étude des lésions spinales et des troubles qui en résultent a été longtemps laissée à Tarrière-plan.
Mais, à mesure que l'intéressante maladie que nous étudions a été mieux connue, on a vu apparaître des travaux destinés à éclairer cette obscure question des lésions spinales dans la paralysie générale. Les travaux de Westphal, Charcot, Meynert, Lubinoff, Magnan, ont fait ressortir ce point trop négligé de pathologie.
L'étude clinique fait ressortir trois séries de faits :
Première série. — Les troubles médullaires et les troubles encéphaliques ont été observés simultanément.
Deuxième série. — Les troubles médullaires sont antérieurs aux troubles encéphaliques.
Troisièfne série. — Les troubles médullaires sont postérieurs h Tapparition des troubles cérébraux.
PREMIÈRE SÉRIE Cas où les troubles médullaires et les troubles cérébraux sont observés simultanément.
Ces cas ne sont pas très-rares, et ils seraient certainement plus fréquemment signalés s'il était donné à des médecins connaissant bien la maladie d'observer les individus atteints de paralysie générale dès le début des accidents ; malheureusement ces deux conditions sont bien rarement remplies, car : V nous savons que les malades sont rarement adressés au médecin dès le début de la