‹ Traité de la paralysie générale des aliénésChapitre 48 sur 126 · LÉSIONS SPINALES DANS LA PARALYSIE GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

LÉSIONS SPINALES DANS LA PARALYSIE GÉNÉRALES

aiguë (affection localisée absolument à la moelle) , il faut une finesse d'observation qu'on ne peut acquérir que par une longue expérience. La difficulté du diagnostic et du pronostic est encore augmentée par ce fait que la folie paralytique peut très-bien survenir chez un malade atteint de paralysie spinale subaiguê; aussi la question des rapports qui existent entre la parah^ie générale des aliénés à forme spinale et la paralysie spinale de Duchenne est-elle un des points les plus controversés et les plu> difficiles à élucider de la pathologie nerveuse (1).

b. Antériorité des troubles médullaires. — Nous avons dit qu'il y avait des cas où la péri-encéphalite paraissait reconnaître pour cause une maladie de la moelle préexistante; alors la lésion spinale aurait amené par voie réflexe la lésion cérébrale. Il est certain que dans une question aussi complexe l'imagination peui se donner carrière, qu'on ne peut faire que des hypothèses et qu'une pareille proposition ne peut pas se démontrer d'une façon rigoureuse. Cependant nous sommes porté à admettre que dan< certains cas la folie paralytique reconnaît pour cause une maladie de la moelle préexistante depuis longtemps et dont le symptôme le plus saillant consiste en névralgies prolongées et rebelles ; souvent des malades sont affectés de névralgies persistantes et généralisées, mobiles, extrêmement pénibles, rendant quelquefois la vie insupportable et au bout de quatre, cinq ans, dix ans quelquefois on voit ces malades devenir aliénés paralytiques. Il est possible que ces maladies amènent par action réflexe un trouble dans la vascularisation du cerveau, et que ce trouble aboutisse à une inflammation lente, chronique, à une péri-encéphalite diffuse ; nous aurons occasion de revenir sur ce point délicat el de compléter cet article au chapitre consacré à la pathogénie de la folie paralytique.

Notre deuxième groupe de la deuxième série de faits relatifs aux cas où les lésions médullaires amènent par propagation, par continuité de tissu, les lésions encéphaliques de la paralysie générale, parait de prime abord plus facile à étudier que tous ceux que nous avons vus jusqu'ici.

C'est à propos de cas analogues que Calmeil écrivait les lignes suivantes :

(i) Voy. la discussion à la Société de médecine de Paris ((ïas. Hebdomad., 1852)

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