‹ Traité de la paralysie générale des aliénésChapitre 5 sur 126 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

lésion , mais on explique la disparition, la rétrocession possibles de lésions consistant en épanchements séreux hématiques dans les premiers temps de la maladie; il est certain que les altérations scléreuses secondaires ne peuvent guérir, mais elles ne surviennent pas dans les premiers temps, et, par conséquent, on peut espéier arrêter leur développement; c'est avec cette conviction quMl faut traiter les paralysés généraux.

La thérapeutique doit ici se servir de ses moyens les plus énergiques ; de la puissance des agents thérapeutiques et de la continuité de leur emploi peut dépendre le succès. Il n'y a donc lieu ni de s'abandonner au scepticisme, ni de négliger les ressources que l'on doit à la thérapeutique.

La paralysie générale n'est pas encore assez connue pour qu'on puisse affirmer son incurabilité; une notion plus précise des symptômes de début permettra d'opposer à la maladie un traitement qui, à cette période, serait efficace.

C'est donc à vulgariser la connaissance de celte affection redoutable, dans les premiers temps de son évolution, que nous devons nous attacher, afin que les médecins puissent prévenir ses ravages ultérieurs.

Je suis convaincu que le traitement fondé sur les révulsifs appliqués à temps et avec persévérance, et poursuivi avec continuité, que l'emploi des bains froids et une hygiène morale et intellectuelle appropriée, conduiront aux résultats les plus heureux pour soulager l'humanité.

Aug. Voisin.

Décembre 1878.

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