PRÉFACE. IX
livré à des dissections poursuivies avec le concours d'élèves distingués. Je suis heureux de mppeler les noms de MM. Coyne, Gouyba, Hanoi, Lîouville, etc., et la part qu'ils ont prise à mes travaux.
Je dois une mention spéciale à MM. Burlureaux et Juste fienoist. Le premier m'a secondé dans les recherches qu'a nécessitées ce livre et a recueilli les notes de mes cours de la Salpè trière. Le second a dessiné, avec une parfaite exactitude, les pièces pathologiques les plus intéressantes ; le plus grand nombre a été reproduit par lui dans les planches qui accompagnent ce livre. Ces planches, composées d'après des matériaux recueillis dans mon service et d'après des préparations histologiques que j'ai foites moi-même , représentent toutes les variétés de lésions qu'on rencontre dans les différentes parties de l'axe cérébro-rachidien.
L'histologie y est mise autant que possible à contribution, et j'ai eu soin le plus souvent de placer l'état normal en regard de la disposition pathologique.
Après ces questions et d'autres si intéressantes déjà, il en est une qui les domine toutes : j'ai parlé de la nature des lésions; je crois, en effet, et j'espère faire partager cette opinion, qu'au lieu de rester simple spectateur de l'évolution de cette navrante maladie, le médecin peut lutter contre ce mal, qui n'est pas absolument incurable.
La lésion intime initiale est-elle une prolifération de la névroglie considérée comme étant du tissu conjonctif : on a affaire à une sclérose d'emblée, et par conséquent la rétrocession de ces lésions est impossible.
L'altération intime est-elle au contraire caractérisée par des épànchements de sérosité, des exsudations de blastème, de sang avec oi^nisation de ce blastème et productions de lésions secondaires, d'origine hématique : la rétrocession de ces lésions est possible.
Cette dernière opinion me paraît la vraie; l'étude histologique ne m'a laissé aucun doute à ce sujet, et d'ailleurs l'observation apprend que des malades ont guéri, que leur guérison se maintient. Les auteurs en ont cité des exemples et j'en ai vu des cas indubitables.
Aussi, en présence des temps d'arrêt, des rémissions et même de guérisons, on ne comprendrait pas la nature scléreuse primitive de la