LÉSION DANS LA PARTIE POSTÉRIEURE DE LA MOELLE
manifestations spinales étaient l'expression première d'une paralysie générale en voie d'évolution,
c. Antériorité des troubles cérébraux. — Cette série de faits est surabondamment démontrée par l'observation journalière : chez tel individu atteint depuis un an de folie paralytique et qui n'avait présenté aucun symptôme de lésion médullaire, on voit survenir peu à peu des tremblements des membres, des douleurs généralisées, de la contracture, des crampes, des fourmillements, des phénomènes ataxiformes, etc., toutes manifestations qui indiquent que la moelle a été atteinte après le cerveau.
Pour introduire quelque ordre dans cette étude, nous prendrons pour base l'anatomie pathologique et nous étudierons quatre séries de faits :
1* Les cas où la lésion ayant pour point de départ l'encéphale s'est étendue consécutivement aux méninges spinales postérieures ou aux cordons postérieurs de la moelle;
S' Les cas où les cellules des cornes grises antérieures et les méninges antérieures ont été aflectées;
3" Les cas où l'on a pu constater les symptômes et les lésions d'une myélite diffuse généralisée;
4** Ceux où la myélite difiiise a été circonscrite.
Ces diverses lésions spinales sont fréquentes, et il est rare que Taxe rachidien reste indemne lorsque la paralysie générale a eu le temps d'accomplir les diverses phases de son évolution. Ainsi, on peut estimer que sur cent malades pris au hasard et arrivés au commencement de la troisième période, il existe environ quatrevingt fois des lésions médullaires.
rf. Prédilection de la lésion pour la partie postérieure de la moelle et les nwninges postérieures. — Mais ces lésions ne sont pas également réparties; pour fixer les idées, nous dirons que, sur quatre-vingts cas, on peut soixante-quinze fois rapporter la lésion à la partie postérieure de Taxe rachidien et aux méninges postérieures ; c'est dire que la lésion des autres parties de la moelle est à peu près exceptionnelle. Cette sorte de sélection du processus morbide, cette prédilection pour la partie postérieure de l'axe rachidien nous semble très-intéressante à noter, mais encore inexplicable; il y a sans doute des relations soit anatomiques,