‹ Traité de la paralysie générale des aliénésChapitre 51 sur 126 · LÉSIONS SPINALES DANS U PARALYSIE GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

LÉSIONS SPINALES DANS U PARALYSIE GÉNÉRALE

soit fonctionnelles entre la partie antérieure du cerveau et la par* tie postérieure de la moelle, puisque, dans la paralysie générale, la lésion atteint tout spécialement ces parties de Taxe cérébrorachidien ; il y aura pour seconder cette notion à rechercher si dans d'autres maladies la même relation s'observe. Pour le iiiiv ment nous ne pouvons que la constater et la s^aler à rattention des chercheurs.

Ceci étant 9 on peut presque dire que l'ataxie fait partie de la sjmptomatologie ; mais cette ataxie a une physionomie toute >)>> ciale, nous l'avons dit à propos de l'étude symptomatique.

Pour rappeler encore l'attention sur ce point important, nou< transcrivons ici la description suivante, empruntée à Calmeil il i.

Quelques mois après le début de la paralysie générale, c la démarche de la malade E... recommence à attirer i'atlention par la bizarrerie des<^3 mécanisme. Chaque fois que la malade E... veut marcher, elle se \tv brusquement de son siège et oscille pendant quelques secondes, coranif si elle allait tomber; ses jambes fînissent cependant par se mettre n mouvement, mais la malade E... chancelle à chaque pas, comme si elle élut prise de vin. Il y a dans Faction des jambes un défaut complet d'équilibre, ou plutôt une désharmonie qui rappelle ce qui se passe dans la danse de Saiot- Guy, ou chez les animaux dont on a endommagé le cervelet ; les membres s: fléchissent, puis se redressent d*une manière brusque, s* écartent Tun de Tautre, puis se rapprochent en se heurtant, en se poussant mutuellemeut si bien que la malade E... est obligée de s'asseoir en toute bâte, après avoir parcouru un certain espace et décrivant mille sinuosités. On a cru remarquer néanmoins que Tétat comme convulsif des membres abdominaux finiss^ùi parfois par devenir moins tranché lorsque la malade était livrée à elle-mémf, exempte d'émotions, et en train de marcher seule depuis quelques instants. >

De môme que cette ataxie ne ressemble que de loin à celle d« tabès dor salis ^ de môme les lésions spinales diffèrent sensiblemenl suivant qu'on a affaire au tabès dorsalis ou à la paralysie générale. Chez les paralysés, en effet, la dégénérescence grise scléreu>e des cordons postérieurs est superficielle; les éléments neneui sont détruits par places, aussi bien dans les racines postérieures de la substance grise que dans les cordons postérieurs.

Cette ataxie des membres est sujette à des variations chez le? mêmes individus : elle peut s'exagérer, comme elle peut diminuer momentanément.

L'ataxie des muscles de la face et de la langue, le tremblenieiii

(1) Calmeil, Maladies inflammatoires (observation 118.)

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