pour 1000 ofliciers. * - 0,72 — sous-officiers
0,33 ^ soldats.
:m fiTFOLO(;rE.
Val-do-(iraco, paivft que los officiors en province sollicitent dj^> congés pour venir exposer h Paris leurs prétendues décomertes ou inventions.
C'est à tort que l'on croirait que cette terrible affection est dans l'armée en voie d'augmentation ; le fait est loin d'èlre démontré.
Influence du milieu cosmique. — Quant aux influences du milieu cosmique, elles sont encore mal élucidées, et nous ne pouvons que répéter ce qu'écrivait Marcé en 1862 :
« On a dit que les climats exerçaient une action réelle sur V développement de la maladie et qu'elle était rare dans les pays méridionaux. J'ai la conviction que ces différences tiennent presque uniquement à des erreurs de diagnostic. Beaucoup de médecins étrangers, et des plus instruits, méconnaissent la paralysie générale là où nous n'hésitons pas à l'affirmer, et ne consenl^nià l'admettre que lorsque la maladie est franchement entrée dans>a seconde période; il en résulte, au point de vue de la statistique, des différences de nombre considérables dont j'ai reconnu plu> d'une fois la cause en visitant des asiles étrangers ; là, je pouvais sans peine reconnaître les symptômes paralytiques chez des sujH> considérés simplement comme aliénés. >
D'autres causes sont encore capables d'amener directement une inflammation aiguë ou chronique de l'encéphale. Elles agisseoi alors d'une façon moins obscure que les diverses influences quf nous venons de passer en revue ; cependant nous ne les avons étudiées qu'en seconde ligne, parce que ce n'est que rarement que la paralysie générale leur peut être attribuée.
Nous aurons à signaler dans cet article :
Les chutes et les coups sur la tête, l'insolation, les accès souvent répétés d'épilepsie.
Coups et chutes sur la tête. — L'influence des coups et chuie^ sur la tête est aujourd'hui hors de doute : tous les auteurs Fa'imettent sans contestation.
Citons entre autres Meyer (1) qui raconte l'histoire d'un hommf^
(1) Meyer» Arch, fur Ptychiatrie und Nervenkrankheiten, 1868, p. 279.
COUPS ET rjUITES SUR LA TÊTE. 327
ayant soulevé avec sa tôle un poids considérable, qui devint mélancolique, puis paralysé général.
Marcé (i) exprime ainsi son opinion sur l'influence des traumatismes de la tête :
€ Je ne veux pas parler, dit-il, du délire nerveux à forme maniaque ou de la méningite qui complique les plaies de tête et même les simples commotions cérébrales, mais des troubles intellectuels survenant après une période prodromique assez longue, chez des individus ayant fait une chute grave. Pendant plusieui*s mois, plusieurs années après l'accident, les sujets éprouvent de la céphalalgie, des vertiges, leur intelligence s'affaiblit; ils ont des moments d'absence et sentent eux-mêmes quelque chose (Fanormal, puis un jour la folie éclate sans qu'on puisse lui assigner une cause occasionnelle bien manifeste. Dans la plupart des cas de ce genre, l'aliénation mentale revêtait une forme mal définie et offrait des alternatives irrégulières de stupeur, d'agitation <4 de lucidité imparfaite, sans idées délirantes systématisées, jamais la guérison n'a été complète ; plusieurs de ces malades sont arrivés progressivement à la démence.
» J'ai vu deux cas de paralysie générale dans lesquels les premiers symptômes remontaient à un violent coup porté sur la tête, la maladie suivit son cours sans offrir aucune notable particularité ni dans sa marche, ni dans ses symptômes. !>
Baillai^er (2) a cité l'observation suivante :
La femme M..., âgée de quaranle-cinq ans, devint aliénée à la suite d'une chute faîte sur la glace et ayant porté sur la tête.
Dès le lendemain^ on a observé une loquacité inaccoutumée qui a toujours été en augmentant, jusqu'à aboutir à un délire complet accompagné d'insomnie; la chute est la seule cause que le mari assigne à la maladie.
La maladie a évolué en vingt-huit jours, il n'est donc pas étonnant que Tautopsie n'ait pas révélé de lésions profondes et anciennes ; mais ce cas appartient néanmoins, de la façon la plus incontestable à notre avis, à la folie paralytique.
Calmeil (3) relate l'observation très-intéressante d'un homme
(1) Marcéf Traité des maladies mentales, p. 128. {t) BaiUarger, Appendice au Traité de Griesinger, p. 714.
(3) Calmeil, Traiié de la paralysie che* les aliénés, p. fHO, Maladies inflammatoires de 'encéphale, 119* obs.
3âK ÉTIOLOGIE.
qui, ayant reçu dans son enfance un coup violent sur le pariéul gauche, avec perte de substance de l'os, eut dans son adolescence (les attaques d'épilepsie, et à Tâge de cinquante-deux ans touslt^s symptômes de la paralysie générale des aliénés; l'autopsie vint d'ailleurs confirmer le diagnostic. Or Galmeil, àce propos, failles réflexions suivantes :
- <( Le professeur Lallemand, dont les travaux ont répandu un si grand éclat sur la pathologie du système nerveux, pense avec raison que la cicatrice qui existait depuis l'enfance dans le cerveau du malade dont on vient de lire l'observation, ne dut pas rester étrangère à la manifestation des attaques d'épilepsie que ce charpentier éprouva à une époque plus avancée de sa vie; maison peut supposer avec non moins de fondement que cette même cicatrice ne resta pas étrangère non plus au développement de l'inflammation cérébrale diffuse, dont il commença à présenter les premiers signes vers l'ûge de cinquante-deux ans, car, si son influence irritative ne s'est d'abord fait sentir sur les régions circonvoisines de la substance grise qu'à de rares intervalles, elle a cependant pu, à la longue, s'exercer dans un rayon plus étendu, et contribuer finalement à fixer d'une manière définitive l'aclivité maladive à la périphérie du cerveau. :»
Lasègue a également cité un cas de ce genre.
Voici enfin une observation qui m'est personnelle :
Observation XXXIII. — J'ai dans mon service de la Salpêtrière une nommée D..., âgée de quarante-six ans, qui est atteinte de paralysie génmlc depuis un accident de voiture survenu il y a huit mois. Elle est tombée sur le front, est.reslée sans connaissauce pendant quarante-huit heures, et fui conduite à Saint-Louis, où l'on a reconnu une fracture du crâne. Depuis IVci* dent il est survenu un strabisme convergent. La paralysie générale a la fornit' dite démence paralytique.
Insolation. — L'insolation est parfois la cause déterminante. Ainsi chez la malade dont parle Baillarger, c cette jeune femme était dans un état de santé parfaite, elle n'était en proie à aucun chagrin, lorsque, par une journée des plus chaudes, elle voulut assister à une revue. Dès le lendemain elle eut un violent mal de tele et le délire éclata bientôt. Il revêtit le caractère ambitieux, et, bien que la malade ait guéri, nous ne metlon>