DES COMPLICATIONS
chez un individu présentant déjà des symptômes de paralysie générale. Ou bien la maladie se termine brusquement par la mort, ou bien, passant au mode chronique, elle évolue plus ou moins lentement, mais ordinairement assez vite. Cette variété comprend les cas que Calmeil désignait sous le nom de périencéphalites diffuses aiguës; il ne faut pas les confondre avec les cas de manie aiguë; l'affection se rapproche davantage delà méningite franche.
2° La deuxième variété est la forme la plus commune; c'est celle dans laquelle le délire expansif et ambitieux est dominant. Elle est souvent accompagnée d'attaques épileptiformes et apoplectiformes.
3° La troisième variété mérite le nom dedémence paralytique. C'est la forme chronique par excellence, accompagnée de peu de troubles somatiques. Elle est en rapport avec un état inflammatoire ([uelquefois très-intense; aussi faut-il diriger contre elle un traitement antiphlogistique, et ne pas la confondre avec les cas de démence simple, avec les cas de pseudo-paralysie générale sénile ou avec les divers cas de pseudo-paralysie générale.
4° La quatrième variété est la paralysie générale sénile. Elle est sur la limite des pseudo-paralysies générales ; elle n'a, en effet, de la paralysie générale inflammatoire que la symptomatologie et qu'une partie très-minime de l'anatomie pathologique. Elle est en rapport avec des lésions athéromateuses; elle se rencontre très-rarement. Nous devons cependant la signaler à cause de la gravité de son pronostic et pour prévenir le praticien que dans ces cas l'intervention thérapeutique doit être très-réservée.
5" La cinquième variété est la forme spinale. Dans cette forme, les troubles d'origine médullaire dominent la scène morbide, les troubles intellectuels ne sont qu'au second plan. Grande irrégularité dans les manifestations, dans la durée et dans le pronostic de cette forme.
La durée varie suivant les formes ; toute espèce de moyenne donnée par la statistique est dénuée de valeur. Les terminaisons sont quelquefois la guérison définitive, quelquefois le passage à l'état chronique et le plus souvent la mort.
La guérison est possible, quoi qu'on en ait dit ; elle se fait, soit spontanément, soit à la suite d'une sorte de crise, soit par le fait d'une révulsion puissante et accidentelle, ou bien elle est due à l'intervention thérapeutique. Nous rapportons treize observations de guérisons incontestables, et à propos du traitement nous en rapporterons encore d'autres.
Le passage cà l'état chronique ne donne lieu à aucune considération. La mort est causée, soit par une maladie intercurrente, soit par la diarrhée, soit par la cystite, par les eschares, par asphyxie mécanique, par épuisement, et le plus souvent par le fait d'une des complications qui vont être étudiées.