LÉSIONS SPINALES
Un fait absolument identique a été publié par Calmeil, longtemps avant la connaissance du centre cilio-spinal de Budge (1).
C'ôtnil un aliéné paralylique, chez lequel, six mois après l'explosion du délire on put noler les phénomènes suivants: « Un matin, on remarque une altération profonde dans la physionomie, le teinl du visage est livide ; A... demeure cramponné au grillage d'un poêle et refuse de manger. La chaleur générale est diminuée, le pouls est fréquent mais difficile à explorer ; élroitcsse cxcessice des pupilles, agitation commeiH'ii'Ue, embarras de la langue beaucoup plus intense que la veille, affaiblissement des jambes, qui rend la progression à peu près impossible; le lendemain l'agitation est excessive.
» Pourtant A... est dans l'impossibilité de soulever ses membres abdominaux, qu'il parvient seulement à traîner à la surface du lit. Il porte facilement les bras à sa tète ; les mains sont à peu près insensibles, ainsi que les cuisses et les jambes ; état fébrile, danger imminent. Mort le soir.
» A l'autopsie, on trouva un ramollissement de la moelle, à partir de la quatrième cervicale; l'altération siège surtout dans les faisceaux postérieurs, mais pénètre jusqu'aux faisceaux antérieurs qu'elle intéresse, mais légèrement ; la substance médullaire, sans être précisément diffluente comme le serait du pus liquide, s'éloigne de sa fermeté habituelle; cette altération diminue d'une manière graduelle et ne descend pas au delà de la huitième vertèbre. »
Ainsi les altérations les plus profondes delà moelle peuvent se rcnconirer cliez les aliénés paralytiques, et tous ces faits ne font que confirmer cette vérité qu'il y a entre le cerveau et la moelle des rapports qu'il ne faut pas un instant perdre de vue.
RÉSUMÉ
Les troubles d'origine spinale qu'on est à même d'observer dans la folie [laralytiiiue peuvent être considérés soit comme symptômes, soit comme complications. Nous les étudierons en trois séries:
1. Suivant qu'ils surviennent en même temps que les troubles encéphaliques ;