‹ Traité de la paralysie générale des aliénés [electronic resource]Chapitre 70 sur 137 · INFLUENCE DES NERFS VASO-MOTEURS · texte numérisé non relu

INFLUENCE DES NERFS VASO-MOTEURS

vioiineiit à être excités, les muscles qu'ils animent se contractent et les vaisseaux se rétrécissent. Si, au contraire, l'action de ces nerfs vient à être momentanément suspendue, les vaisseaux se dilatent et il se produit des phénomènes de congestion. Il parait en outre y avoir des lilets nerveux spécialement destinés à dilater les vaisseaux; ce seraient eux qui agiraient dans l'hyperhémic active.

Ce qu'il importe de bien savoir, c'est que l'action des uerls vaso-moteurs n'est pas nécessairement suspendue dans tous les organes à la fois. Chaque organe a pour ainsi dire son centre propre d'innervation. Les nei'fs vaso-moteurs, en effet, ne naissent pas d'un centre unique; ils paraissent tirer leur origine de toute l'étendue de la substance grise de la moelle.

La paralysie vaso-motrice n'atteint donc le plus souvent que tel ou tel déparlement du corps humain ; de là, la possibilité des congestions locales.

Ceci étant, quelle est la cause de la dilatation vasculaire amenant l'hyperhémic encéphahque ? Quelles sont, d'une façon générale, les influences qui provoquent la paralysie vaso-motrice ou, si l'on veut, la congestion active dans les divers organes?

§ — C'est le plus souvent une influence insaississable que ne révèlent ni le scalpel, ni le microscope, ni le raisonnement, ni Texpérimen talion. C'est cette influence occulte qui provoque, sans qu'on sache pourquoi, des congestions dans le poumon, dans le cerveau. C'est contre elle que cherchait à lutter l'école itahenne au moyen de la médication contro-stimulante.

§2. — Dans d'autres circonstances, il est possible de rapporter les phénomènes vasculaires à une irritation siégeant dans la partie du corps qui va être atteinte ou qui est atteinte de congestion.

§ 3. — Dans d'autres circonstances enfin, l'irritation qui va déterminer la congestion d'un organe ou qui l'a déjà déterminée, siège dans une partie du corps plus ou moins éloignée de cet organe.

C'est dans ces derniers cas que la congestion est dite réflexe.

C'est sous ces trois chefs que nous essayerons de grouper toutes les influences capables d'amener l'hyperhémic encéphalique.

Ktiologie. — On peut estimer que, une fois sur dix, Véliuluylc

m ÉTIOLOGIE.

de la paralysie générale échappe à toute espèce d'interprétation ; l'analyse la plus minutieuse ne peut pas pénétrer la cause de la maladie. Sur un relevé de 60 observations prises à la Salpètrière, nous avons compté 1 8 cas dans lesquels l'étiologie nous échappe absolument.

Mais nous sommes convaincu que s'il était donné de connaître les malades dans leur vie antérieure, ou d'obtenir des parents des renseignements ou des aveux complets, on verrait ce rapport diminuer beaucoup et ne pas s'éloigner sensiblement du chiffre i/ 10.

Hérédité. — Le plus souvent il existe chez les malades qui deviennent aliénés paralytiques une prédisposition héréditaire. Les avis sont partagés à ce sujet.

Calmeil prétend qu'on rencontre l'hérédité dans le tiers des cas, c'est-à-dire que dans le tiers des cas on rencontre parmi les ascendants des paralysés généraux, des aliénés de toutes sortes, maniaques, raonomaniaques, paralysés généraux, épileptiques, etc.

Marcé est du même avis.

D'autres auteurs nient cette influence. La paralysie générale, disent-ils, arrive h un âge où les influences héréditaires n'ont plus une importance capitale; ils s'appuient aussi sur des statistiques. La statistique est une arme dont on doit peu se servir dans les questions relatives à la paralysie générale, el voici pourquoi : une statistique n'est bonne qu'à la double condition de porter sur de grands nombres et sur des unités de même nature.

Or, la loi des grands nombres peut être à la rigueur observée, mais la deuxième condition est difficile à remplir, à cause de toutes les pseudo-paralysies générales, à cause de la difficulté du diagnostic de la véritable à ses diverses périodes.

L'hérédité joue, dans tout ce qui a rapport au système nerveux, un rôle si important, qu'il nous semble logique de conclure à priori qu'elle n'est pas étrangère à la paralysie générale ou au moins à la tendance aux congestions encéphaliques. D'autre part, le dépouillement de nombreuses observations nous permet d'affirmer l'influence considérable de l'hérédité.

Les influences capables d'amener vers le cerveau un travail fluxionnaire qui produira à la longue la folie paralytique h:ont

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