‹ Traité de la peintureChapitre 219 sur 298 · CHAPITRE CCLXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE CCLXV

De la position des Jigures,

Les figures qui sont dans une altitude stable et ferme , doivTnt rsvoir dans leurs membres quelque vari<Hé qui fasse un contraste ; c'est-àdire , que si un des bras se porte en devant , il faut que l'autre demeure ferme ou se relire en anière ; et si la figure est appuyée sur une jambe , que l'c'paule qui porte sur cette jambe soit plus basse que l'aulre épaule : cela s'observe par les personnes de jugement, qui ont tou-

jours soin de donner le contrepoids naturel à la fi^ure qui est sur ses pîetls, de peur qu'elle ne vienne à tomber, parce qu>', s'appuyant sur un (Ls pieds , la jambe opposée qui est un peu pliée , ne soutient point le corps , et demeure comme morle et sans action ; de sorte qu'il faut nécessairement que le poids d'en liant qui se rencontre sur cette jambe, envoie le centre de sa pesanteur sur la jointure de l'autre jaml)e qui porte le corps.

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