‹ Traité de la peintureChapitre 224 sur 298 · CHAPITRE CCLXXni · texte numérisé non relu

CHAPITRE CCLXXni

Du jugement qu'un Peintre fait de ses cuivrages et de ceux des autres.

Quand les connaissances d'un Peintre ne vont pas au delà do son ouvrage , c est un mauvais signe jiour le Peintre; et quand l'ouvrage surpasse les connaissances et les lumières de l'ouvrier, comme il arrive à ceux qui s'étonnent d'avoir si bien réussi dans l'exécution de leur dessin , c'est encore pis; mais lorsque les lumiè-

res cl'iîîi Peintre vont au delà de son oiivTage ^ et qu'il n'est pas content de lui-même , c'est une très-bonne marque , et un jeune Peintre qui a ce rare talent d'esprit , deviendra sans doute un excellent ouvrier : il est vrai qu'il fera peu d'ouvrages , mais ils seront excellens , ils donneront de l'admiration, el, comme on dit , ils attii'eroiit,

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