CHAPITRE CCXCII
Effet de V éloignement des objets par rapport au dessin.
Les premières choses qui disparaisseitt e^ s'éloignant dans les corps qui sont dans l'ombre, et même dans ceux qui sont éclairés, ce sont les contours; et après, en un peu plus de distance , on cesse de voir les termes qui divisent les parties des corps contigus , quand ces corps sont dans l'ombre : ensuite la grosseur des jambes par le pied, puis les moindres parties se perdent peu à peu, tellement quà la fin, par un gi-and éloignement, l'objet ne paraît plus que comme une masse confuse, où l'on ne distingue point de parties.
CHAPITFiE CGXGin.
Effet de V éloignement des objets par rapport au coloris.
IjA première chose que l'éloignement fait disparaître dans les couleurs, c'est le lustre.
qui est leur plus subtile piU'tie, et comme l'éclat dans les lumicres ; la seconde chose qui disparaît , ou pliilôt qui diminue et qui s'affai- Ijlit en s'éloignafit davantage, est la lumière , parce qu'elle est moinilre en quantité que n'est l'ombre; la troisième sont les ombres principales 5 et onfin dans un grand éloignement il ue/ reste plus cpi'une obscurité médiocre, mais générale et confuse.
CHAPIIRE CCXCIV.
De la nature des cojitours des corps sur les autres corps» ( PI. 28. )
Quand les corps dont la superficie est convexe , vont terminer sur d'autres corps de même coideur , le terme ou le contour du corps convexe paraîtra plus obscur que le corps qui lui sert de champ , et qui confine avec le corps convexe. A l'égard des superficies plates, leur terme paraîtra fort obscur sur un fond lîlanc ; et sur un fond obscur, il paraîtra plus ckiir qu'en aucune autre de ses parties, quoique la lumière qui éclaire les autres parties ait partout la même force.
Jl. 25. Cliapitr'e CCXCIV", Ta. 2^9
n . 2 4-1- Cjxapitr e C CX C V . 7a.2q8.
CHAPIIRE CCXCV.
Des figures qui marchent contre le vent, (PI. 24.)
Un homme qui marche contre le vent, quand il est violent , ne garde pas la ligne qui passe par le centre de sa pesant» ur avec l'équilibre parfait qui se fait par la distribution éga e "du poids du corps autour du pied qui le soutient,