CHAPITRE LXXV
De la rèverhèraiion , ou des rcjlets de la lumière*
Les reflets de la lumière vierment des corps clairs et transparens , dont la sup(\rficie est polie et médiocrement épaisse : car ces corps étant frappés de quelque lumière , elle rejaillit comme une balle qui fait mi bond , et elle se réfléchit sur le premier objet qu'elle rencontre du coté opposé à celui d'où elle vient.
Les reflets peuvent être considérés coiîime des lumières mixtes qui éclairent les parties ombrées des corps <jui se rencontrent à la portée des rayons réfléchi». Les lumières de réflexion peuvent être faibles ou fortes selon la qualité plus ou moins dense des corps qui les réfléchissent. Les corps qui communiquent leur lumière sur d'autres corps, y communiquent aussi leurs couleurs avec les modifications qu'on A'a voir dans tous les chapitres qui traitent cette matière.
11 y a des corps transparens et des corps opaques : la différence consiste en ce que les rayons de la lumière pénètrent dans les corps transparens et y passent mémn
à travers ; au lieu qu'ils s'arrêtent sur la superficie dcà corps opaques qui les relièlent.
Outre les apparences des couleurs qui se mêlent lèg unes avec les autres par le redct, il v a encore les appa-; renées des corps mêmes qui se voient sur d'autres corps aussi distinctement que dans le miroir; tel que sur les métaux, comme l'or, l'argent, le fer , et généralement les corps polis, sur le marbre, et principalement dan^ l'eau.