‹ Traité de la peintureChapitre 87 sur 298 · CHAPITRE LXXVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE LXXVIII

Des rejlels de lumière qui sont portes sur des ombres.

Si la lumière du jour éclairant quelque corps tst réflécliie sur les ombres qui l'environnent ,

elle formera des reiiets qui seront plus ou moins clairs, selon la force de leur lumirre et selon qu'ils sont plus ou moins proches du corps qui renvoie la lumière. 11 y en a qui nég'i^ient cette observation que d'aulres mellent en pratique, et cette diversité de sentiment et de pratique partage les Peintres en deux sectes , et chaque secte blâme celle qui lui est opposée. Si vous voulez garder un juste milieu, et n'être blâmé de personne, je vous conseille de ne faire de; reflets de lumière que lorsfjue la cause de ces reflets et de leurs teintes sera assez évidente pour être connue de tout le monde. Usez-en de même , lorsque vous ne faites point de reiiets , et qu'on voie qu'il n'y avait pas raison d'en faire.

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