DESCRIPTION GÉNÉRALE DES CINQ TYPES GÉOMÉTRIQUES
Type carré
Le type carré est l’indice d’une nature énergique, brusque, très opiniâtre, d’une fermeté de caractère poussée jusqu’à l’inflexibilité, et qui peut même facilement dégénérer en dureté. Les individus qui possèdent ce type ont les idées très arrêtées; ils sont brefs et cassants dans leurs jugements. Censurant constamment les idées d’autrui, ils souffrent impatiemment qu’on discute celles qui leur sont propres, et ils sont enclins à imposer leurs opinions, bien qu’ils soient amateurs de dissertations; habiles raisonneurs, leur logique serrée et puissante se trouve souvent faussée par leur manie d’ergoter qui les fait facilement glisser dans les sophismes. Ils ont le sens pratique singulièrement développé. Le positivisme de leur esprit annule les quelques élans d’idéalisme qu’ils sont parfois susceptibles d’éprouver. Leur intelligence systématique les porte à tout faire par compas et par mesure. Leur ardent désir de connaître le pourquoi des choses les conduit à fouiller et à approfondir toutes les questions pour en découvrir la cause; prenant un singulier plaisir à considérer et à examiner les choses sous toutes leurs faces. Leur puissance d’observation et de recherche leur fait poursuivre les problèmes les plus insolubles. C’est par la patience, par la persévérance et par l’assiduité au travail qu’ils viennent à bout de leurs desseins. Le labeur et les obstacles ne les découragent point et leur tenace énergie s’accroît par les difficultés qu’elle rencontre. Ils sont aptes à l’érudition, aux sciences exactes, à la philosophie et aux
mathématiques. Mais chez eux, le manque d’imagination et l’inaptitude à l’idéalité ne les rend pas propres aux arts, si ce n’est à ceux qui s’appliquent à l’industrie; car ils ont les aptitudes nécessaires pour faire de remarquables inventeurs de machines et de très habiles mécaniciens; si parfois ils cultivent les beaux-arts, on les verra réalistes et jamais idéalistes. Amateurs de constructions, ils ont aussi les aptitudes propres à l’architecture ; et, s’ils s’adonnent à cet art, on distinguera leurs œuvres à la sévérité, à la solidité, voire même à une sorte de rusticité qui y présideront. Dans un autre ordre de choses, ils appliqueront leurs facultés intellectuelles aux sciences qui concernent l’agriculture.
Leur nature sceptique et douteuse les conduit au matérialisme; ils sont trop raisonneurs pour être croyants; mais si la foi vient à éclairer leur âme, alors leur religion se fonde sur des principes que rien ne peut ébranler, et elle prend une teinte marquée d’ascétisme et d’austérité. Ce type se trouve assez fréquemment parmi les moines cloîtrés qui suivent une règle très austère; et ces sortes d’individus sont presque toujours des convertis. Ce qui prédomine chez eux, c’est l’amour de la propriété, ainsi qu’une forte tendance à l’avarice. Les idées d’ordre et de méthode prévalent dans leur esprit. Comme ils sont égoïstes par nature, ils ne brillent ni par la sensibilité, ni par la miséricorde, ni par la clémence. Ils sont plus susceptibles de justice que de générosité; et le calcul entre pour beaucoup dans les services que parfois ils peuvent rendre aux autres. Chez eux, la tête commande le cœur; aussi, sont-ils fort peu accessibles au sentiment de l’amour. Bien qu’ils aient des passions impétueuses, et qu’ils soient véhéments dans la satisfaction de leurs désirs charnels, là se borne chez eux ce qui concerne l’amour : ils en ont le sens matériel, voilà tout. On peut les voir sécher d’ambition, et s’épuiser à la recherche des richesses; mais on ne les verra jamais ni languir ni mourir d’amour. Ils sont médiocrement sociables, et supportent aisément la solitude; cependant, ils
apprécient la vie de famille; aiment singulièrement leurs enfants, avec lesquels ils sont disposés à la faiblesse, surtout si le système osseux ne prédomine pas chez eux avec excès, et si l’élément sanguin s'y trouve associé.
Ce type est généralement un signe de longévité, si le système osseux est prédominant.
Quand un enfant possède ce type, on doit lui inculquer, dès son jeune âge, des principes de religion et de morale, afin d’entraver le développement de ses mauvais instincts et d’empêcher que son existence ne soit marquée par le crime et l'infamie. Pour conduire et dompter une semblable nature, il faut une main de fer et un caractère solidement trempé.
Quand, dans les basses classes de la société, on rencontre des individus au type carré, ce sont des natures grossières, brusques, dures, inciviles, matérielles, impies, cyniques, chez lesquelles la force corporelle remplace le sentiment du droit; qui ne sont impressionnées et domptées que par la force brutale, et dont les instincts sauvages et la férocité latente peuvent, sous l’empire de la passion, de la haine ou de la cupidité, faire explosion, et se traduire par quelque tentative d’homicide. Il est donc de toute nécessité, dans l’intérêt de la société, d’employer les plus grands efforts pour moraliser ces individus, en faisant pénétrer, dès l’enfance, dans leur âme le sentiment religieux.
Quant aux hommes faits, il y a chez eux peu de réforme à espérer; à moins d’utiliser leurs instincts de cupidité, en fondant des caisses de travail qui puissent leur avancer des sommes d'argent pour faire fructifier leur industrie, et leur procurer ainsi le moyen d’acquérir quelque propriété. On donnerait ainsi, par des voies honnêtes, pleine satisfaction à f instinct pivotai de leur individualité : l’amour de la propriété. Ce qui les amènerait à s’amender et à se sanctifier par le travail.
Type triangulaire
Ce type dénote un caractère bizarre et fantasque, une énergie capricieuse, qui s’accuse par saccade et par boutade, mais qui manque de persévérance suivie. Les individus qui ont ce type agissent plutôt sous l’impulsion du coup de tête que sous l’empire de la réflexion. Ils sont entraînés à effectuer leurs projets avant de leur avoir laissé atteindre leur parfaite maturité. Le calme et la patience qui président à la conception de leurs desseins contrastent singulièrement avec la brouillonnerie qu’ils apportent à l’exécution. Ils ont de la prudence, de la ruse, sont très menteurs, habiles à fabriquer des fables, et adroits conteurs. Doués de l’esprit de saillies, ils ont la repartie vive; sont moqueurs, gouailleurs, taquins et facétieux; mais leur gaieté est superficielle et trompeuse, car intérieurement la mélancolie les travaille fort; et ils sont fréquemment tourmentés par des tristesses inlimes, des vides de l’âme, et de profonds découragements. A des élans d’énergie et d’enthousiasme succèdent de promptes défaillances. Chez eux, l’amour du merveilleux est combattu par la pente au doute et au scepticisme, et les aspirations religieuses sont entravées par certaines tendances matérialistes; de sorte qu’ils sont flottants et indécis entre le spiritualisme et le matérialisme; entraînés tantôt vers l’un, tantôt vers l’autre de ces systèmes, subissant les impressions de ces idées contradictoires et éprouvant une grande difficulté à se fixer à ce sujet. Aussi les verra-t-on dans un temps embrasser avec ardeur des opinions qu’ils abandonneront ensuite pour en adopter d’autres opposées aux précédentes. Ardents propagateurs des doctrines qu’ils ont adoptées, ils combattent avec acharnement leurs adversaires, et il n’est point de sacrifices qu’ils ne puissent s’imposer pour faire triompher la cause qu’ils défendent. Leur esprit de contradiction fait que leur opiniâtreté s’augmentera d’autant plus qu’on opposera plus
(le résistance à la réalisation de leurs desseins. Chez eux, l’imagination surpasse de beaucoup le bon sens; bien qu’à les entendre raisonner, on puisse croire le contraire. Plus forts en théorie qu’en pratique, ils sont enclins à agir sous l’empire d’idées préconçues. Ils ne manquent ni de perspicacité ni de pénétration, et leur esprit possède une activité fiévreuse. Leur intelligence mixte réunit des aptitudes et des facultés diverses et contradictoires; ainsi, chez eux, le sentiment de la poésie et des arts s’allie au goût de la philosophie; aussi sont-ils rêveurs et penseurs, idéalistes et réalistes. Leur esprit systématique et inventif les rend également propres aux sciences exactes; mais ils sont doués d’un esprit paradoxal, et glissent facilement dans les utopies. Ils sont fort enclins à la dissimulation, à la tromperie et à la fausseté. Us ont à lutter contre une inclination marquée à l’hypocrisie. L’instinct du vol prédomine chez eux, et si, dès l’enfance, ils ne sont pas arrêtés sur cette pente fatale, ils s’adonneront à cette basse passion. D’une nature insubordonnée, toute discipline leur est insupportable; amoureux de liberté, ils font tout au monde pour conserver leur indépendance, et ils considèrent la servitude comme le plus grand des maux. Ombrageux et tyranniques en affections, l’amour est pour eux une source de soucis, de chagrins et de déceptions qui ne leur laisse ni paix ni repos. Ils ont le goût des voyages, et la vie aventureuse leur plaît; aussi sont-ils susceptibles de chercher la fortune dans de lointaines et périlleuses pérégrinations. Plus hardis et plus habiles qu’heureux dans leurs entreprises, ils n’acquièrent la richesse qu’avec peine, et ils ne la conservent que très difficilement. Ils sont fort enclins à courir après la fortune dans des spéculations hasardeuses; et la passion du jeu s’empare facilement de leur esprit. La bizarrerie et l'irritabilité de leur caractère les rend très malheureux ainsi que ceux avec lesquels ils vivent. Leurs amitiés sont fréquemment troublées par des contestations et par des brouilles. Leur manie de tout critiquer et de railler
les autres leur fait beaucoup d’ennemis. Ils sont prompts à l'injure, et leur agressivité leur occasionne des duels très fréquents. Les associations leur sont généralement préjudiciables, et ils s'engagent facilement dans les procès, bien qu’ils n’y soient pas heureux.
Type rond
Les individus au type rond ont beacoup d’initiative et une grande énergie d’action. Toujours agir et produire, tel est le pivot fondamental de leur individualité. Fougueux et colères, le sang-froid leur fait complètement défaut; hommes d’action, et pressés d’exécuter leurs desseins, ils ne prennent point le. temps de les mûrir. A peine ont-ils conçu un projet qu’ils s’occupent de l’effectuer. Mais l’empressement qu’ils apportent à l’exécution de leur œuvre les empêche d’atteindre le but qu’ils se proposaient, et ils dépensent en pure perte leur énergie et leur fiévreuse activité. Leur réussite est parfaite dans tout ce qui exige de l’audace et de la promptitude d’action. Ils ont l’entendement et la conception faciles; mais la vivacité qu’ils mettent à traduire leurs pensées fait qu’ils les expriment avant qu’elles soient parfaitement nettes. Chez eux, la réflexion vient après l’action, ce qui leur donne souvent lieu de regretter leurs actes. Leurs jugements, formulés avec trop de précipitation, sont souvent erronés. L’expérience ne leur vient que tardivement et dans de faibles proportions. Le courage s’allume facilement dans leur cœur, mais il est tout instantané, et peut aller jusqu’à la témérité. Ils ne doutent pas du succès des choses qu’ils entreprennent ; mais si les obstacles se présentent, ils n’ont ni l’adresse nécessaire pour les tourner, ni la persévérance pour les vaincre; aussi, éprouvent-ils de fréquentes déceptions. L’imprévoyance et l’imprudence qui leur sont habituelles leur occasionnent bien des soucis, et les mettent dans de grands embarras. Ils ont une incapacité marquée pour les choses et
les œuvres qui réclament une action lente, calme 'et suivie. Leur brusque franchise leur est très préjudiciable. Impérieux dans le commandement, ils ne peuvent souffrir qu’on leur résiste. Enclins à dominer leurs semblables, ils ne supportent point la domination d’autrui.
Ronds et prompts en affaires, ils entendent arriver droit et vite au but. Bien qu’ils apprécient singulièrement la valeur de l’argent, ils sont cependant susceptibles de générosité et de prodigalité. Us ont de l’ordre dans leurs affaires; mais peu ou même point en ce qui concerne le rangement des choses dont ils se servent journellement, bien qu’ils apprécient ce genre d’ordre. Ils tiennent singulièrement à leurs droits et sont toujours prêts à les défendre. Leur esprit pratique, positif et réaliste, n’entend rien à tout ce qui touche la poésie et le sentiment. Leurs aptitudes artistiques portent plutôt sur l’imitation que sur l’invention, quoiqu’ils soient inventifs en ce qui concerne les œuvres industrielles. Ils sont aptes au commerce en grand et principalement habiles comme courtiers-voyageurs. Ils sont sociables, d’une expansivité brusque et irréfléchie; la conversation est de leur goût pourvu qu’elle soit di versifiée, libre et qu’une certaine gaieté y préside. Leur esprit est caustique et assez léger; ils ont du plaisir aux bons mots, aux charges et aux calembours ; aussi sont-ils peu propres aux choses sérieuses. Us sont amateurs du confortable et des plaisirs de la table; gourmands et gourmets, gais convives ; les chansons bachiques et grivoises sont de leur goût. Leur tendance naturelle les entraîne facilement dans les excès. La sensualité est chez eux très développée ; ils jouissent presque exclusivement par les sens ; sont très partisans de l’amour, pourvu toutefois qu’il ne leur cause ni chaîne ni soucis; exagérés en tout, ils sont aussi ardents en haine qu’en amour. Chez eux, la ruse et la diplomatie existent plutôt en idée qu’en fait. Jaloux de leur autorité, ils tiennent fort à ce qu’elle soit respectée et ils ne peuvent souffrir qu’on l’usurpe; c’est pourquoi ils sont maîtres
absolus dans leur famille et dans leurs affaires, ayant pour habitude de ne prendre conseil que d’eux-mômes. Grondeurs et sévères, ils savent se faire craindre et obéir. Ils ont une forte dose d’amour-propre et de vanité qui fait qu’on est bien mal reçu quand on les contrecarre ou qu’on leur fait des observations ou des réprimandes. Leur susceptibilité habituelle les rend prompts à se fâcher pour la moindre offense. Plus sensibles en réalité qu’en apparence, ils sont séduits par les prévenances et par les caresses qui leur sont prodiguées. Chez eux, la colère est si impétueuse qu’elle peut aller jusqu’à la fureur. Ils sont très difficilement maîtres d’euxmômes et deviennent aisément esclaves de leurs fougueuses passions; ils peuvent alors glisser dans de terribles écarts.
Type ovale
Les individus au type ovale sont caractérisés par une mobilité et une impressionnabilité excessives. La souplesse accentuée de leur nature manque cependant de ressorts propres à la réaction, et ils sont dans l’impossibilité presque absolue de réagir contre leurs tendances individuelles. Ils vivent dans une instabilité continuelle, changeant sans cesse d’idées, de désirs et de goûts. Capricieux à l’excès, rien au monde ne peut les satisfaire entièrement parce qu’ils désirent toujours. Chez eux les aspirations se succèdent sans qu’ils puissent en jouir autrement que par leur imagination, qui est insatiable. Ils agissent sous l’empire du caprice, suivant l’impulsion de leur premier mouvement, faisant tout par coups de tète, sans calculer les conséquences de leurs actes. Ils ont pour habitude de commencer mille choses sans en terminer une seule. Leur facilité de conception et leur remarquable spontanéité d’idées les rend fort propres à esquisser les choses; mais leur versatilité et leur défaut d’assiduité au travail les empêche de terminer leurs œuvres. Ils sont très faibles de caractère, quoiqu’ils affectent certains
simulacres d’énergie. La ténacité cl la persévérance leur sont inconnues ; mais on ne les conduit pas aussi facilement qu’on pourrait le croire, car ils ont une forte dose d’entêtement et d’esprit de résistance; de sorte qu’ils échappent à la domination que l’on veut leur imposer, et cela en affectant de la subir. Timides et inconstants en tout, ils reçoivent aisément les impressions étrangères sans en retenir les effets. Leur manque de réflexion peut les entraîner à commettre des inconséquences. Paresseux à l’action physique, et peu courageux, ils sont très accessibles à la peur. Avec des apparences de bonhomie, ils sont rusés et menteurs. Indépendants à l'excès, ils se lient facilement, mais sans s’attacher. Romanesques dans leurs affections, et de nature amoureuse, ils sont très capricieux et très volages. Ils jouissent beaucoup plus par l’idée que par les sens, et prennent un plaisir infini aux aventures.
Leur esprit est facile, curieux, fantasque, conteur et superficiel. Ils sont rêveurs, idéalistes, spiritualistes, inspirés, enthousiastes, intuitifs, entraînés par l’amour du merveilleux, et tout à la fois crédules et douteurs, poètes et artistes ; mais ils n’ont point d’ordre, et n’entendent absolument rien à la pratique et au positivisme de la vie; par suite, ils n’ont aucune aptitude pour les affaires. Prompts à promettre et à engager leur parole, ils ne tiennent point les engagements qu’ils ont pris.
Dans leur âme, le sentiment religieux est très développé, et tourne facilement au mysticisme ; aussi leurs idées religieuses sont très exaltées, et marquées d’intolérance. L’esprit de prosélytisme est en eux prédominant. Ils sont enclins aux systèmes religieux; et il est fréquent de voir parmi eux des fondateurs ou des réformateurs de religions.
Ils sont aussi prédisposés aux visions, aux apparitions; ils ont de remarquables aptitudes pour les sciences occultes, l’esprit d’intuition et de divination leur étant familier; aussi ont-ils des pressentiments extraordinaires, des inspirations
secrètes, des élans prophétiques merveilleux. Leur intelligence est organisée de telle sorte qu’ils devinent les choses plutôt qu’ils ne les apprennent.
Type conoïde
Les individus au type conoïde ont le sens pratique très développé; le bon sens leur est naturel et constitue une des grandes forces de leur individualité. Chez eux, le positivisme prédomine exclusivement. Le sens imaginatif leur manque, de sorte qu’ils ne sont ni artistes, ni poètes, ni idéalistes ; ce sont des réalistes dans toute l’acception du mot. Ils ont une certaine finesse d’esprit et beaucoup de tact; mais leur intelligence étroite ne franchit pas la sphère du positif et du connu. Pleins de vanité et remplis d’eux-mêmes, ils s’écoutent lorsqu’ils parlent; ils sont poseurs, ils désirent être remarqués et passer pour importants. Sous des apparences de bonhomie, ils cachent beaucoup de finesse, de ruse et de diplomatie. Ils sont conservateurs, autoritaires, calculateurs et exploiteurs. En dehors de l’initiative et de l’activité des affaires, ils sont indolents, apathiques, amateurs du repos, faibles de caractère et irrésolus. Toute innovation les déroute et leur fait peur, car ce qu’ils désirent par-dessus tout, c’est de jouir de la vie avec une insouciante quiétude. Chez eux l’égoïsme est déguisé sous des apparences de philanthropie; aussi sont-ils singulièrement importunés quand on sollicite leur générosité. Ils ont horreur du sang répandu. Ils ont beaucoup de respect humain et tiennent particulièrement au point d’honneur et à la considération publique. Ambitieux d’honneurs, convoiteux de places, ils aiment à paraître en public, à présider les assemblées, pourvu qu'il n’y ait pas de péril, cor ils sont communément poltrons et tiennent excessivement à la vie. Ils sont joviaux, sociables, aimant le monde, les festins, les bons mots, les théâtres cl les plaisirs de la famille. Ce sont ordinairement des pères
faibles, quoique parfois grondeurs. Ils sont amateurs du confortable. Chez eux, le sensualisme de l’estomac prédomine : ce sont de fins gourmets, souvent aussi des gastronomes voraces. L’amour sensuel est fort de leur goût, pourvu qu’il ne leur cause point de soucis, car tout chagrin leur fait peur; aussi fuient-ils soigneusement toute occasion de peine et de tristesse. Les qualités d'ordre et de gouverne de la vie leur sont habituelles. Ils aiment passionnément l’argent. La nature et la chance les servent heureusement pour acquérir et augmenter leurs richesses. Ils sont habiles administrateurs, et leur organisation individuelle les rend propres aux affaires de gérance, de banque et de finance.