LA PHYSIONOMIE HUMAINE ET SES CINQ TYPES GÉOMÉTRIQUES
La face humaine, par sa conformation générale, correspond à cinq figures géométriques qui sont le carré, le rond, l’ellipse, le triangle et le cône.
Toute tète humaine est enfermée dans l’une ou l’autre de ces figures. Ce sont là les cinq types généraux que peut affecter le visage humain, et qui constituent l’une des bases fondamentales sur lesquelles sont établis notre doctrine et notre système physionomiques.
Chacun de ces types se divise en trois classes déterminées par la proportion du type ; ainsi nous avons :
1° Le type carré franc, le type carré long, le type carré court;
2° Le type rond franc, le type rond allongé, le type rond court;
3° Le type ovale franc, le type ovale allongé, le tyrpe ovale court ;
4" Le type triangulaire franc, le type triangulaire allongé, Je type triangulaire court ;
5° Le type conoïde franc, le type conoïdc allongé, le type conoïde court.
Le caractère typique et ses indications physionomiques sont diversement modifiés par le tempérament et, d une façon toute particulière, par l’adaptation et l’association de certains facteurs typiques puissants qui apportent de grands
changements aux types géométriques, et qui leur impriment un caractère distinctif. Nous en parlerons en leur lieu, et ce sera le sujet d’une étude importante et spéciale.
Il est bien entendu que nous décrivons ici seulement les caractères généraux des types, lesquels subissent des modifications dans chaque individu de la famille typique.
Chaque type renferme virtuellement des facultés, des instincts et des passions qui sont mis en activité ou en inactivité ; qui sont excités, modérés, ou môme neutralisés, selon que le tempérament simple ou mixte auquel le type est associé se trouve en accord ou en désaccord avec lui et introduit dans la sphère d’activité psychique et passionnelle du type des facteurs excitateurs, perturbateurs ou modérateurs.
Le désaccord entre le type et le tempérament engendre des conflits entre des tendances incohérentes; d’où naissent des irrégularités et des bizarreries de caractère; des manies ; des contradictions dans les sentiments, les désirs, les tendances, les impulsions, les actes et les goûts. De là ces individualités excentriques ; ces intelligences originales, fantasques et incomplètes.
Quand une association a lieu entre le type et un tempérament mixte dont les éléments ne s’accordent pas, ce désaccord met en conflit le caractère et l’intelligence. Alors l’individu pense d’une manière et agit de l’autre; ses actes sont marqués par une suite d’inconséquences. Ainsi, tel individu prêche l’action, et il n’agit pas. Tel autre ne parle que de morale, et non seulement il ne la pratique pas, mais même dans ses actes il est parfois immoral. Celui-ci professe la philanthropie, et dans sa conduite, il se montre dur, avare, et d’un égoïsme féroce. Celui-là incite les autres au courage, quand lui-même tremble et fuit au moindre danger. On affiche des idées de tolérance et de liberté, et l’on est autoritaire, despote et tyrannique dons ses rapports de famille et de société. Enfin, l’on écrit de beaux traités contre la peine de mort, ou des poésies pleines de tendresses et de
sentimentalités, quand, d’une autre part, on médite des plans de destruction générale, et l’on s’épuise à inventer les plus terribles engins de guerre. Pourtant ces contradictions ne sont pas toujours des indices de duplicité, d’hypocrisie ou de folie; ce n’est le plus souvent que le fait d’un désaccord et d’un conflit entre le caractère et l’intelligence.
Nous avons dit — et cette considération est d’une importance capitale — que chaque type, pris dans son ensemble, se divise en trois classes; les modifications de forme du type fondamental établissent trois types, savoir : 1° le type franc ou fondamental, qui se rapproche le plus delà figure géométrique qu’il représente; 2° le type long; 3° le type court. Ces types, bien qu’étant de la môme famille, ont cependant chacun un caractère particulier et, par conséquent, une individualité distincte. Il s’ensuit que, pour chacun d’eux, les sentiments, les instincts, les passions et les impulsions gardent une forme, une énergie, et un mode d’action particuliers.
Prenons pour exemple le type carré, prédominant à notre époque. Dans le type carré franc, toute l’activité du sujet est exclusivement portée vers les choses positives et pratiques et vers- celles qui concernent les intérêts matériels de la vie. Dans ce type, les sentiments sont positifs, raisonnés et calculés; les passions sont fortes, persistantes et arrêtées; l’individu agit par la tête et non par le cœur.
Le type carré long, sans être idéaliste, est cependant moins positif que le précédent. Le sujet a bien la perception des vrais intérêts delà vie ; mais il est apte à y adjoindre certaines choses de l’esprit. Les sentiments, chez lui, procèdent de la tête, mais n’excluent pas absolument ceux du cœur. Les passions sont moins tenaces, moins arrêtées et moins absolues que dans le type précédent.
Dans le type carré court, les inclinations sont grossières, les instincts bas et vils. Le caractère est porté à la dureté, à l’inflexibilité et à la méchanceté. Les passions sont vio-
lentes, brutales et bestiales. Le sujet est dangereux et redoutable à cause de son mauvais penchant et de son inclination à la débauche, à la férocité et au crime.