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TYPE HEUREUX DE LA LUNE

Les hommes de ce type ont la tête ronde, les pariétaux larges et proéminents ; le visage rond et juvénile; le front

saillant, qui, du haut, s’incline un peu en arrière, et dont l’arc est plus développé en largeur qu’en hauteur ; les sourcils, peu éloignés des yeux, doucement arqués, blonds, fins et peu fournis ; les yeux humides, d’un gris bleu voilé, assez saillants et arrondis; les paupières larges, d’un tissu très fin ; la conjonctive très blanche ; le regard calme, doux, rêveur et comme absorbé dans le vague; regard qui semble fixer quelque chose, mais qui ne fixe rien ; le nez assez court, un peu creusé en son milieu, et très rond du bout; la bouche petite, à peine fermée, avec des lèvres très fortes, très arrondies, et d’un rouge très pâle; le menton rond et point saillant; les cheveux d’un blond cendré, fins, souples et. peu épais; le teint blanc et pâle. Ils portent la tète légèrement relevée, mais sans aucune raideur. L’expression du visage est songeuse, et empreinte d’une sérénité mélancolique. Ils ont un sourire triste et rêveur, mais ils ne rient point. Leur voix est faible, voilée et agréable ; mais elle est timide et incertaine. Ils ont le cou assez long, gras et très blanc; leurs épaules arrondies sont modérément larges, et plutôt grasses que charnues; leur dos est rond. Chez eux les hanches sont larges; les pectoraux développés; les membres arrondis, gras et bien formés. Leur peau est molle, froide, et très blanche; leurs veines sont petites, bleues, peu apparentes; leur corps est dénué de poils.

Les lunariens, dans leur constitution, s’approchent de la nature de la femme. Ils ont une démarche posée, tranquille, et un peu nonchalante; un pas incertain. Leurs gestes sont mobiles, embarrassés et un peu enfantins.

Les femmes ont les traits du visage fins, gracieux, arrondis et estompés; des sourcils très blonds et finement dessinés; de beaux yeux bleux, doux, humides et estompés.. Le regard est chaste et pudique, mais il a quelque chose de pénétrant, de fatidique, et parfois même* de vénéneux. Le nez, assez petit, est finement dessiné et arrondi du bout; il se relève avec grâce. La bouche est petite; les lèvres assez

fortes, arrondies et rosées, laissent voir parfois un sourire doux et mélancolique. Le menton assez petit, un peu gras, est rond, et point saillant. Le teint, très blanc, est d’une pâleur estompée. La voix est douce, harmonieuse, variable et voilée. La tête s’incline légèrement vers l’épaule. Les cheveux, d’un blond un peu doré, sont longs, fins et soyeux. Le cou est allongé, et finement dessiné ; les épaules sont potelées et tombent avec grâce. Les seins, haut placés, sont petits, fermes et très élégants. La taille est fine et bien formée ; les hanches, modérémen t prononcées, sont arrondies et bien dessinées. Elles ont les membres assez gras, pleins et bien formés. La peau, très blanche et très fine, est douce, mollette et froide, avec des veines très petites et noyées. L’expression du visage est douce, gracieuse et rêveuse, avec une teinte de mélancolie. Leur allure indécise, un peu alanguie et un peu balancée, ne manque ni de grâce ni de séduction.

Dans les deux sexes, la myopie existe. L’influence lunaire donne les yeux entrouverts, et prédispose au somnambulisme.

Les lunariens sont impressionnables, mobiles et indécis ; sans initiative, très timides, ils manquent de confiance en eux-mêmes. Us s'alarment de tout, et sont toujours agités par des inquiétudes imaginaires. Ils ont une imagination très active, et se complaisent dans de vagues et mélancoliques rêveries. Us flottent constamment entre la crainte et 1 espérance. Comme ils ont horreur de la lutte, de la peine et de la fatigue, ils sacrifient volontiers leur droit et leur intérêt, pour obtenir la quiétude et le repos, qu’ils estiment pardessus tout. Très résignés, ils supportent avec calme leur destin. Us sont craintifs et peureux, et très sujets aux terreurs paniques. Cependant, ils aiment à se trouver seuls au milieu des bois et des forêts. Us se plaisent aussi à se promener au bord des lacs et des étangs; et ils éprouvent un singulier plaisir à écouler les gémissements du vent et le

murmure des eaux. Ils affectionnent la nuit, tout en redoutant le mystère, l’inconnu et les fantômes qui la hantent, et que leur organisation les prédispose à percevoir. Ils aiment passionnément à contempler la lune qui les illumine, les inspire, et qui allume en eux le feu sacré de la poésie.

Leur intelligence est vive, féconde et brillante. Ils sont religieux, autant par nature que par besoin, et sont particulièrement portés au culte de la Vierge Marie. Leur nature est remarquablement intuitive. Ils n'agissent en toutes choses que sous l’empire de celte faculté, qui leur donne souvent la connaissance des choses futures. Ils sont très sujets aux pressentiments, et ne sont point trompés par eux. Ils rêvent beaucoup, et ont parfois des songes prophétiques. Souvent aussi, ils se trouvent en rapport avec le monde surnaturel. Doués d’une remarquable aptitude pour la poésie, ils font avec une étonnante facilité des vers qui sont beaux et pleins d’harmonie. Comme ils sont très confiants, ils sont facilement exploités par les autres. Ils aiment la peinture aux sujets fantastiques, aux paysages et aux couleurs étranges, tels qu’on en voit dans les rêves. Ils se plaisent au merveilleux, au fabuleux. En littérature, ils aiment le genre romantique. Leur timidité et la défiance qu’ils ont d’eux-mêmes les rendent peu aptes à devenir orateurs; mais ils écrivent infiniment mieux qu’ils ne parlent. Le côté pratique et positif de la vie leur pèse et les désespère. Ils sont sociables, aiment les réunions intimes, et fuient le bruit de la foule et les grandes réunions mondaines.

Quand ils assistent au théâtre, ils aiment à se soustraire à la vue des spectateurs, et à jouir de leurs impressions en secret. Ils ne sont guère sensuels, excepté par l’imagination. Leur amour est surtout idéal. Ils mangent très modérément, et ils boivent encore moins. Tout ce qui exige une persévérance continue répugne à leur nature. Ils aiment les voyages, et lorsqu’ils en font, ils se plaisent aux balles fréquentes, pour jouir de la beauté des sites, et examiner les curiosités des

lieux qu’ils traversent. La vue des fontaines entourées d’ombre et de mystère les charme : l’eau a pour eux un attrait particulier; elle les séduit et les inspire. L'inconnu de ce qui est au delà les préoccupe et les inquiète. Ils tiennent médiocrement à la vie, mais ils appréhendent beaucoup la mort. Pourtant, ils sont tourmentés, — et surtout les femmes, — par d’étranges suggestions de suicide.

Les femmes sont très dévouées en affection. Assez froides par les sens, elles sont voluptueuses par l’imagination. Elles sont très chastes et très pudiques. Leur amour est empreint de mysticisme. Elles se complaisent à adorer un être imaginaire, sorte d’idole à laquelle elles rendent un culte secret. Elles sont très aptes au somnambulisme magnétique, et y sont très lucides. Elles ont la faculté d’entrer souvent en rapport avec le monde invisible, lorsqu’elles se trouvent dans la solitude des bois, et surtout auprès des lacs et des fontaines. On trouve parmi elles des Égéries, qui ont le don d’exercer un pouvoir étrange sur de grands hommes. Elles sont singulièrement prédisposées au mysticisme et aux extases : on rencontre parmi elles des stigmatisées.

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