DIVISION DE LA TÊTE EN DEUX HÉMISPHÈRES
La tête humaine est composée de deux parties bien distinctes et essentiellement différentes: la partie de devant, qui constitue le facial ou visage, et la partie de derrière, dont les contours osseux et musculeux sont cachés aux regards par la chevelure.
La partie du devant, qui s’étend depuis le sinciput et qui comprend le frontal, les temporaux et toute la face, représente le pôle actif et l’hémisphère lumineux, qui renferme les organes propres aux fonctions de la pensée, et où s’exécute tout ce qui a rapport à la vie active, intellectuelle et sensitive, par lesquels l’individu est en communication avec le monde visible. La partie opposée, qui contient l’occipital et les pariétaux, appartient au pôle passif et représente l’hémisphère nébuleux, qui renferme les organes de la vie animale propres à la locomotion et aux sensations purement physiques.
Il ressort de ceci que l’attention du physionomiste doit se . concentrer presque exclusivement sur la face, qui est le siège des facultés intellectuelles, des sentiments, des instincts et des passions; tandis que la partie du derrière de la tête a un appareil musculaire fort restreint et d’une excessive pauvreté, relativement à celui du visage; aussi les indications physionomiques de cette partie de la tète ne consistent-elles ( [ue dans la forme des contours osseux, dont les signilicalions sont fort élémentaires. Dans l’observation de cotte partie, il importe d’en considérer le développement et la dépression pour baser son jugement.
L’harmonie physionomique s’établit par une juste propor-
lion entre le front et le derrière de la tête; tout excès de développement de l’une de ces parties, au détriment de l’autre, constitue une défectuosité, un manque d’harmonie ; donc, si le pôle passif est considérablement .déprimé, le pôle actif en souffrira, et pourra même en éprouver une certaine lésion dans ses fonctions; mais la dépression du front au profit du développement du derrière de la tète a des conséquences d’une gravité bien plus considérable, car cela indique la faiblesse et le trouble des fonctions de la pensée, et l’atrophie intellectuelle au bénéfice de l’activité matérielle et des fonctions animales.