TYPE CONOÏDE
Jupiter et Mars (fig. Il G). — De larges maxillaires ; un lient étroit et triangulaire; des sourcils fournis, éloignés
des yeux ; des paupières supérieures épaisses; des yeux petits et très brillants; un gros nez court qui s’élargit du bout, aux narines épaisses et largement ouvertes ; une bouche très fendue, avec des lèvres grosses et vermeilles; un menton large, double et fossu ; des joues extrêmement charnues ; un teint fleuri ; un col court, plissé par la graisse : ces caractères indiquent une femme chez laquelle les instincts matériels sont très développés, et les appétits de la vie physique absorbent et annulent entièrement les facultés intellectuelles. Elle est dépourvue d’imagination; son esprit borné est d’un positivisme grossier; mais elle s’entend parfaitement à la pratique et à la gérance des affaires pécuniaires, et ne manque ni de tact, ni d’une certaine habileté pour le commerce. Rusée, très menteuse, plus loyale en apparence qu’en réalité, sa bonhomie extérieure cache de la finesse, des instincts de fourberie et de fraude. Chez elle, l’amour de l’argent n’exclut pas le bon cœur; les malheurs d’autrui excitent facilement sa sensibilité, et elle ouvre volontiers sa bourse pour secourir les malheureux.
D’une autre part, sa cupidité ne la porte pas à s’imposer des privations, bien au contraire; elle veut avant tout jouir de ce qu’elle possède, et se donner toutes les aisances du confortable. Gaie, joviale, elle aime à rire, à chanter et à plaisanter. Les facéties, les chansons libres et grivoises, et toutes celles qui prêtent au rire sont de son goût. Bavarde et expansive, elle se délecte dans les sociétés, particulièrement dans les réunions de table. Sa bonne humeur et son sans-façon la rendent facile à vivre. Sa colère est bruyante et impétueuse, mais elle passe vite. Elle est d’une brusque franchise qui revêt souvent des formes inconvenantes et inciviles. Incapable de garder rancune, elle pardonne et oublie vite les offenses. Ses appétits charnels sont insatiables; grossièrement sensuelle, elle est fort encline au libertinage et à tous ses dérèglements. Excessivement gourmande, elle glisse facilement dans tous les excès de table. Elle prend un singulier plaisir à s’occuper de mariage. Elle préfère de beaucoup la compagnie des hommes à celle des femmes, s’y trouvant plus à l’aise. Elle aime assez les enfants, pourvu qu’ils ne lui causent point d’embarras.
Sa dégradation morale et son amour désordonné des richesses la porteront à tout faire pour de l’or.