MODIFICATIONS AU TRAITEMENT D’APRÈS LES MODES DE TERMINAISON
Lorsque la pneumonie s’est terminée par suppuration, l’état général des malades est tellement grave, les forces sont si prostrées, que les saignées ne peuvent plus convenir; les révulsifs, parfois les contre-stimulants et surtout les toniques peuvent seuls être tentés; ces cas sont tellement fâcheux , qu’il faut presque désespérer du salut des malades. Magnus Huss a conseillé alors la térébenthine, mais rien ne prouve encore l’utilité de ce médicament. Comment d’ailleurs l’établir, puisque nous ignorons complètement les signes capables de nous faire connaître d’une manière certaine l’existence du troisième degré de la pneumonie.
Si un abcès se forme, et si la matière s’évacue par les bronches, la guérison pourra s’effectuer, ou la vie se prolonger encore pendant une ou plusieurs semaines. 11 n’y a d’autres indications à remplir dans ce cas que de soutenir les forces par une alimentation légère, et par l’usage de quelques toniques. Peut-être aussi pourrait-on tenter l’emploi des fumigations qu’on rendrait émollientes, narcotiques ou détersives, suivant l’indication du moment; mieux encore, on essayerait d’une vive révulsion à la peau, nonseulement par des vésicatoires répétés, mais à l’aide d’exutoires agissant plus profondément, tels que les cautères.
Dans la terminaison par gangrène, comme le plus souvent il y a des symptômes adynamiques, il faut ranimer les forces et les sou-