‹ Traité de la possession dans le droit romainChapitre 11 sur 183 · Strohal, Succession in den Besitz, p. 36 et s · texte numérisé non relu

Strohal, Succession in den Besitz, p. 36 et s

§1 GÉNÉRâLITÈS KT TERMINOLOGIE 9

contre le gré du propriétaire n'acquiert-il pas le gibier abattu ' ?

La possession est donc bien, quoi qu'on en dise, un droit. Elle apparaît comme un rapport immédiat de la personne avec la chose ; aussi sa place est-elle marquée parmi les droits réels^ à côté de la propriété ^.

Les considérations générales qui précédent font entrevoir que, la protection possessoire étant forcément subordonnée à certaines conditions, tout rapport extérieur immédiat entre une personne et une chose ne constituera pas toujours un ius possessionis , Il importe donc, pour éviter les confusions, de axer dés à présent d'une manière précise la terminologie que nous emploierons pour désigner ce rapport dans ses différents aspects.

Il est à remarquer d'abord que tout rapport extérieur entre une personne et une chose, — fût- il même immédiat (rem carpore suo contingere), — ne peut jamais constituer une possession s'il n'est voulu par la personne : sans volonté, ce rapport extérieur est un simple fait indifférent en droit. (1. i § 3 />. de adq. v. am, poss. 41, 2.) Nous l'appellerons le rapport de simple juxtaposition locale *.

Le rapport extérieur entre la personne et la chose, qui constitue la possession, impliquant toujours la volonté de la personne^ on a pris l'habitude de décomposer la possession en deux éléments essentiels, un élément externe (corpus) et un élément interne ou intentionnel (animus) ; et nous verrons infra, p. 23 et s., que l'accord est loin d'être réalisé sur la conception exacte de chacun de ces

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