Angeli Jacobi Cuperi (diss. inaug.) Observationes
XXVI ÏI
INTRODUCTION
selectœ de natura possessionis, Lugd.Bat., 1789,4*^, 120 pages. — Nouvelle édition publiée par Thibaut : lenœ , 1804 , 8°, 154 pages; à partir de la page 155 jusqu'à la page 174, se trouvent : editoris de naturali et civili possessione animadversiones (voy., plus loin, n° 37). C'est d'après la première édition que je cite cet ouvrage.
Rarement un ouvrage de droit civil a reçu une approbation aussi unanime; c'est pourquoi nous devons en parler avec un peu plus de détail. 11 est le fruit d'une étude très-approfondie des sources, et c'est en même temps un travail vraiment élégant, non-seulement à cause de la manière excellente dont l'auteur se sert des sources, mais surtout à cause de sa méthode parfaitement claire; c'est par cela qu'il se distingue de la plupart des ouvrages hollandais, qui fatiguent si souvent par leurs interminables digressions (1). Malgré toutes ces qualités, les résultats obtenus se réduisent cependant à des observations isolées, et sur les points essentiels, les opinions des auteurs antérieurs sont même évidemment préférables. Cela s'explique par l'absence de tout système, vice qui se manifeste d'ailleurs déjà dans l'agencement de l'ensemble de l'ouvrage, qui n'est qu'une suite de fragments juxtaposés, et notamment aussi dans la tendance de l'auteur d'isoler autant que possible toutes les règles du droit romain. Beaucoup d'auteurs, par amour du système, ont relégué les sources au second rang-; ici, au contraire, il est souvent fait violence aux sources, afin de détruire l'unité qui subsiste déjà en fait. Cela nous explique aussi pourquoi à toute occasion Cuperus maltraite si fort Merenda (num. 19). Ce dernier avait
(1) L'opinion de Hœpfner sur Cuperus est tout à fait inconcevable. Il ne lui reconnaît ni justesse de jugement ni clarté de vues, et compare sa méthode à celle de Salmasius. Immédiatement après, il trouve assez bon l'écrit de Spangenberg {Commenta}", 6^ édit., § 281, note 11).
INTRODUCTION
une tendance diamétralement opposée. Entre ces deux systèmes, le choix ne pourra guère être douteux.
81. CF. W. VAN Spangenberg, Versuch einer systematischen Darstellung der Lehre vom Besitz (Essai d'un exposé systématique delà théorie de la possession). Bayreuth, 1794, 8°. 340 pages.
Ouvrage sans idées nouvelles et sans utilité, même comoe travail de compilation. L'inaptitude de l'auteur sous ce dernier rapport résulte clairement de la manière dont il juxtapose des extraits de Westphal et de Cuperus.