‹ Traité de la proprietéChapitre 52 sur 54 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

Des obstacles nue présente l'appropriation individuelle des fonds de terre.

Vers la lin du quinzième siècle, un monde nouveau s’ouvrit tout à coup aux yeux des peuples d’Knrope , par une suite naturelle des progrès de la navigation.

Ces peuples ne reconnaissaient des droits qu'aux chrétiens ; ils considéraient les hommes qui se trouvaient en dehors du christianisme , comme des ennemis de leur culte , dévoués à la destruction ou à la servitude. Ceux d’entre eux qui étaient les plus habiles dans les arts de la navigation et de la guerre, se précipitèrent donc sur les nations les plus opulentes qui n’étaient pas chrétiennes , pour les asservir, et les dépouiller de leurs richesses. Les autres s’emparèrent du territoire de quelques peuplades qui commençaient à peine à sortir de l’état sauvage, et qui vivaient.

«le l’homme, antérieur à la société, inaliénable de la part de l'individu, et inviolable pour le corps social?

« Je n'hésite pas, ajouta-t-il, à répondre : a Oui, • sur toutes ccs questions, en rappelant toutes fois la dis*

eu grande partie, des animaux qu’elles prenaient dans les forêts.

Je n’ai pas à m’occuper ici des richesses ou des propriétés acquises à cette époque par l’asservissement et la spoliation de peuples qui, par leur industrie, étaient déjà parvenus à un certain degré de prospérité ; ce fut un immense déplacement de richesses , et non une formation nouvelle de propriétés. Les terres occupées par des peuplades de sauvages étaient sans donte aussi leurs propriétés, puisque ce n’est que par clics que les hommes auxquels elles fournissaient des moyens d’existence s’étaient formés et pouvaient continuer de vivre; mais ces propriétés qui formaient leur territoire national, n'avaient reçu de l'industrie humaine aucun

lineiion «|ue j'ai déjà frite cuire le droit et l'exercice du dsxsit. » El il prouva son affirmation. ( Voyc* le Journal d' économie publique , de morale et de politique rédigé par M. JUcderer, l. 3, p. Il8, ail cl

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