‹ Traité de la propriétéChapitre 3 sur 61 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Si l'ouvrage que je publie aujourd'hui avait été mis au jour il y a quatre ou cinq ans y époque à laquelle je comptais le faire paraître ^ je n'aurais pas eu besoin, avant que d'entrer en matière, de m'adresser directement aux lecteurs pour leur foire observer qu'il était la continuation d'un autre traité que j'ai publié en A 826 et A 8S7; en le lisant, ik s'en seraient aperçus, sans avoir eu besoin d'en être avertis ; ils auraient vu que j'avais appliqué la même méthode à l'observation de phénomènes de même genre, et que j'avais suivi l'ordre naturel des idées, autant du moins qu'il avait dépendu de moi.

Mais, lorsque la publication de deui ouvrages qui relient l'un à l'autre, est séparée par un intervalle de près de sept années; lorsque, dans cet intervalle, ^ne révolution politique a plongé dans l'oubli la plupart des questions qui agitaient les esprits, et

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qu'elle a lait surgir une foule de questions nouvelles ^ il n'est pas possible de se faire illusion au point de croire que les personnes qui ont lu le premier^ en aient conservé le souvenir^ et qu'elles puissent; h une si grande distance, apercevoir les rapports qui l'unissent au second; un grand nombre de ceux qui liront celui-ci n'auront conservé de celui-là que des idées confuses^ ou même ne l'auront jamais lu.

Je suis donc obligé d'avertir les personnes qui liront ce traité^ qu'il leur sera difficile de le bien juger^ si elles n'ont aucune connaissance ou aucun souvenir de celui que j'ai publié il y a près de sept années. Si des objections se présentaient à leur esprit, soit sur la méthode que j'ai suivie^ soit sur la manière dont j'envisage les lois^ je ne saurais y répondre autrement qu'en les priant d'en chercher la solution dans l'ouvrage dont celui-ci n'est que la suite.

Lorsqu'en \ 8S6 je fis paraître le premier volume de mon Traité de législation, j'avais le dessein d'exposer dans un seul corps d'ouvrage tous les principes de cette vaste science; mais lorsque^ l'année suivante y je voulus publier les trois volumes qui en formaient la suite y les édi-

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teqrs firent de graves objections contre l'eié* cation de ce projet. Us me représentèrent que beaucoup de personnes attendraient , pour faire l'acquisition des volumes pubUés^ que l'ouvrage fat termine ; que les libraires surtout ne voudraient pas envoyer à leurs correspondans étrangers les premiers volumes d'un traité dont la oon» tinuation ne serait pas assurée^ et dont ils ne pour^ raient pas annoncer la fin pour une époque déterminée.

Je cédai^ quoiqu'à regret ^ à ces considératîoos, eo publiant, en 48S7, trois nouveaux volumes; je me ««résignai à présenter comme terminé^ un ouvrage dont les parties les plus intéressantes n'étaient pas encore rédigées; je me réservai de le compléter en traitant séparément chacune des branches de la l^islation y sans prendre toutefois aucun engagement à cet égard envers le public.

Cette détermination eut le résultat qu'elle devait naturellement avoir : les meilleurs espriis troaièt rent que le titre de mon ouvrage était pea port avec les matières que j'avais exposées* jetsque je n'avais pas traités, étaient, en nombreux et si étendus , comparatîveaKal'èi

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