DBS OBSTACLES MIS PAE LES LOIS
sent la valeur de toutes les terres auxquelles ils ouvrent des débouchés; les dégradations qu'éprouvent les parties les plus élevées du bassin d'un fleuve^ exercent^ au contraire^ sur tous les cours d'eau qui sillonnent ce bassin ^ une influence plus ou moins funeste , et nuisent ainsi à toutes les autres parties du territoire.
Un peuple ne peut donc atteindre le degré de bien-être et de puissance que comporte sa nature^ qu'autant que chacune des parties du sol qui le nouïTit , reçoit la destination la plus conforme à l'intérêt général. Pour donner à ses richesses un grand développement , il faudrait , s'il était possible , qu*une volonté unique , et surtout éclairée^ présidât à la disposition de chacune des parties de son territoire, et la fit concourir à la prospérité de toutes les autres. Mais l'existence d'une telle volonté y en la supposant possible , ne saurait se concilier avec la division du sol en propriétés privées, communales ^ provinciales , nationales , et avec la faculté garantie à chacun de disposer de ses biens d'une manière à peu près absolue. On peut bien donner à la partie qui reste commune au corps entier de la nation , la destination la plus favorable à la prospérité publique; mais on ne peut pas contraindre chacune des fractions entre lesquelles la population se partage , à disposer de la part qui lui est dévolue, dans l'intérêt de toutes les autres. Si