‹ Traité de la propriéte des biens ecclésiastiquesChapitre 1 sur 24 · BONS CATHOLIQUES · texte numérisé non relu

BONS CATHOLIQUES

S'il n'esl aucun pays où les sophistes aient provoqué d'aussi criantes injustices que celles dont nous avons été les témoins, et l'Église de France la victime, il n'en est aucun où il se soit rencontré des cœurs plus généreux pour les flétrir.

C'est à ces hommes bons, droits, patiens, qui ne sont ni foihles, ni violens, dont la longanimité égale le courage , qui ont des principes fermes et un langage calme; qui ne sont lassés ni par les défections, ni par l'ingratitude, ni par les calomnies, ni par la pusillanimité qui se couvre du masque de la prudence, ni par ta passion qui se revêt des livrées d'un faux zèle ; c'est a ces sages par excellence que le scandale ne peut ébranler, que l'intérêt n'a jamais fait dévier, qui , au milieu de l'instabilité la plus dé*

plorable dans le langage et dans la conduite , en présence des chutes les plus humiliantes, savent toujours, alors que tout semble confondu, discerner les ténèbres de la lumière, prendre le bien et laisser le mal; c'est à ces vrais, à ces dignes héros du christianisme que nous dédions cette foible défense d'un droit sacré chez tous les peuples.

ÀFFRE, Fic.-Gén. de Paris.

Paris, 1 4 juin 1837.

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