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saintes de la religion, et pour employer la sublime allégorie des livres saints, d'élever avec des pierres vivantes un temple au Seigneur; il doit aussi défendre des propriétés que la religion consacre, qui sont un moyen nécessaire, quoique matériel, de la conserver, soutenir des droits fondés sur les règles immuables de la morale, et qui ont été respecte's chez tous les peuples que n'agite pas la fièvre des révolutions.
Nous avions déjà inséré dans un journal, estime' par le clergé (1), des réclamations rédigées a la hâte , et sous l'impression d'une indignation bien légitime.
Cette même indignation a pu quelqueibis animer notre plume; mais nous ne pensons pas qu'elle l'ait égarée.
La question de la propriété des biens
(1 ) L' Ami de ta Religion .
X AVERTISSEMENT, ecclésiastiques a été traitée avec une ceiv taine étendue : peut-être trouvera-t-on qu'aucun argument essentiel n'a - été omis. Après avoir exposé rapidement} L'origine de ces biens , celle des premières attaques qui leur furent livrées, et avoir donné des notions succinctes sur la nature des droits des corporations, nous avons reproduit, quoiqu'en d'autres termes et en y ajoutant de nouvelles considérations, la discussion solennelle de l'assemblée constituante qui précéda la fameuse loi de 1789. Divers orateurs, et surtout M. de Boisgelin, nous ont fourni d'excellens argumens pour notre- thèse.
Passant ensuite au droit nouveau, nous l'avons discuté dans toutes ses parties , sous toutes ses faces, et dans ses diverses applications.
H ne nous auroit pas suffi des argument généraux pour défendre les pr©-
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priétés ecclésiastiques en général. H y a des difficultés spéciales à résoudre pour chacune d'entre elles, pour les églises, les séminaires, les palais épiscopaux, les cimetières, les presbytères, nous avons dû les discuter et les résoudre dans des paragraphes séparés.
Nous n'avons pointparlé des différentes questions qui regardent l'administration de ces biens, la marche à suivre pour recouvrer ceux qui ont été vendus, etc.
nous avons indiqué dans notre Traité des Paroisses, les règles afférentes à ce sujet, quand il s'agit des biens de fabrique.
Le Traité de la Propriété des Biens ecclésiastiques est divisé en trois chapitres: nous considérons la propriété des biens ecclésiastiques avant 1789, depuis cette époque jusqu'en 4801', et depuis 4801 jusqu'aujourd'hui.
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Ce n'est pas ici un écrit de circonstance. Il a été sans doute publié à l'occasion de l'affaire de M 5t l'Archevêque de Paris; mais la question qui l'intéresse est devenue accessoire dans notre discussion.
Nous n'avons pas besoin de dire que la nature des intérêts dont nous avons pris la défense, comme la manière dont nous les avons défendus, doit nous absoudre du soupçon d'avoir voulu mêler a la cause de la justice des causes étrangères, qui ne pourroient que la compromettre et faire d'un livre utile, une œuvre imprudente et de mauvais goût.
Si certains hommes publics qui se sont rencontrés sur notre route ont été peu ménagés, c'est parce qu'ils ont menacé la plus belle et la plus sacrée des propriétés publiques, et non parce qu'ils portent tel ou tel drapeau politique.
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Personne n'est plus opposé que nous , nous en faisons ici la déclaration bien sincère, à de telles pensées et à ce genre d'attaques.
Mais il est des injustices qui soulèvent l'ame d'indignation, et le style de l'écrivain doit s'en ressentir.
Trop heureux si nous pouvions la faire passer dans le cœur de tous les bons catholiques , car alors notre cause seroit gagnée !
Nous profitons de l'occasion qui nous est offerte pour annoncer à nos lecteurs un autre écrit que nous publierons incessamment. Quelqu'importante que soit la question que nous discutons dans celui-ci , il en est une plus grave encore qui depuis long- temps nous préoccupe vivement, et pour laquelle nous voudrions exciter les plus vives sollicitudes du clergé. Bien que l'Eglise ait des rapports utiles, né-
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ccssaires jusqu'à un certain point avec les gouvernemens, elle a pourtant une indépendance qui est aujourd'hui assez mal comprise. Quelle est cette indépendance? jusqu'où doit-elle s'étendre?
quels sont ses inconve'niens et ses avantages pour la religion, la socie'té,le pouvoir ? voilà certes de grandes et belles questions. Il en est une autre qui leur est intimement unie, c'est celle de la tolérance. Qu'est-ce que la tolérance civile et religieuse? quelle application en a^-t-on faite dans nos lois, et cette application' est-elle juste , politique, chrétienne? Il est important d'avoir sur tout cela des idées précises, exactes, approfondies. Avec leur secours, il est plus facile de décider quelles sont les matières spirituelles, temporelles, mixtes, de se défendre contre les erreurs du pouvoir, et; de poser les seuls vrais et solides
AVERTISSEMENT . - XV fondemens de notre droit public ecclésiastique. L'examen de ces diverses question, forme selon nous l'introduction obligée aux lois civiles comparées aux lois ecclésiastiques, autre travail hérissé d'innombrables difficultés. Mais si nous pouvons être utile à nos frères dans le .sacerdoce, nous ne regretterons nullement les veiljes que nous leur aurons consacrées. Ayant de publier ces deux ouyrages., , nous avons, voulu savoir s'ils apprquvoient une œuvre beaucoup plus facile, et avec laquelle pourtant ils pourront juger de l'esprit qui a dirige' notre .phjme.- - . ç '
Dans nos écritsinédits comme dans celui que nous publions, il n'y a de nouveau que les modifications indispensables, et à la vérité fort nombreuses, qu'ont exigées le changement, de notre , législation depuis quarante; ans , et les erreurs