‹ Traite de la puissance ecclesiastique dans ses rapports avec les souverainetes temporelles dedie au prince des apotres traduit de l'italien du P. JeanAntoine Bianchi de LucquesChapitre 1 sur 24 · ADOLPHE-CHARLES PELTIER, DE DOUÉ · texte numérisé non relu

ADOLPHE-CHARLES PELTIER, DE DOUÉ

Glorieüx Prince des Apôtres!

Comme c’est de Vous que découlent, et à Vous que remontent les droits et les prérogatives de ce Siège que vous avez fondé par une inspiration divine, et puis consacré par Votre Sang dans la Cité reine du monde;

roiiinu' c’est a Vous qu’ont été principalement conliés les intérêts de cette Église, qui, établie par le Fils de Dieu, a été par lui aussi commise à vos soins et assise sur Votre Personne même. Afin qii’élle eût en Vous son fondement visible, et qu’elle reconnut en Vous le principe de cette unité qui de tous ses enfants ne fait qu’un même tx>rps, et les distingue essentiellement des autres, quels qu’ils soient, qui se trouvent hors de son sein ;

Moi, dont le dessein, en traduisant ce 7'ra/>éd’un de vos plus zélés serviteurs, a été de soutenir la prééminence de ce Siège et l’autorité de cette Église, et de mettre en lumière les droits et les prérogatives de l’un comme de l’autre.

J’ai cru devoir consacrer à Votre Nom si glorieux, et mettre sous Votre Puissant Patronage mes faibles travaux; et malgré la conscience que j’ai de leur peu de prix, aussi bien que de ma propre incapacité, ils sont pourtant, je puis le dire, le produit de mon dévouement à cette Église et au Siège qui en est le centre, et à ce titre du moins ils ne seront pas indignes d’être accueillis de Vous.

Ainsi, bien que mes forces soient loin d’être proportionnées à l’élévation du sujet et à l’importance de la matière, les efforts du moins que j’ai faits pour démontrera mes concitoyens la futiKfé des raisonnements qu’allèguent les détracteurs de rautorité de l’Église et de la puissance du Sacei’doce en haine des prérogatives de Votre Siège, vous engageront, je l’espère, à considé-

rrr dans oe travail que je vous dédie, moins le travail lui-iiièine, que rinlciitionqui me l’a fait entreprendre.

Je vous prie doue. Bienheureux Priuce des Apôtres, de vouloir bien abaisser, du Troue que vous occupez dans le Hoyau me céleste, dont les Clefs vous ont été confiées, un regard favorable sur ce fruit de mes études, lequel, à défaut d’autres mérites, aura du moins celui de fournir à mes frères une abondante preuve de la bonne volonté qui m’a conduit et soutenu dans une rédaction de si longue baleine; et d’intercétler en cette considération auprès de Votre Divin MaitreNotre-Seigneur Jésus-Christ, pour qu’il me rende par sa grâce un vrai et digne fils de sa sainte Église, et qu’ilnie fasse participer aux célestes dons que reçoivent de lui, comme de leur Chef plein de vie, tous ceux qui en sont les membres vivants.

Si vous pouvez, Très-Auguste Prince des Apôtres , m’obtenir ce bienfait qui fait l’objet de tous mes désirs, je croirai avoir retiré de mon travail le fruit le plus consolant et même l’unique que je doive espérer dans ce monde. Daignez donc l’agréer, comme je vous le consacre et vous le dédie, en preuve de mon trèshumble dévouement et de mon éternelle reconnaissance.

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